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Changement d'horaire à la SNCF la forme et le fond.&♫ ♫


http://www.pichenot-bouille.fr/Media/Images/Realisations/Rouen/Rouen-35.jpg

 

Comment à partir d'un Tirefond parler des Institutions?


Depuis des jours les radios tv, autres média ne cessent de nous expliquer que le changement d'organisation des dessertes ferroviaires est dû à la nécessité d'une régénération de plus de 5000km de lignes.

Si aucun cheminot ne contestera l'urgence de ces travaux, il ne faudrait pas que cela masque le fond de l'opération.

L'accélération d'un délabrement évident est d'abord causée par les politiques suivies depuis des décennies où les coupes claires dans les effectifs, les restructurations des établissements qui ont diminué en permanence les moyens de l'entretien, liés au désengagement de l'état. Si celui-ci se rémunère grassement sur le résultat de l'entreprise, il ne donne pas les moyens ne serait-ce que du maintien à niveau des infrastructures. Ce point est réel.


Mais, mais, mais, méfiez vous de ces truands.


Deux opérations sont en cours dans la mise en place du cadencement qui en soit n'est pas une idée forcément négative.



http://bures.front-de-gauche.fr/files/2011/01/jpg_AGCS-d8249.jpgLa première aux conséquences immédiates : la fin massive définitive du concept de correspondance. A partir du 11 décembre, le train de grande ligne (TGV ou autre) arrive après le départ du TER (et réciproquement) qui auparavant assurait la continuité des dessertes et participait à cette égalité de traitement en chaque point du territoire.

 

Pourquoi ? Pour faciliter les termes de la mise en concurrence des opérateurs pour l'exploitation des TER en sectionnant le lien historique entre les trafic démembrer le système productif intégré quitte ensuite au nom d'une expérimentation passer en force par-dessus les populations qui par leur votes aux élections diverses ont partout (et même en Alsace) exigé que la SNCF reste opérateur unique.   


La seconde opération est encore plus insidieuse. Et sauf à ce qu'on nous démontre publiquement le contraire y compris dans des débats contradictoires, la SNCF, avec l'accord du liquidateur Pepy, laisse à disposition de RFF les sillons de circulation les plus intéressant pour l'arrivée de concurrent sur les dessertes grandes lignes.


Parce que si Simone, par haut parleur interposé, à été mobilisé pour vous dire que votre train est maintenant à 12 ou à 43, c'est parce que les sillons à heure ronde générique sont gardés aux chaud par RFF et seront offert au plus offrant. L'état et RFF installent ainsi la concurrence intra modale des opérateurs, ouvrent en force l'acces au réseau ce qui  conduira à écrémer les sillons les plus rentables et à abandonner les autres sauf à les faire subventionner par les collectivités territoriales et donc pomper les finances publiques vers les grands groupes qui portent les opérateurs privés.


Derrière sont embusqué les grand groupe du BTP à qui RFF va demander d'assurer entretient et maintenance contre grasses rétributions. Ils ont pu se faire la main grâce aux PPP mis en place par Gayssot.


Cela a un nom : c'est la privatisation.

 


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Au point où nous en sommes et plutôt que de laisser les cheminots se battre seul contre ces mesures, pourquoi ne pas aller exiger de tous les candidats qui vous sollicitent sur des valeurs annoncées de gauche, en les assurant que le rassemblement et l'action les obligeront à le respecter, l'engagement de revenir à un service public qui n'est pas celui que le PS s'est concocté pour ne pas chagriner le capital mais celui que les populations exigent d'avoir à disposition ? Cela toutes les élections à venir.


Les Communards appelaient cela le mandat impératif et révocable. Il est LE levier de la démocratie. Dans son appel aux électeurs du 22 mars 1871, le Comité central de la Garde nationale, installé à l'Hôtel de Ville depuis la soirée du 18 mars, précise sa conception de la démocratie : "Les membres de l'assemblée municipale, sans cesse contrôlés, surveillés, discutés par l'opinion sont révocables, comptables et responsables".


Plutôt que de regarder la courbe des sondages pour savoir si Sarkozy peut être battu, ne serait-il pas plus efficace pour votre SNCF mais aussi pour votre EDF, GDF, Poste, vos télécom la santé l'école etc. de descendre dans l'arène pour fixer, vous, les objectifs et les  règles du jeux pour y parvenir ?


http://blog.fanch-bd.com/images/commandes/tableronde_jeunesse.jpg

 

Ce n'est pas une question à la marge elle traverse les Lumières pour arriver jusqu'à nous et éclaire le débat entre souveraineté populaire et souveraineté nationale : Montesquieu qui pour grand esprit qu'il fut avait un sens aigüe de ses intérêts de classe avait dit " «Il y avait un grand vice dans la plupart des anciennes républiques : c'est que le peuple avait droit d'y prendre des résolutions actives, et qui demandent quelque exécution, chose dont il est entièrement incapable. Il ne doit entrer dans le gouvernement que pour choisir ses représentants, ce qui est très à sa portée.» on croirait du François Hollande mâtiné de Bayrou ; en plus châtié. En tout cas des armateurs bordelais aux lobbyistes bruxellois la trajectoire est limpide.


Le mandat impératif est lié à la notion de souveraineté populaire définie par Rousseau. Il s'y opposera lui aussi en constatant : " « La souveraineté ne peut être représentée par la même raison qu’elle ne peut être aliénée ; elle consiste essentiellement dans la volonté générale, et la volonté ne se représente point. [...] Les députés du peuple ne sont donc ni ne peuvent être ses représentants, ils ne sont que ses commissaires ; ils ne peuvent rien conclure définitivement. » Est-ce un travers ou un atout ? Les penseurs des Lumières fidèles en cela à leur classe postulent que la souveraineté populaire s'opposerait à la souveraineté nationale. Dans un régime politique qui a choisi la souveraineté nationale, les élus représentent l'ensemble de la nation. À l'inverse dans le cas d'une souveraineté populaire, les élus détiennent un mandat impératif et ils représentent les électeurs qui les ont élus. Ils doivent leur rendre compte.


Si les services public appartiennent à la nation celle-ci n'est crédible que portée par la souveraineté populaire. La plupart des régimes non monarchique de droit divin actuels ont choisi la souveraineté nationale, et rejettent donc le mandat impératif pour mieux s'affranchir de l'obligation de rendre des compte aux peuples tant il sont mobilisé à donner des gages au capital. Le consensus des chefs d'état de l'UE et de leur opposition officielle pour faire payer la crise du capital au peuple est de cet ordre.

La raison de fond du changement d'horaire de la SNCF est une pierre de leur ligne Maginot une ligne il faut la contourner ou mieux l'abattre.

 


 http://josselinboireau.europe-ecologie.net/files/2011/03/services-publics-tout-doitdisparaitre2.jpg

 

 

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