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Va-t-on laisser étrangler le peuple grec ?

Les colonels de 2012 sont à la City et à Bruxelles, l'état major siège à Paris et à Berlin.

 

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Un scoop de La canaille : le propriétaire de ce rafiot ne manifestait pas à Athènes la nuit dernière.

 

La droite française approuve, que le PS pudiquement fait semblant de ne pas voir mais accompagne depuis Strasbourg et que le FN ne dit rien des manifestations populaires qui dénoncent toutes les forces politique ayant conduit la Grèce à cette situation, ses complices d'extrême droite compris.

 

Tous se gardent bien de condamner UE FMI BCE qui pilonne la Grèce au mieux critique-t-il la méthode, aucun qui ne s'élève conte le laminage de la souveraineté d'un état libre de la communauté international. Un Munich financier conduit par des munichois politiques.


Les forces de répression grecques (police ordinaire comprise- histoire de relativiser les lignes de fractures évoquées ici hier- pour chasser les manifestants) se déchainent contre le peuple.


Le silence des "droitsdel'hommistes" de l'EU est assourdissant. De BHL à Cohn Bendit en passant par tous ceux qui manifestaient samedi pour la Syrie, silence on matraque européen et le pouvoir grec est un des premiers clients de "nos" marchands d'armes. 


Quel appel à manifester sa solidarité aux grecs? Quelles initiatives pour fédérer les colères qui de l'Atlantique à l'Attique montent contre les purges et saignéee administrées par la violence pour le compte des banques ? 


La CES comme le GUE observe et attend encore deux semaines pour une journée certes importante mais qui ne porte pas l'urgente solidarité.

 

Pour la CES la solidarité ne mérite même pas de consacrer un jour de lutte.


Ce sont "nos" banques qui participent à la curée. On ne fait rien pour les contrer ? quel internationalisme ? 


Pourtant à lire la presse il y a urgence , extrême urgence :


 

Alors que les milliers de manifestants se rassemblaient tranquillement sur la place Syntagma, à l’appel des deux confédérations syndicales GSEE (privé) et Adedy (public) et de la gauche (Syriza, Andarsia…) ou sur la place Omonia à l’appel du KKE, la police a littéralement gazé la place, puis les rues alentours.

Moins d'une heure après le début du rassemblement, la police commence à noyerla place sous des flots de gaz lacrymogènes. "Ils nous ont attaqués alors que la manifestation était pacifique, explique Irini, une jeune actrice sans emploi. Ils arrivaient de trois endroits différents en lançant des produits chimiques sur la foule. Des gens étaient à terre." Les circonstances du début des incidents ne sont pas claires. Certains médias évoquent des attaques de policiers, avec des cocktails Molotov. Des manifestants assurent que les gaz lacrymogènes ont été envoyés avant. Très vite, l'air est saturé dans le cœur d'Athènes.

la population ne souhaite pas accepter cette dose supplémentaire d’austérité. Ainsi, à 22h.15, elle commençait à établir des barricades dans les rues adjacentes à la place Syntagma. La sécurité civile évacuait des blessés. Des bâtiments étaient en feu. Malgré tout, une importante quantité d’irrésistibles continuait à rester dans les rues, bravant les forces de l’ordre, défiant un pouvoir qui refuse de les entendre.

 Pour échapper aux gaz, le compositeur Mikis Théodorakis, 86 ans qui s'apprêtait à prendre la parole sur la place, se réfugie au Parlement "pour voir dans les yeux ceux qui s'apprêtent à condamner à mort la Grèce". De même que le héros de la résistance Manolis Glezos, 89 ans, connu pour avoir décroché le drapeau nazi de l'Acropole en 1941(qui  a essayé de pénéter dans le Parlement mais en a été empêché avec la force par la police) : "Est-il possible d'imposer ces mesures à coups de gaz lacrymogènes ? Elles n'ont pas reçu le vote du peuple grec." Samedi, des membres du syndicat communiste, le PAME, avaient accroché une banderole sur le site archéologique: "A bas la dictature du monopole de l'Union européenne".

Au moment où la foule évacue la place, des milliers de manifestants continuent àaffluer vers le Parlement. Des incidents entre jeunes et policiers se poursuivent dans plusieurs quartiers autour de Syntagma,

Une large majorité de députés (199 sur 300) a adopté le mémorandum, qui conditionne le nouveau prêt. Le premier ministre a demandé aux parlementaires d'éviter "la misère, la banqueroute, la marginalisation et l'exclusion de l'euro". Il a eu le soutien des deux grands partis gouvernant la Grèce en alternance depuis 1974, le Pasok (socialiste) et Nouvelle Démocratie (droite). Mais plus de quarante députés ont refusé d'obéir à la consigne de leur parti et ont été exclus de leur groupe. Avec 21 députés exclus, le parti de droite perd ainsi un quart de ses effectifs parlementaires.

 

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C

Bonjour les copains. Avant hier il y avait dans internet Orange un article sur la Grèce qui qualifiait les manifestants grecs "d'émeutiers. J'ai manifesté aussitôt mon mécontentement mais mon
article n'est pas paru. Plusieurs de mes articles ont été sensurés par Orange. Je suiis indigné par ces pratiques. Merci les copains pour vos infos.
C


tout est partagé et apprécié dans ce mesage...sauf le pluriel ; la canaille est un animal singulier