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Quotient familial, fiscalité et les Trissotins du politiquement correct.

 

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Une campagne assez surprenante s'engage autour du quotient familial.


Parmi les initiateurs de ce faux débat, d'un côté, les tenants du maintient dans les conditions de son existence établie aujourd'hui, de l'autre ceux qui au nom de la justice fiscale veulent sa suppression.


Et si les deux se moquaient du monde ? Pour des raisons convergentes.


De n'est pas un hasard si le QF apparaît dans dans sa forme modene dans la politique des revenus de la France en 1945.


Il est installé au moment où se construit le socle social de ce qui fait la nouvelle répartition économique créée dans la reconstruction du pays.


Dans le même moment où la droite obtient le plafonnement des cotisations pour les cadres salariés, l'adhésion facultative et plafonnée des cotisations pour les commerçants ou artisans et agriculteurs (pour ceux qui adhèrent[i]) , simultanément leur représentant exigent et obtiennent que les allocations familiales ne soient pas hiérarchisées et dégressives en fonction du revenue de base.


Ce débat n'est pas extérieur au mouvement syndical puisque jusqu'à la fin des années 80, dans la CGT, le débat existera sur une hiérarchisation des prestations sociales progressives au prorata des revenus (voir archives du CCEO et programmes des stages moyens), idée qui sera abandonnée.


Pendant ce temps, le patronat, au nom de l'universalité de l'allocation, exige et obtient une première fiscalisation et donc une première énorme et magistrale entaille au pilier famille de la protection sociale issue du programme du Conseil National de la Résistance.  


A sa création en 1945, dans le même temps, le QF au sein de la loi de finance établie les conditions de la progressivité de l'impôt sur les revenus et tend à l'universalité de ceux-ci.


Première atteinte à cette progressivité qui frappe les ménages les plus vulnérable financièrement, la TVA : les Laurel et Hardy du Fisc, nous nommons Rocard et Giscard, jeunes inspecteurs des finances vont mutualiser leurs efforts pour servir les familles les plus aisées où se recrutent les actionnaires et rentiers hauts cadres d'états majors et très hauts fonctionnaires en mettant la pression fiscale sur les familles populaires. C'est cette caste qui est aux affaires aujourd'hui.


L'impôt reste progressif dans son assiette sur la part liée aux revenus salariaux, la politique de bas salaires mis en place depuis 1983 compense pour part la perte de pouvoir d'achat par une non imposition qui ne répare pas et reporte sur les catégories des ouvriers et employés qualifiés, à leur tout paupérisées, le poids de la fiscalité directe.


Les catégories les plus aisée par le jeu de la non actualisation de l'assiette au niveau de l'inflation et la démultiplication clientéliste des niches fiscales poussent à cette concentration sur les catégories actives (et créant au passage un des piliers de ce fameux "déficit budgétaire").


La conjonction de toutes ces mesures aboutissant à ce que l'application du QF n'aide plus les catégories et les buts pour lesquels il avait été mis en place. Dans l'organisation fiscale et donc sociale de classe actuelle, il est devenu ségrégatif favorisant le haut des revenus intermédiaires et les catégories financièrement supérieures.


Ce constat étant fait comment répondre à cette inégalité ?


Il y a la façon libérale (ultra, péri, para, voir honteuse) de dire on supprime le QF.


C'est comme si on disait "les chômeurs les exclus et les SDF n'ont plus les moyens de se soigner donc on supprime la sécu" ou encore de dire aux travailleurs des métiers à hauts risques "on vous laisse travailler comme cela mais on rend votre cotisation retraite dégressive en fonction de votre espérance de vie compte tenu de votre métier".


Désolé, mais pour un démocrate, ça n'est pas admissible.


Que la droite et le capital dans la droite file (féminin, là, voulu et assumé) aillent dans son sens c'est logique et doit être combattu.


Que celles et ceux qui dans la presse, sur internet ou dans les lieux où ils ont pignon sur écran vont nous appeler à célébrer le soixante-dixième anniversaire du programme du Conseil National de la Résistance se ruent dans la brèche non pour la combler mais l'élargir au nom du combat contre l'inégalité démontre soit une myopie politique soit un égoïsme dont le capital à tout lieux de se réjouir, pour certainement part des deux.


Puisqu'ils font référence au programme du Conseil National de la Résistance, pourquoi ne pas fédérer leurs énergies pour revenir aux conditions du financement de la protection sociale tel que ce programme qui fait l'unanimité sur les tréteaux l'avait décidé ?   La France de 2012 est autrement riche que celle de 1945...si la volontéexise de se servir réellement des richesse produite par le travail de ces 95% des actifs qui sont salariés.


N'est-ce pas la meilleure façon de sortir des marchés financiers puisque la protection sociale gérée de cette façon n'immobilise pas de capital ? Elle ne demande pas rémunération et ne passe pas par les coffres des vampires où les choix que l'UE et en France droite et PS défendent et mettent œuvre conduisent délibérément  à remplir.


Pourquoi s'opposer à une prise en compte à minima de chaque enfant d'un foyer adossée à une progressivité de l'impôt et à une suppression de la TVA, de la CSG et du RDS par un prélèvement à la source avant dividendes, provisions, dotations aux amortissement et impôts sur les entreprises ?


Plutôt que de parler de taxation des super profits, nous reviendrions à une fiscalité ou les enfants auraient tous une considération égalitaire et où la différence s'établirait une fois le socle social financé par les richesses produites en fonction des capacités contributives de TOUS : Les actifs, les rentiers, les détenteurs de capitaux spéculatifs.


Nous attendons leurs arguments réponses ou contre proposition avec intérêts.


Et si d'aucun ont l'intention de traiter l'auteur de ces lignes de communiste, qu'il le fasse : la réponse, gourmande, est un OUI sans équivoque !


Notons que ceux qui crient le plus sur le niveau de misère de ce que touchent ces catégories sont ceux qui ont mené campagne parfois avec violence aux côtés de celui qui donnera sont premier mandat à JM Le Pen contre la sécu, les allocations familiales ou la retraite par répartition. Ce n'est pas inutile de le rappeler ici puisque les trous de mémoires semblent s'ébahir et multiplier

 


 

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