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€uro 2012, qu'en pense les banquiers suisses ? (avec ♫ ♫)

http://www.lequotidien.lu/thumbnail.php?file=/300409expo_756687261.jpg&size=article_medium

le radeau de la monnaie unique

Le dimanche, la masse des gens ont autre chose à faire que de lire les pages éco de la presse internationale. Normal. C'est pourtant fort intéressant. "24h00 en Suisse" en fait la démonstration :

Il publie un texte à décrypter. Il ne s'git pas d'un quelconque papier d'un journaliste en mal de copie, encore moins d'une page d'un écoblogonomiste comme La Canaille mais d'un texte de travail interne à l'Union des Banques Suisses à partir d'un débat sur les hypothèses sur le démembrement de la zone euro.

Selon une analyse de Capital Economics, même un changement limité de périmètre de la zone euro, où seuls la Grèce puis le Portugal et l’Irlande quitteraient la monnaie unique au cours des deux prochaines années, entraînerait une baisse du PIB de la zone euro de 1% en 2012 et 2,5% en 2013, soit une proportion équivalente à celle de la récession observée en 2008-2009.

Les banquiers Suisse qui dès qu'il s'agit de comptes et de coffres forts sont tout sauf des aventuriers sont nettement moins affirmatifs et ont déjà fait des simulations que ni Bercy ni le Medef ne mettent à disposition des citoyens :

Dans une note récente, UBS estimait que, si un pays «faible» comme la Grèce quittait l’euro, il lui en coûterait entre 9500 et 11’500 euros par habitant la première année, puis 2000 à 4000 les années suivantes.

Combien coute à chaque habitant le maintien dans a zones pour aider le capital grec et par rebond les capitalise dominant dans l'UE

Si un pays «fort» comme l’Allemagne devait quitter la zone euro, les conséquences ne seraient pas neutres non plus: le coût par habitant serait de 6000 à 8000 euros la première année, soit 20 à 25% du PIB du pays, puis 3500 à 4500 euros les années suivantes, selon cette étude.

Désordres sociaux

Le retour aux monnaies nationales se traduirait par des dévaluations pour certaines, une appréciation pour d’autres.

Selon Jens Nordvig, de Nomura Securities, si l’Allemagne retrouvait le mark, celui-ci s’apprécierait face au dollar, tandis qu’à l’inverse la Grèce verrait la valeur de sa monnaie plonger de 60%, l’Italie, la Belgique ou l’Espagne de 35%.

En bon français, cela signifie que la sur évaluation de l'Euro par rapport à la valeur économique réelle des différents états membre à pour fonction de masquer le dopage des exportations allemandes

Dès lors, selon la plupart des analystes, les pays les plus fragiles, soit pour simplifier ceux du sud de l’Europe, devraient restructurer leur dette à un coût beaucoup plus élevé et le système bancaire national risquerait de s’écrouler en raison du peu de confiance accordée à la nouvelle monnaie.

Les citoyens, face au risque de dévalorisation de leur épargne, seraient en effet tentés de retirer leurs économies, les entreprises peineraient à trouver des capitaux et, au final, l’économie risquerait de ne plus fonctionner, entraînant le risque de désordres sociaux.

Garder l'€ dans les conditions d'aujourd'hui consiste à empêcher que les peuples spolié par les politiques monétaires exigées par le capital ne viennent demander des compte et imposent une autres issue

Mais, si c’est un pays comme l’Allemagne qui quittait l’euro, alors l’appréciation de sa monnaie lui ferait perdre des parts de marché à l’exportation.

Ils sont là à ce moment obligé de cracher le morceau

C’est d’ailleurs aussi ce qui se passerait dans le cas où le géant d’outre-Rhin conserverait l’euro, accompagnée d’un groupe de pays, tandis que la France ou l’Italie quitteraient la monnaie unique.

La conséquence en France ne serait pas aussi sismique que l'annonce les tenants de l'Euro, un rééquilibrage des balances commerciales entre l'Allemagne et ses partenaires au bénéfice des seconds certes n'arrangerait pas le capital allemand qui verrait son dynamisme à l'exportation entravé mais soulagerait les autres pays.

C'est donc bien le poids de l'Allemagne dans le mécanisme en crise qui est au cœur du débat.

Il ne s'agit pas de germanophobie. Goethe Schiller Heine ou Beethoven n'y sont pour rien. Mais les outils qui ont traversé le soutien au nazisme et reconstitué après guerre grâce à la CECA et le lobbying de tous les collabos de tout poil pour beaucoup.

Ce ne sont pas Werner Herzog,  Heinrich Böll ou Christa Wolf mais bien les exploiteurs de travail forcée comme Siemens, BMW ou WV etc. directement alimenté en esclaves par le système concentrationnaire nazi, les groupes d'assurances comme Allianz bâtis dès les années 50  sur les richesses des spoliations des peuples dont l'or de la Banque de Grèce qui n'a jamais été rendu à ses propriétaires.

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Complexe IG Farben à Auschwitz . (I-F se transformera en BASF) 

Dans ce cas, «il n’est pas certain que le franc serait dévalué par rapport à l’euro», énonce Jacques Cailloux, analyste à la Royal Bank of Scotland, soulignant que l’Allemagne se trouverait fragilisée par le fait que «son système bancaire a une exposition de 200 milliards d’euros aux banques françaises».

Économies extérieures prétéritées (terme propre à la Suisse qui signifie "léser", "désavantager.")

De la même manière, la disparition de la zone euro ou sa survie sous une forme amoindrie nuirait aux économies extérieures, ce qui explique les appels pressants des dirigeants américains à ce que les Européens trouvent une solution à la crise de la dette. «L’exposition des banques américaines au système bancaire de la zone euro est de 2000 milliards d’euros», souligne M. Cailloux.

Dans ce cas la cuisine économique et financière historique des USA qui depuis les accords de Bretton Woods (qui mettrons en place la Banque Mondiale et le FMI) font payer leur déficit en l'exportant au reste de la planète, serait mise en grande difficulté.

A terme, cependant, le tableau n’est pas forcément aussi noir. «Les perspectives à long terme pour les anciennes économies de la zone euro seront peut-être améliorées par la capacité des anciens Etats membres à mettre en œuvre leurs propres politiques et à permettre à leurs monnaies de fluctuer», écrivent les analystes de Capital Economics. La dévaluation leur permettrait notamment de gagner en compétitivité sans baisser les salaires.

Tiens donc alors pourquoi la bande à Merkozy maintient-elle le contraire ?

La disparition éventuelle de la zone euro ou sa réduction à un nombre limité de pays «n’est pas facile à estimer, mais il n’est pas clair que le coût soit immense, ce n’est pas forcément apocalyptique», avance de son côté Jacques Cailloux. Une chose est sûre, selon lui, «tout le monde va devoir travailler sur la question, cela va être le sujet de 2012».

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Conclusion : on ne dira pas ici que les banquiers suisses sont d'un enthousiasme frénétique à l'idée de voir disparaitre une monnaie qui a eu aussi pour eux le mérite de valoriser leur fond de commerce. Mais moins impliqués dans le bras de fer politico-social du débat, ils mesurent les conséquence à partir d'une approche qui fait le pragmatisme protestant du capital helvète.

Ils placent la barre sur d'autres poteaux du même sautoir et à une hauteur différente de façon à être sûr de la franchir.  

Maintenant à toi lecteur de te faire ton opinion et de travailler à faire basculer les dogmes.

 



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