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Docteur Manolis et Mister Glezos [♫ ♫]

http://athens.indymedia.org/local/webcast/uploads/greece12.jpg

Un homme debout et qui ce cède pas face à la répression, ça leur donne de l'irritation

 

Tout un symbole.

 

Le journal au titre mondialisé que La Canaille ici épingle a été crée en Espagne l'année ou la Peseta rejoignait le serpent monétaire européen. Et, sauf démenti, comme il ne sont pas nés l'année de la création du titre, il ne semble pas que ceux qui l'ont lancé aient laissé une marque indélébile dans la lutte antifranquiste.


Regardez bien. Mesurez combien même quand l'hommage s'impose, la haine viscérale arrive à sourdre par tout les pores de la peau de tambour qui sert d'épiderme à ces haut-parleurs de l'idéologie dominante :


Leurs réflexes articulent les mots les un aux autres : Manolis Glezos est un apparatchik,puisque communiste, en plus depuis 70 ans.

 

[2012-70=1942] 1942.

 

Que faisait ceux de son âge qui sont toujours aujourd'hui aux manettes politiques ou (et) économiques ?


Et puisqu'après avoir cherché, il refuse d'accompagner le virage  de la reconversion au libéralisme que tous les ex communistes "honnorables" ont pratiqué avec plus ou moins de zèle, ce n'est pas apparatchik mais (apparatchik)2  qui devrait figurer mais là quand même ils n'ont pas osé.

 

Par contre comme il est apparatchik "mais" symbole national et qu'il fait le lien entre populaire et national par l'exigence de souvreraineté,  alors on se rattrape en réécrivant l'histoire ou en habillant Manolis Glézos sur mesure :


Docteur Manolis Mister Glezos.

 

"La foule est pacifique"- "il est déchainé et s'embarque dans les embrouille". L'article aurait été du Monde et non d'El Mundo c'est presque un glissement pour le traiter de "Gremetz" pour trouvez un point de comparaison. (La canaille n'est pas certain que l'un comme l'autre aient à en rougir...d'autant que rouge ils demeurent).


Suit derrière deux mensonges de taille. Un ancien par omission aussi habituelle que structurelle sur la guerre civile en taisant ses raisons et le rôle de Churchill pour faire de la Grèce un porte avion de l'Otan au coeur de la méditérrannée. Churchill qui  usera de tous les moyens pour éliminer la résistance grecque (jusqu'à une des comdamanations à morts de Glezos en 1948) allant (c'est lui qui en est à l'origine) jusqu'à exclure la grèce des pays à indemnise des dommages de guerres nazis dont les conséquences durent jusqu'à ce jour (1953).


Le second mensonge dans l'actualité quand on lit que "C'est à cette période que l'Etat, corrompu, a commencé à accumuler des dettes phénoménales" alors que l'UE, la BCE et autres outils savent comme le disent les communistes grècs , à la Drachme près, dans quelle poche pour quel placement dans quelle banque suisse ou quel placement immobilier de Londres les capitaliste grecs et ceux de la classe politique qui les ont servi ont fait transiter l'argent  donnée soit-disant pour moderniser une économie autosuffisante et exportatrice en pays indiustrialo et agricolo dépendant (savez-vous que grace à l'UE maintenant la grèce importe des pommes des poires quand les armateurs Popes et capitalistes de tout poil dont les sidérurgistes se font des scoubidous en or massif avec les fond reçus?

 

L'Histoire a déjà installé manolis Glezos. Qui se souviendra du comité de rédaction d'El Mundo ?

 

Comme la Canaille n'est pas censeur, plutôt que ne tirer que les extraits qui alimentent sa colère, il vous laisse le papier dans son entier. Jugez !


 

On peut dire de ces rédactions qu'elles se projetaient plume d'un Beaumarchais ; elles ne sont que pisse-copies au Figaro.

 


GRÈCE
Manolis Glezos, l’éternel résistant
22 février 2012
EL MUNDO MADRID
Manolis Glezos au Parlement grec, à Athènes, en février 2012.

Manolis Glezos au Parlement grec, à Athènes, en février 2012.

AFP

A 89 ans, il est l’une des figures des protestations contre l’austérité. Apparatchik du parti communiste depuis 70 ans, il est aussi un symbole national depuis le jour de 1941 où il a osé décrocher le drapeau nazi de l’Acropole.

Toutes les manifestations grecques ont plusieurs points communs. Elles ont toutes lieu sur la place Syntagma. La plupart des manifestants sont des citoyens pacifiques, scandalisés par les plans d'austérité et l'incapacité de la classe politique à gérer une catastrophe financière sans précédent.

Il y a un autre point commun : à chaque fois, on retrouve un vieil homme déchaîné en pleine action. Il est tout devant, au centre, sans pour autant être un chef. C'est une figure de premier plan, certes, mais c'est aussi un homme comme un autre. Il est âgé, oui, et fragile, mais aussi passionné que les autres. Il s'embarque toujours dans des embrouilles.

Une lueur d'espoir pour toutes les nations

En mars 2010, un policier lui a envoyé du gaz lacrymogène et il a dû être emmené en lieu sûr. Ce mois-ci, il a subi la même attaque, au même endroit. Il s'est évanoui et a dû être emmené à l'infirmerie du Parlement. La police le considère comme un agitateur. Il s'appelle Manolis Glezos et il mène le même combat depuis 70 ans. Il en a 89.

Quatre grands événements ont marqué l'histoire contemporaine de la Grèce : l'occupation nazie, la guerre civile, la dictature militaire et l'effondrement du système financier. Manolis Glezos les a tous connus.

L'événement qui l’a marqué à jamais a eu lieu quand il était jeune. Dans la nuit du 30 mai 1941, alors que les nazis occupaient tout son pays, il s'est faufilé en douce jusqu'au sommet de l'Acropole en passant par une grotte avec Lakis Santas, un camarade et ami.

Ensemble, ils ont réussi à décrocher le drapeau nazi de son mât et à s'éclipser sans que les gardes ne se rendent compte de rien.

La valeur symbolique de ce geste fut immense. Ce simple acte de défi, pendant l'une des périodes les plus obscures de la guerre, se transforma en une lueur d'espoir pour toutes les nations occupées du monde.

La fin de la Seconde Guerre mondiale n'a pas sonné la fin des souffrances pour la Grèce. Une guerre civile de quatre ans a alors commencé, opposant l'armée de la nouvelle république grecque aux guérillas communistes – les plus efficaces dans la résistance contre les nazis. Ce nouveau conflit a laissé le pays encore plus divisé et exsangue.

Manolis Glezos était un membre éminent du parti communiste et le directeur de son journal officiel. En tant que tel, il a été fait prisonnier à de nombreuses reprises. Il a été condamné à mort deux fois et a été élu député alors qu'il était en prison. Au total, il a passé presque 16 ans de sa vie en prison ou en exil. (un peu succint comme survol non ? note CleR)

Tous les moments cruciaux de l'histoire de la Grèce

“Manolis Glezos est le symbole de la conscience collective grecque, explique Nilos Marantzidis, qui enseigne les sciences politiques à l'université de Macédoine à Thessalonique. Son acte révolutionnaire pendant la guerre a été le moment décisif de sa carrière. Mais ses idées politiques ont changé avec le temps. Le Glezos des années 50 est très différent de celui des années 80. On remarque tout de même une constante tout au long de son parcours : pour lui, la Grèce est une nation unie qui doit constamment lutter contre des ennemis étrangers.”

Dans les années 1980, Manolis Glezos, alors membre de l'EDA (un parti de gauche), s'est présenté à trois élections en tant que représentant du PASOK, le parti socialiste dirigé par Andreas Papandréou, qui a gouverné la Grèce pendant l'essentiel de ces années. C'est à cette période que l'Etat, corrompu, a commencé à accumuler des dettes phénoménales.(le second mensonge majeur-note CleR)

“Pendant les années 1980, le pays a développé un nouveau discours pour se décrire et affronter le passé, analyse Nilos Marantzidis. Manolis Glezos était en bonne place pour être le personnage principal de cette histoire.”

C'est peut-être pour cela qu'il a réussi à rester une figure politique aussi longtemps. Très peu de gens ont réussi à être présents à tous les moments cruciaux de l'histoire de la Grèce contemporaine.

La crise financière grecque arrive à un tournant. Depuis 2 ans, un flot continu de mesures d'austérité a anéanti l'économie et les citoyens perdent patience. Evidemment, le peuple descend dans la rue. Et Manolis Glezos est là à chaque fois, accompagné de son camarade d'indignation, Mikis Theodorakis, un compositeur légendaire âgé de 87 ans.

118 camarades exécutés

Manolis Glezos est âgé, mais on ne dirait pas qu'il fêtera ses 90 ans en septembre. Nous parlons de ce dont parlent tous les Grecs : la crise financière. “Actuellement, la seule solution est d'organiser des élections générales, assure-t-il. Notre système électoral est sens dessus dessous. Le gouvernement est complètement déconnecté de ce que veut le peuple. Il faut des élections et il faut que les partis de la gauche s'unissent, laissent de côté leurs différends et saisissent l'occasion de gouverner.”

Manolis Glezos a des idées très claires concernant l'avenir du pays. Selon lui, la Grèce devrait refuser de payer un seul euro de sa dette “odieuse”. Il a une stratégie en 5 points pour réformer l'économie. Il sait exactement ce qui doit être fait pour ressusciter l'industrie lourde et il a émis des propositions pour restructurer son infrastructure énergétique... Et il est convaincu que la Grèce doit exiger de l'Allemagne les réparations qu'elle lui doit depuis la guerre.

Tout au long de sa carrière, il a toujours été partisan de la démocratie absolue, du droit du peuple de se gouverner lui-même. Lorsqu'il était maire de son village natal, Apiranthos, sur l'île de Naxos, il a brièvement mis en place un système d'autogouvernement en 1986.

On pourrait mépriser certaines de ses idées et de les considérer comme les errements d'un vieil homme (c'est ce que font certains), mais personne ne peut nier la puissance des idées qu'il représente, tout comme la manière dont il s'est servi (avec honneur) de son propre symbolisme pendant 70 longues années.

Quand on lui demande ce qui le motive, ce qui entretient son ardeur après toutes ces années passées à lutter, il répond : “118 amis. J'ai perdu 118 camarades. Ils ont été exécutés pendant la guerre civile. A cette époque, avant chaque bataille, on se fixait des objectifs, on annonçait nos rêves et nos buts, parce qu'on savait que tout le monde ne reviendrait pas vivant. On voulait que les survivants parviennent à réaliser quelques-uns de ces rêves. Et c'est moi qui ai survécu le plus longtemps.”

Traduction : Leslie Talaga

 


 


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