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Charonne. Le rendez-vous du 8 février [♫ ♫]

http://www.ldh-toulon.net/local/cache-vignettes/L277xH300/manifestant_blesse_charonne-516da.jpg

"Ainsi, ce « massacre d’Etat » fut dans une large mesure prémédité, même si cette violence s’accordait aux attentes de certains policiers que l’idée de casser quelques crânes communistes n’effarouchait guère."(Olivier Wieviorka)

 

 

Parions que pas plus que pour le 70ème anniversaire de Chateaubriant la télé officielle couvrira l'évènement.


Notons que le "troll du CAC qu'a rentes", jusqu'à l'heure de mise en ligne de cette p@ge, n'a pas encore trouvé moyen d'engager une opération de récupération; les élections arrivent et il a besoin de ses fonds bruns pour lier les sauces de sa tambouille. 


On sait que la météo n'est pas clémente, mais plus on sera nombreux plus les corps et la mémoire auront chaud.


 

 

Charonne-manif-commemo-1.JPG

Charonne-manif-commemo-2.JPG

 

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R

Charonne est pour moi d'un poids particulier. J'étais alors en reportage avec Max Léon en Sibérie, à la cité scientifique d'Akademgorod, nous étions dehors par moins trente degrés près d'un
bâtiment plein d'ordinateurs quand un employé est venu en courant nous dire qu'il y avait eu des tués dans une manifestation à Paris. Nous n'avons pas pris sur l'instant la mesure de ce qu'il
nous disait, et il n'était pas commode à l'époque de se mettre en relation avec Paris. C'est après notre retour que Charonne a pris pour moi tout son sens, avec tout particulièrement la part de
ces camarades qui travaillaient à "l'Humanité", et encore plus particulièrement pour moi avec ce nom de Fanny Dewerpe, pour moi la petite Fanny Kapchuich, copine de mes dernières années de
jeunesse, 1945-1946... Nous nous étions connus, toute une jeune bande d'étudiants, au local de l'Union de la Jeunesse Républicaine de France du Quartier latin où on entendait parler du marxisme,
du socialisme, du communisme par le professeur Maublanc, ou Pierre Hervé, ou d'autres. Nous allions nous balader, joyeux, fraternels, dans Paris ou sur la ligne de Sceaux (ancêtre du RER). J'ai
été reçu plusieurs fois chez les parents de Fanny, dans leur logement derrière la Poste des Grands boulevards, à deux pas de la République. Ayant pris un travail, j'ai perdu de vue Fanny, mais
j'ai toujours gardé le souvenir précis de son visage, qui était barré d'une veine bleue, elle avait un caractère vif. Plus tard, journaliste à "Ce soir", j'ai appris qu'elle s'était mariée avec
Dewerpe qui travaillait aussi à "Ce soir", et qui a été lui aussi, je crois, tué dans dans une manifestation. Cela pour dire que les héros peuvent avoir cette proximité qu'a eue pour moi Fanny
Dewerpe, cette vivante chaleur. J'ai ressenti, je ressens souvent le besoin, de rappeler ce souvenir que j'ai de Fanny, qui ne s'est jamais éteint au bout de 67 ou 68 ans. Je ne crois pas que ce
soit inutile de le faire, pour qu'on ressente un peu plus ce qu'est la valeur d'une vie humaine. Fraternellement, Robert Lechêne
C


un commentaire qui quoique mis immédiatement en ligne sera certainement repris pour publication comme page dans la livraison du 8 février. Merci de ce précieux témoignage.