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Gaza ce 29 novembre

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La Canaille en était à vouloir ciseler un point de vue sur la reconaissance "en pointillé" par l'ONU d'un état palestien quand lui est revenu en tête l'article de Serge Halimi dans le diplo de décembre trouvé hier en kiosque.


Un point de positif réglé par rapport à l'article : Paris a annoncé que la France votera oui à l'admission de la Palestine à l'ONU.


Un point négatif  avec les attendus de la résolution de l'UE (stigmatisée à juste titre par le KKE grec), texte insuportable, porté entre autre par les vers (retirons le "T"), considérant une forme de légitime défense à Goliath pour piétiner David. Position qui rejoint l'idée de Fabius sur "l'équilibre des ripostes" totalement déconnectée du réel et des causes des menées à visées entre autres électoralistes de Nétanyahou.


Oui le texte de S. Halimi qui parce que pointant le réel n'est pas consensuel.

 

Il est mesuré au sens où il donne la bonne dimensiuon des problèmes et dénonce la violence d'un état qui s'oppose à la création d'un état voisin du sien préférant dit-il la "négociation directe" ; à sa façon : celle du bombardement, de l'espionange aérien permanent, du bull dozer, de la spoliation et l'annexion interdite par le droit international.

 

 

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Mais comme tous les soutiens à l'agression sont maintenant titulaire du prix Nobel de la paix pourquoi s'économiser sur les explosifs? 

 

 

Tout est simple à Gaza...
par Serge Halimi, décembre 2012

« Aucun pays n’accepterait que des missiles tirés de l’extérieur de ses frontières pleuvent sur ses citoyens. » En énonçant ce constat de bon sens, le président des Etats-Unis ne pensait pas aux Palestiniens de Gaza, proies impuissantes de bombes ou de missiles israéliens parfois largués par des F-16 ou des hélicoptères Apache de fabrication américaine.

Depuis des années, avec une régularité lancinante, les mêmes travers scandent la relation des événements en Palestine. D’abord, celui qui consiste à rabâcher une histoire borgne dans laquelle le « terrorisme » des assiégés justifie forcément la « riposte » des assiégeants. Ensuite, celui qui accorde l’impunité à un belligérant doté d’une supériorité militaire écrasante se grimant en victime juste avant d’enclencher une nouvelle escalade armée. Enfin, celui qui fait valoir la nature démocratique d’Israël, dont le gouvernement inclut pourtant une extrême droite raciste représentée au sein du cabinet par le ministre des affaires étrangères.

Le « printemps arabe » aurait-il changé si peu de choses au Proche-Orient qu’un même scénario puisse se reproduire à Gaza quatre ans après l’opération « Plomb durci » (1) ? Analysant l’évolution de la région depuis 2011, Hussein Agha et Robert Malley ont relevé récemment la faible pertinence des grilles de lecture habituelles : « Les Etats-Unis sont alliés à l’Irak, qui est allié à l’Iran, qui soutient le régime syrien que les Etats-Unis entendent renverser. Les Etats-Unis sont également alliés au Qatar, qui subventionne le Hamas, et à l’Arabie saoudite, qui finance les salafistes, inspirateurs de djihadistes décidés à tuer des Américains (2). » Au moins, à Gaza, les choses ont d’abord paru plus simples… Affaibli par son pari raté en faveur du candidat républicain Willard Mitt Romney, M. Benyamin Netanyahou comptait se refaire une santé électorale sur le dos des Palestiniens. Il a donc estimé que les tirs de roquettes sur des villes israéliennes l’obligeaient à châtier une nouvelle fois le Hamas, incapable selon lui de les empêcher. Il a seulement « oublié » que ces tirs ont commencé le 10 février 2002, à une époque où l’armée israélienne bivouaquait encore à Gaza.

Dans cette affaire, l’Europe s’est comportée comme un relais diplomatique de Tel-Aviv. Et la France a contribué à cet alignement. Début novembre, en présence du premier ministre israélien, le président François Hollande a jugé utile de chapitrer l’Autorité palestinienne, trop tentée selon lui « d’aller chercher, à l’Assemblée générale des Nations Unies, ce qu’elle n’obtient pas dans la négociation (3) ». De quelle négociation au juste parlait-il ? Quelques jours plus tard, le ministre des affaires étrangères Laurent Fabius a résumé en ces termes les prodromes de la crise à Gaza : « Il y a eu des tirs de roquettes pendant tout le week-end contre Israël ; et, du coup, Israël a répliqué (4). » Le plagiat des déclarations officielles américaines ne doit pas devenir le destin de la diplomatie française.

Serge Halimi 

 

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