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Syrie : Irresponsabilité militante éditoriale ou la kouchénérisation des esprits

http://www.ouest-france.fr/photos/2013/02/21/130221122220204_66_000_apx_470_.jpg 

     ["Selon Al Ekhbariya, parmi les blessés figurent des enfants  "car une école se trouve à proximité" du lieu de l’explosion survenue le matin dans le quartier de Mazraa. Selon l’OSDH, une ONG qui bénéficie d’un large réseau de militants et médecins à travers la Syrie, deux autres voitures piégées ont explosé à proximité de deux postes des services de sécurité dans le quartier de Barzé, dans le nord de la capitale.(info reprise sur ouest France avant le bilan definitif)"]

 

C'est un éditorial du Monde qui laisse pantois. Pourquoi pas un "téléthon" pour acheter des missiles aux milices pour les livrer à domicile ?


Samedi les miliciens opposant au régime usant des méthodes de l'OAS disent repliquer à des méthodes comparables à celle des para de Bigeard durant da bataille d'Alger.


Leur attentat fait plus de 100 morts et "Le Monde" qui durant des années a vanté la pondération et le rôle de conciliateur du régime syrien dans la région allant jusqu'à participer à la grand messe vénérant le protecteur des palestinien nous sort un édito qui engage toute la rédaction intitulé : 


Pourquoi il faut armer les rebelles syriens

 

Vous avez bien lu.

Ce texte tombe-t-il par hasard ? Bien évidement non. Dans le même temps l'inusable Jack Lang nous fait comprendre le pourquoi de ses absences aux paillettes des cesars et victoires diverses télévisées.


Kouchner empêché, il "travaillait" à la Paix en organisant un curieux machin à l'institut du monde arabe (IMA)  : une "journée de solidarité avec le peuple syrien". Vu le statut international de l'institut, bonne idée. Sauf qu'il faut alors regardé qui est invité? Pour la Syrie, uniquement les représentants de l’opposition syrienne et parmi celle-ci que ceux qui sont en prise avec les spadassins du Qatar des émirat et des djihadistes.

 

Curieux, Canaille le Rouge a été jeter un oeil sur le site de l'IMA. C'est instructif.

Outre ceci, pour rappel,  au passage, 

 

Versement libyen au fond de dotation de l’IMA

17 octobre 2008

L’IMA a reçu de la Libye, le 17 octobre 208, un versement de 2 millions d’euros. Ce règlement, qui intervient en exécution de l’accord conclu en décembre 2007, entre l’IMA et la Grande Jamahiriya, 

 

 

on trouve aussi ceci :


 

Communiqué de presse

Madame Asma El Assad

12 juillet 2008

Madame Asma El Assad, épouse du chef de l’Etat syrien, Bachar El Assad, actuellement en visite en France, s’est rendue, ce samedi 12 juillet 2008, à l’Institut du monde arabe, où elle a été accueillie par Madame Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication,

 

 

Et maintenant les intérets des grands groupes industrialo financiers l'exigeant, il faut réorganiser la présence impérialiste dans la région. Donc la social-démocratie dans son rôle bat le rappel pour renverser les régimes pour préserer les alliances.

Est-ce l'âge ou le point d'orgue d'une dérive ? Même Ralite est du voyage.

Le 24 février à l'IMA nous aurons donc, notez le pannel :

 

(14 h – 16 h 30)
 Le devenir de la Syrie, débat mené par Abderrahime Hafidi, animateur de l’émission « Islam »(France 2) ; avec

  • Jack Ralite, ancien ministre ; (coucou il est là, lui aussi).
  • Hala Kodmani, journaliste ;
  • Basma Kodmani, politologue ;
  • Jean-Pierre Filiu, professeur à Sciences Po, Paris ;
  • Christophe Ayad, journaliste au Monde ;
  • Monzer Makhous, ambassadeur-représentant de la coalition nationale syrienne à Paris ;
  • Ziad Majed, professeur à l’Université américaine de Paris ;
  • Jean-Pierre Perrin, journaliste de Libération ;
  • et Fabrice Weissman, conseiller à la direction des opérations de MSF "kouchnerologue".

 

 

Désolé, La Canaille n'a pas encore retrouvé BHL.

Voila pourquoi la rédaction du Monde s'engage au côté des partisans de la charia et en arrive à éditer ceci :

 

Pourquoi il faut armer les rebelles syriens

 

LE MONDE | 23.02.2013 à 14h38Par Editorial du MondeUn combattant de l'Armée syrienne libre à Alep, le 19 février.

 

Près de 100 morts à Damas dans les attentats perpétrés jeudi 21 février, les plus sanglants dans la capitale syrienne depuis le début du soulèvement, il y aura bientôt deux ans. Qui s'en soucie encore ? Qui prête encore attention à cette guerre civile qui ne cesse pourtant de gagner en férocité ? Qui n'est pas atteint par le sentiment d'impuissance face à deux meules - le régime et l'opposition - qui s'usent inexorablement sans pour autant se briser ?

Il faut pourtant s'arracher à ce fatalisme pour écouter Lakhdar Brahimi, médiateur trop isolé et trop impuissant des Nations unies. Pour ce dernier, qui s'exprimait, jeudi 21 février, sur une chaîne de télévision arabe, "le régime en Syrie est convaincu que la solution militaire est possible et qu'elle pourrait être proche".

Autrement dit, selon M. Brahimi, Bachar Al-Assad estime que ce que la force n'a pas permis d'obtenir jusqu'à présent - à savoir l'écrasement de la rébellion -, une force plus importante pourrait permettre d'y parvenir, en dépit de ses pertes continues enregistrées ici et là sur le terrain. Cette conviction suicidaire n'étonnera personne. Pas ceux, en tout cas, qui se souviennent que le président syrien s'était publiquement félicité, en août 2012, des défections, qui laisseraient le pays"nettoyé".

Depuis que l'impasse diplomatique créée à l'ONU par l'alignement russe sur les positions du régime syrien a été constatée, les Etats-Unis et les Européens ont baissé les bras. Même s'ils peuvent s'en défendre, ils ont abandonné les révolutionnaires syriens à une guerre asymétrique - face à une armée qui continue de recevoir un soutien logistique et matériel iranien et russe.

Leur principal argument est connu : approvisionner une Armée syrienne libre en armes susceptibles de soutenir la comparaison avec la puissance de feu du régime, c'est prendre le risque de voir ces armes retournées contre eux, le jour venu, par les groupes djihadistes qu'aimante la nouvelle zone grise du Proche- Orient. Cet argument serait convaincant si la paralysie actuelle ne produisait pas ce qu'ils veulent éviter : le développement continu de groupes armés fondamentalistes financés par certains pays du Golfe.

Les experts qui suivent de près la situation syrienne doutent aujourd'hui de la capacité d'un camp à prendre l'ascendant sur l'autre. Mais chacun ne peut queconstater que sa supériorité militaire maintenue malgré tout entretient le régime de Bachar Al-Assad dans cette posture jusqu'au-boutiste.

C'est pour cette raison que la question d'un soutien militaire aux groupes armés les plus représentatifs de la Syrie, qui est descendue dans la rue à partir du 17 mars 2011 pour demander des réformes, puis obtenir la chute du régime de Bachar Al-Assad, doit être à nouveau soulevée par les pays occidentaux. Seul un nouveau rapport de forces pourra fissurer les liens d'allégeance au sein du régime.

L'armement de l'opposition n'est donc pas incompatible avec une solution négociée pour parvenir à l'éviction du clan dirigé par Bachar Al-Assad et éviter un chaos destructeur pour toute la région. C'est au contraire un outil au service de ladiplomatie. S'en priver est un choix. C'est la politique par défaut adoptée jusqu'à présent à Washington comme en Europe. Mais il faut en assumer le prix et les conséquences : la destruction d'un pays et d'un peuple.

Editorial du Monde

 

Cerise sur ce gâteau aussi idéologique qu'indigeste, l'attentat en question sert donc de prétexte à revendiquer l'urgence d'armer les poseurs de bombe.


Quand chacun se rappelle comment la même rédaction justifiait l'intervention britanique en Ulster devant les "terroristes" de l'IRA ou plus récement le même shéma pour défendre la monarchie espagnole face à l'ETA, cela devait interpeler le moins peplexe des observateurs.

 

Le monde va mal ? pour Le Monde, ça va. 

 

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RBOBA 24/02/2013 17:50


Nous sommes bien d'accord. l'important c'est,non pas de participer, mais de commencer. Et le reniement, ça doit être comme le vélo : ça ne s'oublie pas.

RBOBA 24/02/2013 12:04


Pas  étonnant. Ralite était du "wagon" pour Strasbourg ! Déjà. Alors, un peu plus, un peu moins !

canaille le rouge 24/02/2013 14:29



si cela n'avait été "que" son premier train de reniement, les ouvrieres de la CGR, les hospitalies de l'APHP ont des souvenirs...