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le crotale encore, il doit être démis même si ce n'est que symbolique au regard de la politique du pouvoir.

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Tandis que le peuple fait le ménage à La Réunion,

dans les Antilles ils fourbissent les balais pourt Gueant 

 

 

Enfin des réactions au niveau requis .


Regret quand même que cela soit laissé au seul courage politique des élus des DOM TOM. 


On attend avec impatience une intervention d'un parlementaire qui montre qu'il ne s'agit pas seulement d'une question de l'affront à une partie du peuple mais bien l'ensemble de celui-ci qui subit la veulerie des propos du crotale des saussaies.


En attendant, tandis que les réunionnais interdisent à la führerin de faire le paon dans leur Isle les antillais montent la barre vers le niveau nécessaire :


 "Il y a désormais une seconde missive, pour signifier cette fois à M. Guéant qu'il n'est pas le bienvenu en Guadeloupe, signée des présidents du conseil régional, Victorin Lurel (PS), et du Conseil général, Jacques Gillot (divers gauche).

Les deux hommes débutent leur lettre ouverte ainsi : " Fidèles à notre indéfectible attachement aux principes républicains et démocratiques, nous avons toujours veillé, en tant qu'élus de la Nation, à faire le meilleur accueil aux membres du gouvernement en visite officielle aux Antilles, quand bien même nous ne partagerions pas les mêmes sensibilités politiques. Mais aujourd'hui, c'est pleinement conscients de l'importance symbolique de notre geste, et mus par le même sens du devoir républicain, que nous avons pris la décision de ne pas vous accueillir en Guadeloupe."

Et de poursuivre, en détaillant la liste des griefs retenus contre M. Guéant : "Les faits sont malheureusement là, têtus : Par vos " dérapages " verbaux répétés et assumés à l'égard des étrangers et des Français issus de l'immigration (...) ; par votre circulaire qui durcit considérablement l'obtention de visas pour les étudiants étrangers qui aiment la France et qui souhaitent y débuter leur vie professionnelle en mettant leurs compétences à la disposition de notre pays ; par votre volonté sournoise d'interdire en pratique l'accès à la naturalisation à des immigrés présents sur notre sol de très longue date et qui ont démontré pleinement leur désir d'intégration ; par vos propos consternants sur la hiérarchie des civilisations, vous tournez résolument le dos aux valeurs fondamentales de la République, auxquelles nous Antillais, dont les ancêtres ont connu l'esclavage et la colonisation, restons attachés encore davantage que d'autres."

Plus loin, les mots sont aussi durs, associant à M. Guéant le président de la République, M. Sarkozy : "Nous avons peine à croire que la vie politique française serait devenue, sous Nicolas Sarkozy, à ce point dévoyée, que la fin justifierait tous les moyens, même les plus immoraux. Aurions-nous donc perdu en France la boussole des valeurs humanistes et de tolérance qui fondent notre vivre-ensemble ?" En conclusion de leur missive MM. Lurel et Gillot font un rappel : "En décembre 2005, afin de marquer son indignation suite au vote d'une loi reconnaissant "le rôle positif de la présence française outre-mer", Aimé Césaire avait refusé de rencontrer le ministre de l'intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy, en déplacement en Martinique. Nous avions alors tous, outre-mer, salué la portée de son geste. "

Les deux hommes précisent, qu'à leur tour, ils ne se rendront pas à l'aéroport pour accueillir M. Guéant, pas plus qu'ils ne l'accueilleront dans leurs collectivités, même si elles lui restent ouvertes." (le monde)

 

Notons qu'à l'heure où cette page est mise en ligne (7février 21h30) , l'Huma ne produit qu'une réaction très généraliste d'un responsable du PG datée du 6février mais rien du PCF ni de ses groupes parlementaires. L'ennemi étant ici et d'abord Guéant l'extrême droite et leur commune idéologie il n'y aura pas sur cette p@ge et sur ce point de commentaire.  

Après avoir relu la question qui a fait sortir la droite de ses gonds, rien dedans qui ne soit au niveau de la dénonciation indispensable de l'ignominie des propos du sinistre de l'interieur. La seule question qui reste pendante c'est de savoir si le Troll élyséen va poursuivre dans son soutien à son porte flingue.

Le Figaro se plaint que l'on avait pas vu de ministre quitter l"hémicycle depuis l'affaire Dreyfus (à Vérifier) mais c'est vrai que c'était l'époque ou la droite de d'alors se vautrait comme celle d'aujourd'hui dans la veulerie raciste la plus abject.

Comme dit souvent la mère de La Canaille : les chiens ne font pas des chats.

Chacun sait ici l'amour immodéré qu'on porte ici au PS. Ce n'est pas demain la veille que La Canaille prendra la tête d'une croisade pour porter la social démocratie à la tête du pays. Mais quand un homme tient tête, avec courage, à la réaction la plus infecte, c'est à ses côtés qu'il faut se tenir pour renforcer cette digue.

Ce gouvernement, cette droite ne peuvent ne doivent recevoir la moindre excuse. C'est à eux de s'excuser et de destituer le petit rabatteur du "fn" pour redonnner de la dignité au débat politique. Enfin, dignité, à l'impossible nul n'est tenu.


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