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Le Monde ou quand "la référence" sert à valider les voleurs [♫ ♫]

 

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Comment Le Monde, au nom de l'expertise auto décernée, participe à la tromperie globale généralisée ?


Il ne s'agit pas d'un article mais bien de la ligne du titre puisque publié sous forme d'édito non signé donc engageant toute la rédaction. Une pratique légitime mais dont il va falloir que les journalistes assument le contenu.


Le titre d'entrée percute : "L'art de gâcher une bonne idée".


La bonne idée c'est celle-ci :

"d'imaginer d'autres sources de financement de l'État-providence que celle qui consiste à en faire peser une grande partie sur les entreprises."

 

Regarder le mécanisme : en gros, et l'article que vous trouverez en fin de cette p@age, vous permettra de vérifier si La Canaille vous trompe, Sarkozy s'y prend mal pour réussir ce qui est nécessaire : transférer la part des richesses produites qui sert à financer la protection sociale sur les familles via la fiscalité inégalitaire qu'est la TVA.


Or, il s'agit d'un vol aussi que flagrant qu'intolérable que le capital fait sur le travail en s'appuyant sur le fameux axiome de JB Say ;

"Quand on loue sa terre, qu'on place ses capitaux, quand on reçoit un salaire pour son travail, on vend le service rendu pendant un certain temps par ces divers agents de la production, et l'on renonce aux droits qu'on avait à leurs produits. Leurs produits appartiennent alors à l'entrepreneur qui a acquis leurs services productifs."

Jean baptiste Say, (Industriel et économiste).Traité d'économie politique, 3ème édition, 1817

 

Ce vol repose sur une idée esclavagiste qui considère le travail comme un marché au sein d'une économie où le marché pilote. Cette escroquerie s'adosse à l'idée que par charité chrétienne le patronat prend en charge une partie des besoins sociaux mais qu'en ces temps de crises il faut innover.


La part de richesse qui finance toute cette protection sociale n'est d'aucune façon d'origine patronale. Non seulement le capital ne met pas un sou dedans mais il est déterminé, en se servant de l'entourloupe idéologique que la rédaction du Monde a décidé de relayer, de détourner la totalité de cette part du salaire pour abonder ses coffres.


S'il fallait une preuve prise hors des textes qui ont fondée la protection sociale et qui sont la loi que le troll du CAC qu'a rentes a appelé à violer allégrement dans sa prestation du 29 janvier, rappeler que sans travail, il n'y a pas de création de cette richesse légalement affectée au financement de la protection sociale. Si le travail créé des richesses, c'est qu'il n'est pas un coût. Il le devient dès lors que le patronat doit soustraire une parie de la richesse qu'il veut capter pour s'assurer que ceux qui produisent cette richesse sont en état de le faire.


Pour cela deux méthodes : mettre les salariés en concurrence en fabriquant du chômage outil de cette mise en concurrence pour organiser une sorte d'enchère descendante et en "exclusivisant" l'idée de coût à faire baisser comme moteur du développement économique au mépris de toutes les lois de l'économie.


Revenons à l'article du Monde. Regardez ce qu'il assène comme une nécessaire vérité première :

"L'intérêt de la TVA sociale est d'élargir aux consommateurs le financement de l'État-providence. Ce faisant, elle diminue le coût du travail. Elle réoriente vers l'offre le profil d'une économie, la nôtre, dont le moteur est la consommation intérieure plus que l'exportation"

 

Le consommateur qui, il se trouve est aussi producteur ou désireux de l'être est aussi celui qui finance la répartition de la protection sociale pour faire un tout du monde du travail qui détermine globalement son appartenance de classe va donc à la place des entreprises (cache sexe des capitalisation diverses et variées réalisées contre le travail) en pesant sur la consommation intérieur celle des familles pour favoriser les exportation qui gonflent les marges et arment les délocalisation.


Le Monde surf sur un consensus global sur le "besoin de restaurer les marges" alors que les profits s'accumulent et que la crise de la production industriel est du essentiellement au poids des acteurs financiers (banques, assurances etc.) qui pompent à la source les capacités d'autofinancement ainsi que la priorité de rémunération du capital dans le secteur.


Tous les acteurs du champ politique, parce qu'ils considèrent le travail comme un marché, accepte de ce fait la foire à l'humain, y compris ceux qui disent mettre l'humain au centre de leur projet. D'ailleurs sur ce point le capital (rapport social d'exploitation) ne s'y opposera pas puisque seul l'exploitation du travail humain ^produit la plus value à extorquer pour permettre l'accumulation du capital (argent).


Si le travail est une marchandise l'outil qui le produit ne peut être que soumis à la loi de l'offre et de la demande au nom de la loi de la valeur. C'est en creux ce que dit l'article du Monde et ce qu'acceptent tous ceux qui construisent leur projet à l'intérieur des limites indépassables du marché …dont celui du travail.


Charles Beigbeder, le flibustier financier décoré par le factotum du capital logé à l'Elysée avait en son temps mis en scène la tombe de Karl Marx dans un spot publicitaire. Preuve que les vérités mises à disposition par Marx les tirent toujours par les pieds.


Il serait bon que dans l'espace progressiste politique et syndical, ceux qui postulent à parler au nom du monde du travail et de ses intérêts, retrouvent le chemin de leur bibliothèque et plongent ou se replongent dans l'étude de celui que la capital n'a jamais cesser d'avoir comme livre de chevet. Cela évitera de prendre ce que dit Le Monde pour argent comptant et aidera à contrer les prétentions du capital.


http://meyroune.elunet.fr/public/meyroune.elunet.fr/Marx_est_mort.jpg 

 

L'article du Monde : 

De l'art de gâcher une bonne idée

 | 30.01.12 | 20h57

Nicolas Sarkozy a ouvert dimanche 29 janvier un débat fondamental pour l'économie française. Il faut l'en féliciter. Le président de la République, candidat à sa réélection en mai, a posé la question de la compétitivité des entreprises nationales. Elle est au cœur du malaise hexagonal. Mais elle ne concerne pas que la France. Tous les grands pays industrialisés, du moins ceux qui ont tenu à développer un État social fort, débattent de cette affaire.

En somme, il s'agit, en ces temps de globalisation économique, d'imaginer d'autres sources de financement de l'État-providence que celle qui consiste à en faire peser une grande partie sur les entreprises.

D'où cette idée de TVA sociale. M. Sarkozy dit ne pas aimer l'expression, mais c'est bien de ça qu'on parle. Le chef de l'État a donc annoncé le transfert sur les consommateurs d'une partie des charges qui pèsent sur le travail. Au risque de l'incompréhension et de l'impopularité.

La proposition est d'une actualité particulière. Elle intervient à un moment où la France - comme les États-Unis et bien d'autres pays, notamment en Europe - entend répondre aux défis des délocalisations. A l'instar des États-Unis, qui veulent réhabiliter le "made in American", il s'agit de promouvoir le "produit en France". Il est symptomatique et heureux de constater que tous les candidats déclarés manifestent ce même souci. Le débat porte, légitimement, sur la méthode.

On relèvera à ce sujet que le professeur Sarkozy, devant seize millions de téléspectateurs, a commis une bourde au milieu de sa leçon en affirmant que le Royaume-Uni ne disposait quasiment plus d'industries. En fait, le poids de l'industrie dans le PIB britannique est légèrement supérieur à ce qu'il est dans le nôtre...

En revanche, le président parle vrai quand, défendant son projet, il pointe la perte de compétitivité de nos entreprises ces dernières années. Cela peut se concevoir face à la concurrence du Sud émergent. C'est beaucoup plus grave quand il s'agit de parts de marché perdues par la France au sein même de la zone euro.

L'intérêt de la TVA sociale est d'élargir aux consommateurs le financement de l'État-providence. Ce faisant, elle diminue le coût du travail. Elle réoriente vers l'offre le profil d'une économie, la nôtre, dont le moteur est la consommation intérieure plus que l'exportation.

Les économistes sont divisés. Partisans et adversaires de la TVA sociale se retrouvent à droite et à gauche. Les critiques portent sur les risques d'inflation ; ils font valoir que la question de la compétitivité ne se réduit pas au coût du travail.

La proposition Sarkozy a ses mérites, mais la méthode est étonnante. Elle consiste, à trois mois du scrutin, à forcer une réforme-clé du financement de l'État social sans se donner le temps d'une large consultation. S'il avait voulu gâcher une bonne idée, le président ne s'y serait pas pris autrement. La démocratie commande qu'il fasse de la TVA sociale l'un des éléments de son programme de candidat, pas qu'il l'impose, comme président, à la hussarde.

 

 

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