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Qui veut faire la peau du KKE ?

 

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Picasso : Nikos Beloyannis fusillé en 1952 par les fascistes grecs 

 

 

Il va falloir aller sérieusement regarder ce qui se passe en Grèce et l'Huma dans la période n'est pas un garant d'objectivité (à preuve la mise en page caviardée entre l'édition papier et celle informatique la semaine dernière sur ce sujet).


La presse officielle de ceux qui ont décidé qu'ils étaient les seuls amis du peuple Grec concentre ses feux depuis plusieurs jours sur le refus du KKE de répondre aux sollicitations du parti cataplasme (synaspismos). Ce n'est pas le traitement approprié pour réduire les fractures ou les infections profondes.


Pour juger, il faut avoir les pièces en main et ENSUITE pouvoir porter appréciation.


Même si R HUE à déposé la marque à l'INPI ; même s'il a capté le nom de Gabriel Péri, même si le PCF garde des liens plus que très étroit avec ce théoricien du PS, la grille de lecture du KKE n'est pas la même que celle dont se servent les dépositaires officiels de l'AOC "communiste", le KKE en a statutairement et historiquement le droit.


Et le synapisme de service n'est que la roue de secours d'une sociale démocratie compromise (au point de chercher un pacte d'union nationale avec les "libéraux" dans des termes que même Bayrou ici n'oserait pas les proposer à DSK et NKM).


Pour dénigrer les gêneurs (et La Canaille avoue humblement que c'est cet argument qui l'a conduit à pousser plus loin l'analyse), ils font feu de tout bois à défaut de disposer de missiles. Tout ce qui se trouve à la gauche de manuels Valls, la quasi-totalité du camps pro-maastrichtien dit de gauche, toute cette part du oui au référendum de 2005 ; mais aussi la majorité de ce qui fait le quasi plein du non de gauche (dont la droite de ce qui se trouve dans la mouvance de Gerin jusqu'à R Hue) usent sur internet de l'oxymore "stalino trotskystes" (la Canaille a même vu l'épithète Khmers rouges sorti pour l'occasion) quand ils parlent des communistes grecs.


C'est que ces staliniens du KKE auraient une idéologie fusionnelle avec le théoricien de la révolution permanente et seraient presque reponsable de la guerre civile fomenté par Churchil et la monarchie collabo en 1946.

 

Pour qui se penche sur l'histoire du mouvement communiste grecs et plus largement dans les Balkans ; c'est inepte. Si ce débat ici  ne concernait que les barricades en bouteilles de champ et vaisselles usagées des brasseries germanopratines, inutile de dire que, printemps établis et poissons arrivant à la côte, La Canaille aurait d'autre fils à démêler pour aller à une pêche qui ne sera pas celle aux voix. Mais le révisionisme même peint en rouge est du révisionisme. 


Le problème, c'est la caricature qui fabrique du mensonge.


L'UE, la BCE, le FMI en accord avec le capital à base grecque maçonne une situation qui fait le lit de l'extrême droite. C'est, France comprise, le fond commun de placement des résurgences fascistes du vieux continent.  


Dans tous les pays où ils tentent de l'imposer, plus la potion que le docteur BCE perfuse voir injecte, plus est brutale, à côté des résistances de masse, la place qui se fait pour l'émergence d'abcès qui deviennent bubons.


Le KKE dénonce le terrain prophylactique. Le PGE et son cataplasme ne disent traiter que les bubons qui se régénèrent en permanence dans les choix encadrés par l'UE et le GUE où le PGE va chercher ses potions : la pharmacie de la BCE.


Le patron du machin adoré par l'Huma,  entité politique qui se prétend communiste propose tout azimut une alliance dont les moyens seraient donnés depuis les subsides de l'UE et ses chevaux de la troïka. C'est comme si il fallait signer le programme commun sans les nationalisations pérennes et sans contrat de législature.


"Eh, Canaille, c'est ce qu'ici on a fait"; on voit le résultat. Les camarades du KKE ont quelques raisons de tirer expérience et de regarder où en sont rendus leurs donneurs de leçon.


Le KKE, c'est son choix, et à l'expérience il semble qu'il paraît fondé, dit qu'il n'y aura d'issue que par la reconquête de la souveraineté populaire dont celle de sa monnaie. C'est exactement la campagne du NON à Maastricht et du NON au référendum de 2005, ici,  tel que le PCF la déclinait alors (il ne la décline plus et depuis sont déclin s'accélère).


Sauf à dire que la logique communiste est génétiquement schizophrène (ce qui demandera dès lors un autre débat qui sera attendu) il semble bien que ce que dit le KKE est donc ce que disait le PCF avant qu'il ne signe contrat avec l'UE pour recevoir les subsides qui lui permettent va le PGE-GUE de se passer des cotisations des adhérents.


De même que le PCF a eu raison en son temps de ne pas s'aligner sur la position dominante du mouvement communiste en 1968, le KKE a raison de chercher ses propres réponses en s'affranchissant du dogme des coffres de l'UE.


IL ne s'agit pas ici de décerner un brevet mais bien de dire qu'avant tout anathème mieux vaut entendre et faire connaitre les arguments. Mais la direction du PCF (relisez ce qui précède) a-t-elle intérêt à ce que de telles questions soient abordées dans ses structures ? Cela risquerait de redonner de la confiance à ceux qui doutent ou se sentent isolés alors qu'ils se retrouvent dans ce genre d'analyse.

 

Le cariste syndicaliste pris dans un PSE ou l'infirmière qui se bat dans son service ont-ils des intérêts convergent avec l'attaché parlementaire, ou assistant du vice résident du conseil régional issu de science po qui vise un mandat qui le conduira -déroulement de carrière- éventuellement via le PS, à une position confortable dans un cabinet ministériel ?


Ce ne sont pas les pistes que s'est donné le KKE. Sont-elles plus méprisable que la lutte des places à laquelle on assiste ici ?


Quelque uns ici pour se justifier devant le résultat des élections du 6 mai en Grèce, se cachant derrière la stature d'Aragon en appellent à "la Rose et le Réséda". Vous savez, ces magnifiques vers ;

"Quand les blés sont sous la grêle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles
Au cœur du commun combat"


Qu'ils relisent la Diane Française et le Musée Grévin, relisent ce qu'a dit Aragon du Cycle G Péri qui début 1944 lui sert d'écrin, regardent ce qu'est le commun combat…et après, on en reparle.

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Commenter cet article

PLR 12/05/2012 15:38


Je n'ai strictement rien compris à cet article. Le pire c'est que ça va peut-être conforter la Canaille dan son analyse ?


PLR, social-démocrate d'extrême centre.

canaille le rouge 12/05/2012 20:06



??