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PSA, histoire de pratiques répressives et de ses complicités

 http://www.rennes.lemensuel.com/typo3temp/GB/2_e01d414032.png

"piquet antigrève" chez Citroen la Janais années 70

 

Si nombre de militants ont souvenance des pratique "managériales"-mots nowlangue pour dire méthodes patronales- musclées de la direction de chez Citroën, En fouillant dans sa mémoitre et en allant spéléologiser dans les cavernes du net, Canaille le rouge a retrouvé quelques données qui éclaire les méthodes d'aujourd'hui (La CAnaille vous met le texte complet en lien ici :  

 

Pour ne pas surcharger la page, juste ces extraits significatifs mais prennez donc le temps de lire l'ensemble le cheminement du PS résumé dans le titre "du bras de fer à la copération est indicatif d'une démarche.PSA Citroën et le territoire rennais link

 

Les premières élections en 1964 : la CGT triomphe

C’est un ancien officier de marine de vieille noblesse bretonne, Philippe de Calan, qui assure la responsabilité des recrutements jusqu’en 1974. À la différence des cadres parisiens de la firme, il a le sens de l’approche territoriale Pour lui, il était préférable de disposer d’une main-d’œuvre attachée à des « valeurs rurales », à l’amour du travail et qui ne soit pas rebutée par la dureté de la tâche. De fait, l’absentéisme est quatre fois moindre à Rennes que dans les usines parisiennes du groupe.
Mais un conflit majeur se cristallise très vite entre la direction et les syndicats ouvriers autour de la place des salariés dans l’entreprise. Propriété de Michelin de 1933 à 1974, la SA Citroën a hérité d’une tradition de paternalisme social et met en œuvre des pratiques antisyndicales souvent très dures, alors que les deux principales organisations syndicales rennaises font une priorité de leur implantation dans une entreprise de cette importance : la CGT très soutenue par le parti communiste, et appuyée sur ses bastions dans l’industrie automobile et la CFTC-CFDT en pleine effervescence revendicative et toute proche de sa déconfessionnalisation. L’usine ouvre ses portes en 1962 et une sévère confrontation se prépare. Aux premières élections des délégués du personnel en 1964, 76 % des salariés participent au vote ; la CGT obtient 58 % des voix et la CFDT 42 %. Stupéfaite, la direction se reprend vite : une politique offensive de l’encadrement et l’absence de tradition ouvrière des salariés provoquent bientôt de très forts reculs de la CGT et la disparition de la CFDT dans les années 70. Le climat généralisé de peur et le martèlement par la direction du slogan : « C’est Citroën qui vous fait vivre, pas les syndicats » feront de l’usine de Rennes l’une des seules de sa dimension à ne pas connaître de grève générale en 1968.

 

Voila pour l'approche "managériale", maintenant sa déclinaison:

 

Décembre 1966 : Yannick Frémin bio maitron Giflé et licencié
http://breizh.syndicaliste.fr/local/cache-vignettes/L99xH150/arton68-df835.jpg

C’est alors que la défense des libertés syndicales à Citroën devient le combat de tout le territoire rennais. Ouest-France tient régulièrement ses lecteurs informés des pressions, des brimades, des mises à pied de salariés. Les unions interprofessionnelles organisent des délégations auprès des pouvoirs publics : Georges Pompidou, alors premier ministre, de passage à Rennes, reçoit ensemble la CGT et la CFDT. Les militants rennais qui distribuent des tracts aux heures d’entrée et de sortie du personnel sont agressés physiquement par les agents de secteur de l’usine. Les salariés qui acceptent des tracts sont repérés et convoqués par leur hiérarchie.
La tension est à son comble entre l’usine et l’opinion publique rennaise au moment de « l’affaire Yannick Frémin ». En décembre 1966, Yannick Frémin, secrétaire très actif du syndicat CGT de Citroën, militant de l’action catholique ouvrière (Joc et ACO), est giflé par son agent de secteur, puis licencié. L’affaire sert de révélateur et va défrayer la chronique sociale rennaise, régionale et bien au-delà pendant plusieurs semaines4. Ouest-France en fera sa une à deux reprises. Le point culminant de la mobilisation fut la manifestation et le meeting du 5 janvier 1967 qui réunirent place des Lices plusieurs milliers de personnes dont des ouvriers de Citroën. Le PDG, Pierre Bercot, dans une lettre au maire de Rennes rendue publique au conseil municipal du 30 janvier 1967, rejeta toute critique, justifia les exactions de l’agent de maîtrise et qualifia tout cela d’agitation politique. Citroën fut condamné par les tribunaux mais Yannick Frémin ne réintégra pas l’entreprise.

 

 

 

si le lien vidéo fonctionne mal, le retrouver ici.

 

 

 

Des pratiques qui vont indigner très largement, avec des interventions qui dans la Bretagne d'alors vont peser sur e paysage socal:

L’évolution de l’attitude de l’église locale dont l’influence est grande à l’époque est tout à fait significative. Les curés des paroisses rurales, c’est vrai, sont parfois intervenus pour recommander des candidats auprès de la direction de l’usine lors des premiers recrutements, mais très vite les courants progressistes à l’intérieur de l’église, autour des mouvements d’action catholique et des « curés rouges », ont pris fait et cause pour les luttes sociales. Le point d’orgue est la longue déclaration de Mgr Gouyon, archevêque de Rennes, intégralement publiée dans Ouest-France le 24 décembre 1966 sous le titre « Travailleurs et liberté syndicale ». Rappelant que la liberté syndicale est un droit essentiel de l’homme, le cardinal écrit : « Toute répression ouverte ou camouflée de l’action syndicale est une atteinte à ce droit fondamental » ; il s’adresse aux chefs d’entreprises pour qu’ils veillent à ne pas adopter des attitudes hélas ! encore trop fréquentes qui aboutissent à « un douloureux écrasement de l’homme » ; il appelle à reconnaître l’aspect positif de la contestation et de l’opposition ouvrière ; il prône le dialogue entre toutes les parties. On a sans doute du mal aujourd’hui à comprendre le véritable tournant que représente cette prise de position.

 

Voila, vous avez quelques éléments de plus pour parler de Citroën PSA et de leur tradition du dialogue social.


Au fait,  l'assassin de P Maître militant de la CGT et du PCF au VMC de Reims  était homme de main responsable CFT de la direction de Citroën. La CFT sera reconvertie en CSL. A charge aujourd'hui aux salariés de suivre le tracé généalogique pour voir qui est quoi, dit et fait quoi.

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