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El condor clamsa (♫ ♫ +bio du musicien)

Accompagnement musical en mémoire de tous les démocrates argentins

 

http://www.france5.fr/et-vous/userdata/c_bloc/69/69958/480_67314_vignette_argentineles500bebesvoles-11.jpg

 

 

 

 

Tango d'Osvaldo Pugliese (voir biographie en bas de p@ge)

 

 


 

C'est le nouveau p'tit père du Vatican qui va faire la gueule. Il vient de perdre une de ses ouailles parmi les plus controversée parmi ses fidèles.

Souvenez vous il y a quelques semaines, nous parlions ici de celui qu'il disait ne pas connaitre tellement il était infréquentable. 

Jorge Rafael Videla est passé ad patres sans avoir besoin d'être jeté depuis un avion en plein vol, un de ses sports préférés dont il jouait avec ses opposants, les démocrates argentins, à qui il faisait découvrir pour une unique fois le saut en parachute sans parachute.

Témoignage :

« En 1977, j'étais lieutenant de vaisseau affecté à l'ESMA. J'ai participé à deux transferts aériens de subversifs. On leur annonçait qu'ils allaient être transportés dans une prison du sud du pays et que, pour éviter les maladies contagieuses, ils devaient être vaccinés. En fait, on leur injectait un anesthésique à l'ESMA puis une deuxième dose dans l'avion, d'où ils étaient jetés à la mer en plein vol. Il y avait des transferts chaque mercredi. »

Témoignage du Capitaine Francisco Scilingo, In 'El Vuelo' d'Horacio Verbitsky, créateur du Centre d'études légales et sociales (CELS), une des organisations de défense des droits de l'homme argentines.

Videla participant à l'actualisation à grande échelle en Amérique du Sud ce qu'en Algérie 20 ans plus tôt dans l'armée française on appelait "les crevettes de Bigeard").

Ce brave paroissien, homme pieux, communiant tous les dimanches, sans remord avait justifié ses actes. Il avait admis pour la première fois, dans un livre publié l'an dernier, que le régime qui gouverna l'Argentine de 1976 à 1983 avait assassiné entre "sept mille et huit mille personnes" et avait fait disparaître les corps "afin d'éviter des réactions de protestation à l'intérieur et à l'extérieur du pays", affirmant un peu comme un Lamerding à Oradour  "qu'il n'y avait pas d'autre solution", estimant que "c'était le prix à payer pour gagner la guerre contre la subversion".

Capable d'aller sans aucun état d'âmes jusqu'à l'ignominie : En juillet 2012, Jorge Rafael Videla avait été condamné à cinquante ans de prison à l'issue du procès sur le vol de bébés de disparus sous le régime militaire (1976-1983). La justice avait alors reconnu l'existence d'un "plan systématique" de vols d'enfants d'opposants, un crime sans précédent dans l'histoire des dictatures."

Devant le tribunal qui le jugeait en il avait revendiqué, expliquant comme un clinicien devant des étudiant en médecine le pourquoi du rôle joué par les forces armées.

Il avait accusé "toutes celles qui ont accouché d'être des militantes actives de la machinerie du terrorisme", ajoutant qu'elles "ont utilisé leurs enfants comme boucliers humains".

Condamné à la prison à vie en 1985 pour soixante-dix assassinats, des centaines d'enlèvements et de cas de torture d'opposants.

Après avoir bénéficié en décembre 1990 du pardon décrété par le président Carlos Menem (néo-péroniste, 1989-1999), il est arrêté en 1998 pour l'enlèvement des nouveau-nés. D'abord assigné à résidence, il est à nouveau emprisonné le 10 octobre 2008, puis condamné en 2010 pour crimes contre l'humanité. (Lors du même procès L’ex-général Luciano Menendez écopera de la perpétuité pour crimes de "lèse-humanité".)

Videla sera le bras argentin de l'opération Condor, une internationale noire du crime de masse politique.  Une gestapo internationale chargée de coordonner et mener la chasse aux rouges génériquement appelé subversifs dans les pays dirigée par les dictateurs de l’époque (Chili, Bolivie, Brésil, Uruguay, Paraguay). Organisée non pas comme le dit l'Humanité de ce jour avec ne singulière retenue "avec la coopération de la CIA" mais à partir de la maison Blanche, La CIA étant aux commandes comme elle l'a été en Grèce ou en Italie dans les années immédiatement antérieures.

L'évènement est peut-être encore trop frais pour que la presse de notre pays ne rappelle à l'occasion que les pratiques des tortionnaires sud américains sont celles de l'école française du renseignement militaires enseignée aux militaires sud américain à Fort Brag aux USA entre autre et avec zèles par des gens comme Aussares (un des tortionnaires des patriotes algériens) qui ira ensuite jusqu'en Amérique du Sud (Brésil Chili et autres) pour structurer les escadrons de la mort) 

C'est un grand ami d'une certaine France qui vient de crever. Celui de l'OAS, des factieux de tout poils, un admiré de Le Pen*, qui expliquait que « dans la guerre révolutionnaire, l'ennemi c'est la population » ; « à quoi sert la torture », affirmant aussi qu'il fallait « exécuter » les victimes torturées. Videla avait été un bon élève.

Ce soir la terre sera un plus légère.

La Canaille à une forte pensée pour la communauté argentine de France et plus largement vers tout ceux qu'il a pu croiser dans les manifs, meetings ou rassemblement, à la fête de l'Huma, leur regard à la fois emprunt de tristesse et de fierté et le courage sans la rage qui éclaire leur visage quand monte la musique de Buenos Aires.

On imagine l'émotion, les souvenirs et les poings serrés mais aussi la libération que suscite la mort d'une de ces ordures.

 

 

*fin décembre 1993, en tournée en Amérique latine, Le Pen a tenu  une conférence de presse à Buenos Aires. Interrogé sur la dictature militaire qui, de 1976 à 1983, a fait près de 10.000 tués et disparus, le président du Front national a déclaré: «Le pire ennemi qu'un pays peut avoir est le communisme. Ceux qui s'y sont opposés ont bien mérité de leur pays et du monde entier. Ils devraient être remerciés.»

 

Après cela, un peu de lumière et d'oxygène pour aérer cette page fétide : 

Connaisez-vous Osvaldo Puglièse :

http://1.bp.blogspot.com/_kQ26CFYI9QA/Sd1sgjjvyHI/AAAAAAAAAcQ/Gxzmm1_dPRQ/s400/pugliese.jpg

Membre du Parti Communiste Argentin depuis 1938, organisateur dans les années 1930 du syndicat des musiciens et artiste de Cabaret.

Souvent emprisonné. Son orchestre alors jouait avec un oeillet rouge sur le piano.

Reprend son activité au grand jour à la chute de la dictature militaire meurt en 1995 à 90 ans.

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Commenter cet article

caroleone 18/05/2013 19:25


Bonsoir Rouge canaille,


 


Tu m'en apprends une bonne, je n'avais pas reçu de faire-part hélas, ça m'aurait fait péter une bouteille c'est sur ! Bon, j'espère que ce vilain oiseau ne va pas aller se chamailler avec sa
copine thatcher aux enfers.....quoique, le bac à sable est brûlant, cela pourrait être drôle.


Merci beaucoup pour la découverte de Pugliese, c'est excellent.


 


Amitiés de caroleone

Txakal 18/05/2013 18:59


J'espère que cette saloperie de Videla aura beaucoup souffert avant de crever comme la raclure qu'il était. Qu'il ne repose jamais en paix!