Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Médiator : derrière les désaccords et tensions, la protections des labos et les économies de bouts de chandelles sur le dos des victimes

 http://idata.over-blog.com/2/43/69/11/dessins-politique-humour/mediator-report-proces-servier.jpg

Déjà il y a bientôt un an

 

Vous remarquerez que ce genre d'info tombe le plus souvent un dimanche ou/et durant une période vacances pour limiter les vagues :

 

La pneumologue Irène Frachon, à l'origine de l'affaire du Mediator, s'alarme du taux de rejet des dossiers d'indemnisation des malades examinées par l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (Oniam). "Nous avons confronté (leurs) résultats à ceux de récentes études épidémiologiques ciblées sur l'effet du Mediator. Cela ne colle pas ", assène-t-elle dans une interview publiée dimanche par le quotidien Le Télégramme.

L'observation vaut notamment pour les atteintes les moins "graves", celles pour lesquelles manquent des preuves physiques flagrantes. "Pour l'Oniam, sur les dossiers que nous avons pu étudier (82), le lien entre la prise de Mediator et les troubles constatés est reconnu dans moins de la moitié des cas, quand les études mettent en avant une probabilité de causalité supérieure à 90 % !", affirme la pneumologue. "Cela va paraître invraisemblable, dit-elle, mais c'est tout simplement un problème de formation des experts, pas sensibilisés à l'épidémiologie".

"Il se trouve aussi, souligne-t-elle, que la plupart de ces experts sont cardiologues. Ce sont les mêmes qui n'ont pas vu la dangerosité du Mediator pendant trente ans. Ce problème d'expertise n'est pas seulement celui de l'Oniam. Il vise l'ensemble des procédures civiles et pénales. Pour le Mediator, des centaines sont concernées !"

DE NOUVEAUX ÉLÉMENTS METTANT EN CAUSE SERVIER

 Le Dr Frachon, ainsi que deux de ses collègues, doivent publier en avril, dans la revue La Presse Médicale, de nouveaux éléments mettant en cause les laboratoires Servier. "Cette étude, déclare-t-elle, qui fait la synthèse des connaissances sur le Mediator et qui calcule enfin avec précision le risque qui lui est attribuable", devrait permettre de sauver "des centaines de dossiers" et aux experts "d'examiner beaucoup plus rapidement" ceux qui leur sont soumis.

Le Collège indépendant qui travaille avec l'Oniam avait reçu fin janvier 7 734 demandes d'indemnisations dans l'affaire du Mediator et avait rendu 836 avis au total, dont 64 positifs.

 

Si nous faisons un bilan d'étape : amiante, Médiator etc., il semblerait que la dame Tourraine déploie le maximum de son énergie à épargner l'épargne et la rente industrielle et pharmaceutique.

 

Par contre le basculement de l'éspérance de vie , celle de la mortalité infantile, les dégats de la rentabilité à tout crin dans son domaine de responsabilité ne semble pas la précépiter sur les plateaux TV pour indiquer comment elle va inverser la tendance.

 

Gauche ? Oui, comme une planche : tordue.

 

 

 


 

 

 

L'article du http://gastronomiz.com/themes/gastronomiz/img/tele_brest.jpg

"Comme nous l'indiquions hier soir sur le télégramme. com, Irène Frachon repart au combat. Elle affirme que les demandes d'indemnisation de centaines de victimes du Médiator sont injustement rejetées. Preuves à l'appui.

 

Médiator : 5 millions de personnes ont consommé cet antidiabétique des laboratoires Servier, souvent utilisé comme coupe-faim, entre 1976 et 2009, année de son interdiction. Depuis la révélation du scandale sanitaire, qui a causé jusqu'à 2.000 morts, 7.865 dossiers d'indemnisation à l'amiable ont été déposés devant l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (Oniam). En décembre 2012, sur les 1.378 examinés par son collège d'experts, seuls 46 ont été validés. 

Trop de dossiers rejetés 

« Nous ne contestons pas qu'une majorité de dossiers, plus de la moitié, sont écartés à juste titre. Les pathologies rapportées n'ont rien à voir avec le Médiator, souligne Irène Frachon, la pneumologue brestoise qui avait révélé le scandale sanitaire. Les seules pathologies en lien avec le Médiator sont certaines valvulopathies (atteintes des valves cardiaques) et les hypertensions artérielles pulmonaires (HTAP). Mais cela, les malades l'ignorent souvent, tant que l'expertise n'est pas réalisée. » Irène Frachon conteste, en revanche, le taux de rejet des cas restants. « Nous avons confronté les résultats de l'Oniam à ceux de récentes études épidémiologiques ciblées sur l'effet du Médiator. Cela ne colle pas », assure la pneumologue. C'est notamment « vrai pour les atteintes les moins graves », celles pour lesquelles manquent des preuves physiques flagrantes. « Pour l'Oniam, sur les dossiers que nous avons pu étudier (82), le lien entre la prise de Médiator et les troubles constatés est reconnu dans moins de la moitié des cas, quand les études mettent en avant une probabilité de causalité supérieure à 90 % ! Que l'Oniam affirme que ces valvulopathies ne sont pas liées à la prise de Médiator est du même ordre que dire à un fumeur atteint d'un cancer du poumon que le tabac n'est pour rien dans sa maladie mais que "c'est dû à la pollution" ! » 

Réglés en six ans... ou en six mois ? 

Pourquoi les experts n'utilisent-ils pas les mêmes études et n'en tirent-ils pas les mêmes conclusions ? « Cela va paraître invraisemblable, mais c'est tout simplement un problème de formation des experts, pas sensibilisés à l'épidémiologie, avance Irène Frachon. Il se trouve aussi que la plupart de ces experts sont cardiologues. Ce sont les mêmes qui n'ont pas vu la dangerosité du Médiator pendant trente ans. Ce problème d'expertise n'est pas seulement celui de l'Oniam. Il vise l'ensemble des procédures civiles et pénales. Pour le Médiator, des centaines sont concernées ! » Irène Frachon, Philippe Nicot, expert pour la Haute Autorité de Santé, et Catherine Hill, épidémiologiste, vont publier ces nouvelles preuves accablant le médicament de Servier, dans la revue scientifique La Presse Médicale, qui paraîtra en avril prochain. « Cette étude, qui fait la synthèse des connaissances sur le Médiator et qui calcule enfin avec précision le risque qui lui est attribuable, a été relue et validée par des experts en épidémiologie », appuie Irène Frachon. La pneumologue brestoise espère que cette démonstration scientifique permettra de sauver « des centaines de dossiers ». Ces preuves devraient également permettre aux experts « d'examiner beaucoup plus rapidement » les dossiers qui leur sont soumis. « Au rythme actuel, nous avons calculé que l'Oniam aura terminé son travail fin 2018... Avec notre méthode, tout peut être réglé en six mois. »

Hervé Chambonnière"

 

    Retour à l'accueil
    Partager cet article
    Repost0
    Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
    Commenter cet article