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Négationnisme, ailleurs aussi et l'UE est à la manoeuvre

Si rien n'oblige de ratifier les pétitions que signe La Canaille, vous avez le droit de connaître celles qu'il signe dès lors que cela va plus loin que d'obliger son propriétaire à réparer l'asecenseur.

Et là, on va loin. Très loin,  beaucoup beaucoup plus loin.

On se dirige au confin de l'aussi incroyable qu'inadmissible, là où on a envis de reprendre les armes si elle n'avaient pas (bêtement vu ce qui suit ?) été rendues en 44:

 

source : Réveil Communiste/Bastille-République-Nations

11-05-13--M-Konov-contre--SS-de-Lettonie.jpg

M. Vassili  Kononov, (aujourd'hui décédé).

 

Un dossier brûlant, aux enjeux particulièrement lourds, est en passe de revenir devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Il oppose un ancien partisan antinazi, Vassili Kononov, aujourd’hui représenté par sa famille, au gouvernement de la Lettonie, qui avait fait condamner ce dernier pour « crimes de guerre » au terme d’un marathon judiciaire – plus de six années et demie – conclu le 28 septembre 2004 par la Cour suprême lettone (1).

M. Kononov, qui vient de décéder à Riga à l’âgé de 88 ans, a été durant cinquante ans honoré en URSS pour ses faits d’armes dans la lutte contre l’occupant : parachuté à vingt ans par l’Armée rouge derrière les lignes de la Wehrmacht sur sa Lettonie natale, il multipliera, à la tête de son peloton, sabotages d’installation militaires et déraillements de trains. En février 1944, des collaborateurs, armés par l’occupant, livrent un groupe de partisans aux forces allemandes. Le peloton de Kononov est alors chargé d’exécuter les responsables de cette trahison. Un cas de figure qu’ont naturellement connu les mouvements de résistance partout sur le continent, mais qui sera, un demi-siècle plus tard, retenu contre lui. 

 Le vent a tourné

 

Car depuis vingt ans, le vent a tourné dans les pays baltes. En 1991, la Lettonie a cessé d’être une République soviétique. Depuis 2004, elle est membre de l’Union européenne. Ses dirigeants actuels entendent faire valoir leur propre vision de l’Histoire. Pour eux, le 8 Mai 1945 n’est pas synonyme de la Libération par la victoire des Alliés sur le nazisme. En témoigne le musée ad hoc de Riga qui dénonce les « horreurs de l’occupation »… soviétique, tout en montrant comment l’armée hitlérienne fut accueillie en 1941 « en libératrice ». L’extermination des Juifs lettons est largement passée sous silence, notamment dans les manuels scolaires (la communauté juive de Lettonie a été quasiment annihilée pendant la guerre, pour une large part par les milices lettonnes). Tous les 16 mars, une journée honore le souvenir de la Légion lettone de la Waffen SS – la cérémonie était même fréquentée par les autorités jusqu’en 2000. Du reste, un ancien commandant letton de la Waffen SS, du même âge que Kononov, est encore député, et préside la commission parlementaire de la « citoyenneté » (après avoir chapeauté celle chargée des relations avec l’OTAN).

Dans l’actuelle Lettonie, les vétérans de l’Armée rouge sont traités en parias. C’est dans ce contexte que les poursuites contre Kononov ont été engagées. Il sera emprisonné pendant près de deux ans. Dès lors que sa défense eut épuisé tous les recours nationaux, Vassili Kononov s’est tourné vers la CEDH pour défendre son honneur et celui de tous ses camarades qui ont lutté contre l’Occupant nazi.

Le 24 juillet 2008, la Cour lui donne raison. Elle confirme que les villageois exécutés collaboraient bien avec l’occupant, et affirme notamment : « quelle que soit la raison invoquée, (la Cour) ne saurait accorder une légitimation quelconque à une attitude pronazie ou une collaboration active avec les forces de l’Allemagne nazie ».

Mais les dirigeants lettons n’acceptent pas ce désaveu. Ils font appel. Et multiplient les pressions sur l’instance d’appel, la « Grande Chambre ». Le 17 mai 2010, celle-ci inverse le premier verdict, contestant notamment l’argument retenu par les juges de première instance portant sur la non-rétroactivité des lois.

Dès lors, la défense de Kononov lance de nouvelles investigations. Elle trouve des documents historiques lettons auxquels elle n’avait pu avoir accès jusque là. Elle découvre que les collaborateurs exécutés par le groupe de Kononov ne se contentaient pas de détenir des armes confiées par les Allemands : plusieurs d’entre eux ont participé aux massacres de la population d’origine juive.

La défense pointe en outre une traduction faussée des jugements des tribunaux lettons, traduction sur laquelle se sont notamment fondés les juges d’appel. Elle fait par ailleurs valoir des éléments de droit qui entachent, selon elle, le jugement d’appel.

Corriger Nuremberg ?

 

Tous ces éléments l’ont amenée à déposer un recours dans le cadre des règles de l’institution de Strasbourg. Cette dernière a confirmé la procédure, et va devoir trancher sur le fond.

L’enjeu est considérable. Dans son mémoire, la défense souligne le caractère hors norme de ce dossier : « c’est la première fois, au cours des soixante ans qui sont écoulés depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, qu’un soldat ayant combattu dans les rangs de la coalition antihitlérienne est poursuivi pénalement pour ce fait comme criminel de guerre ». Relevant que la Lettonie qualifie la condamnation des dirigeants nazis de « justice des vainqueurs qui a permis aux criminels alliés de rester impunis », la défense souligne que c’est la première fois qu’un Etat propose à la Cour européenne des droits de l’Homme de « corriger les défauts du Procès de Nuremberg ».

 

Ainsi, fait sans précédent depuis la fin de la seconde Guerre mondiale, une instance judiciaire internationale qualifie les actes de l’Armée Rouge, qui combattait les nazis, de criminels : les vainqueurs semblent devenus des criminels, et les bourreaux, des victimes innocentes.

Accepter cette « correction » ouvrirait la porte aux pires révisions de l’histoire. Dans la période actuelle, où de telles tentations se manifestent de diverses parts, nous mettons instamment en garde contre les conséquences redoutables qui pourraient en résulter.

Maurice BOURJOL, doyen honoraire de la faculté de droit de Tours

Robert CHARVIN, doyen honoraire de la faculté de droit de Nice

Michel CLAPIE, agrégé de droit public, professeur de droit constitutionnel à l’Université de Montpellier I

Bruno DRWESKI, historien, INALCO

Jan FERMON, avocat, Bruxelles

Raphael PORTEILLA, sciences politiques, Université de Bourgogne

(1) BRN du 22 février 2011

 http://www.comite-valmy.org/IMG/jpg/riga_wss_lettons.jpg

parade officiel des ancien SS à Riga tous les 16 mars. Que dit le gouvernement français ?

Appel publié par le mensuel Bastille-République-Nations(

www.brn-presse.fr)

dans son édition du 27/04/11,

et reproduit dans l’édition du Monde,

  datée du 10/05/11

 

Je ne sais pas ce que vous comptez faire, pour ma part je m'asocie à cet appel.

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Serge DD 14/05/2011 16:05



Comme toi, je suis très préoccupé par ce qui se passe dans les pays baltes et nombre d'ex "pays socialistes".


Cela s'inscrit dans la démarche européenne de criminalisation de tout ce qui se rapporte au communisme, même la victoire contre le nazisme en 1945.


Sur une proposition d'un dénommé Limdblad (qui déposa à Riga, le 3 juin 2004, une gerbe au monument à la gloire des SS lettons), un groupe de députés européens a soutenu un texte visant à créer
une journée à la mémoire des "victimes du nazisme et du stalinisme". Le but étant, à terme, de faire admettre que l'idéologie communiste est par essence criminogène.  (Revoir la liste des
signataires de ce texte est très instructif !)


C'est tellement vrai que le projet de loi visant à adapter ce texte à la loi française faisait, non plus référence aux victimes du stalinisme, mais au victimes du communisme.


En France, ils n'ont pas réussi leur manoeuvre, mais en sous-main, diverses tentatives existent.  La mise en cause d'actions et d'acteurs de la Résistance, quant à leur bien fondé, ont droit
à une place de choix dans la presse locale. L'exemple de livres sur les pendus de Tulle ou sur le drame d'Oradour (Beaubatie et Fouché) montre où peut mener un anti-communisme viscéral.


Ne nous y trompons pas, le combat ne fait que commencer.


Dans la loi votée à l'unanimité par le Sénat en juin 2008, et reprise en l'état par l'Assemblée Nationale en juillet 2010, il existe un article 461-11 du code pénal (que j'avais dénoncé en son
temps) qui dit : "le fait de causer par traitrise à un individu appartenant à la nation ou à l'armée adverse, ou à un combattant de la partie adverse, des blessures ayant porté gravement
atteinte à son intégrité physique, est puni de réclusion criminelle ..... Le fait de lui donner volontairement la mort, dans les circonstances définies au premier alinéa est passible de la
réclusion criminelle à perpétuité".


Cet article s'inscrit dans le livre du code pénal définissant les crimes de guerre (article 461-1) : "Constituent des crimes de guerre ou des délits de guerre, les infractions définies par le
présent livre commises lors d'un conflit armé international ou non international ..... visé aux articles 461-2 à 461-31."


Cette définition ne s'applique t-elle pas pleinement à l'action de Fabien au métro Barbès, ou à toutes les actions menées par le maquis visant les troupes d'occupations sur notre sol ?


Ecrire un livre glorifiant les actions du maquis, n'est ce pas aujourd'hui, une apologie de ce qui est devenu un crime de guerre ?


Fort de cela, la mobilisation pour s'opposer à ce qu'ils mettent en place est une nécessité vitale.