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Premier enseignement des élections italiennes

http://actualite.portail.free.fr/monde/26-02-2013/le-vote-protestataire-plonge-l-italie-dans-l-impasse/2013-02-26T061944Z_1_APAE91P0HKY00_RTROPTP_3_OFRWR-ITALIE-ELECTIONS-20130226.JPG

 

Elles permettent de poser bruyament la question des institutions.

Avec des modalités différentes de celles existant en France, les élections italiennes pointent un des vices présentés comme une vertu voire une protection :

Ce n'est pas la proportionnelle qui rend ingouvernable mais bien quelque soient les "combinaziones" là bas ou tripatouillages politiques ici et ailleurs, l'opposition institutionnelle de toute la réaction à toute réponse politique aux attentes populaires.

Un résultat qui montre (la loi électorale avait été pour cela modifiée par Berlusconi) la capacité des forces qui on en main ces institutions de verrouiller l'expression majoritaire pour préserver, grâce aux outils législatifs d'état, la mainmise sur le fonctionnement politique pour les intérêts de ceux … qui n'ont pas intérêt à la démocratie.

Il ne s'agit pas de porter appréciation sur les valeurs portées par la charte politico-chromatique italienne tant les confusions sont établie mais de noter (comme cela s'est produit en France sous la Vème République), qu'une force majoritaire en voix peut être minoritaire en siège et avec les primes aux apparentement ou à la liste arrivée en tête une liste minoritaire dans un paysage politique éparpillé peut disposer d'une majorité absolue.

Noter aussi que tendanciellement –avec des ajustement locaux et assaisonnements divers, la proportionnelle intégrale n'est tolérée par le capital que là où il ne risque pas d'être contesté (même au USA il s'agit d'une forme censitaire de celle ci avec les grands électeurs qui élise un concil et donsc pas la proportionelle intégrale.

A noter encore que le scrutin à proportionelle édulcorée ou par circonscription est fermement maintenu là où ce même capital risquerait des déboires.

Enfin, constante de l'histoire, là où le rapport social d'exploitation serait à coup sur balayé, le droit de vote n'existe pas.

Ce qui donne à l'issue insurrectionnelle sa légitimité et démontre que c'est le capitalisme qui produit la violence et non ceux qui veulent s'en affranchir.

Ce regard sur les modalités de scrutins et leurs conséquences démontre que la bataille pour la proportionnelle intégrale pour toutes les élections reste malgré tous les épouvantails et manipulations un objectif porteur de démocratie et de transformation radicale de la société.

C'est d'ailleurs pour cela qu'en France dans les années 80 alors que l'opinion et l'électorat progressait dans cette voie, le très réactionnaire matois homme de droite peint en rose Mitterrand a créé de toute pièce la représentation d'un FN jusque là inexistant au plan politique pour avoir sous le coude l'outil chargé de légitimer le refus de cette proportionnelle qui aurait permis démocratiquement de supprimer la domination du capital.

 

PS ; notons qu'en France le seul lieux où existe légalement et officiellement cette proportionelle intégrale, c'est l'élection de la représentation syndicale et des comités d'entreprises. Les luttes sociales l'ont imposée comme méthode. Cela éclaire les enjeux du mode de scrutin : "qui veut quoi" comme méthose d'expression .

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