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Amnistie, postures de campagne et positions de classe

 

http://npa2009.org/sites/default/files/images/manu-amnistie-8910.preview.jpg

 

 

Voila qui va faire encore hurler le sieur Le Roux sur ces gauchistes qui refusent de gérer avec lui. [Voir hier et ici :  Le Roux petit chaperon et les grands méchants rouges]


 
 

L'occasion de regarder avec qui lui, sans état d'âme il gère : 

 

Avant de passer à la nouvelle agression contre la sécu qui se produit, comme par hasard sous la gouvernance de ceux qui se sont fait élire en promettant de la défendre, retour sur les arguments et positions des opposés à la "proposition de loi portant amnistie des faits commis à l’occasion de mouvements sociaux et d’activités syndicales et revendicatives".


 
 

Pour juger sur pièce, le texte de ce que le PS considère comme l'arrivée des hordes rouge sur les marches de la bourse :

 

 



13-05-17--Projet-Loi-amnistie-Senat.JPG

 

 

 

Et ici le lien pour aller jusqu'au texte du Sénat

Ensuite l'argumentation du parti dominant et ce que font les "zotres" les citations sont extraites de l'article  http://www.politis.fr/squelettes-v4/images/logo_blogs.png.    [l'amnistie sociale et union sacrée]  dans

 

 

"Thierry Mandon, l’un des porte-parole du groupe PS, a expliqué sur LCP que le texte sur l’amnistie sociale n’était « ni fait, ni à faire ». Outre que l’appréciation a dû aller droit au cœur des sénateurs socialistes qui ont beaucoup amendé le texte initial pour accepter de le voter, le 27 février, cette appréciation n’est guère plus flatteuse pour la Commission des lois de l’Assemblée qui a examiné le texte le 24 avril, quelques minutes après qu’Alain Vidalies, ministre des Relations avec le parlement , ait rendu public le veto du gouvernement.

 

Ce jour-là, ladite commission a expédié la proposition de loi du Front de gauche en 1h20 chrono. Seuls le socialiste Patrick Menucci, le député EELV Sergio Coronado et les rapporteur, le député du Nord (FdG) Marc Dolez y étaient favorable. Leurs collègues PS, UMP, UDI, FN et Extrême droite ont fait front commun contre cette amnistie. Avec des arguments assez similaires "

 

Regardons-y d'un peu plus près.

Si la droite ne vote pas contre une mesure présentée par un gouvernement dit de "gôche", c'est soit que le rapport des forces lui interdit de le faire soit qu'elle y trouve son compte.

 

Quand on voit le nombre de patrons et d'avocats spécialisés dans le droit des affaires qui siègent sur les bancs de la minorité parlementaire, et si nous consultons le journal des débats du Sénat, on voit bien que la position de l'A.N. est au diapason du recul opéré par le gouvernement.

 

Quand La Canaille parle des transformations voire mutations opérées dans l'ADN de la SFIO puis du PS nous en avons là la preuve. Le PS n'est pas battu pour devoir reculer, il avance et anticipe vers ceux qu'il nous disait il y a un an vouloir combattre.

 

Reste un élément passé un peu trop sous silence : l'opposition de l'extrême droite à cette loi d'amnistie (la même qui en permanence bat la campagne pour la "réinstallation dans leurs droits et carrières" des fascistes de l'OAS et des derniers nazillards d'époque encore en vie (les nazillons d'aujourd'hui sont encadrés par les ex fascistes de l'OAS enfants de la génération précédente).

 

Donc ce n'est pas contre principes d'une loi d'amnistie que les élus FN s'opposent mais bien à qui elle doit s'appliquer.

 

Après la présence officielle, es qualité gouvernementale, de ministres devant les stèles de l'OAS à l'automne dernier, la boucle se boucle.

 

Il s'agit bien de choix de classe fait pour satisfaire les 200 familles de 2013 et les patrons du CAC 40 qui gèrent leur capital.

 

Th. Lepaon est au cœur du vrai quand il énonce "Vous avez le choix entre les forces de progrès et de la réaction".

 

http://www.francetvinfo.fr/image/74vtxijqu-2de3/908/510/1992064.jpg

 

 

Le 16 mai devant le "Palais Bourbon" dénonciation des ânes de l'ANI qui persistent dans l'A.N.

 

La réponse n'a pas tardé. C'est clair.


 

Tant sur la nature anti ouvrière et réactionnaire du FN que sur le choix du PS de servir la soupe au patronat, cela doit être dit et redit, preuves ici apportées à l'appui.


 

Le PS a fait le choix de se mettre au coté du FN et de l'UMP. Comme à Creil, il va le payer dans toutes les élections à venir.


 

Si la classe ouvrière, l'ensemble des salariés et leur famille ne hausse pas le ton ils vont maintenant attaquer le gros œuvre pour désintégrer la sécu. 

 

 

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