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Une fois la vague affalée, dans quel état sera la grève ?

Toute pratique étant pratique d'une théorie,

mesurons l'état des lieux pour agir

afin de les transformer

Une fois la vague affalée, dans quel état sera la grève ?

Chacun aura pu mesurer la discrétion de Canaille le Rouge durant les semaines de ce moment politique où la question du combat anticapitaliste comme seule issue n’a pas ou si peu été posée, voire considérée par l’immense majorité des intervenants dans le débat politique comme une obscénité. Désolé de paraître peut-être obscène, mais hors de ce débat, point d’issue féconde pour répondre aux exigences populaires.

En notant que pour le premier comme pour le second tour La Canaille n’a pas manqué de combattre l’extrême droite fasciste et la droite qui sur bien des points l’a courtisée dès le premier tour.

Pas question non plus de s’aligner sur des candidats dont les programmes décidés en vases clos, hors de la colère et des exigences sociales, portent tant ici des mesures antisociales, voire démagogiques que là le refus de combattre l’alignement impérialiste dans l’OTAN. En faisant mesurer que toutes, institutionnelles, restent en dehors de l’exigence de capter toute la richesse produite par le travail pour l’affecter aux besoins collectifs hors de la rente, de la spéculation et de l’accumulation.

Il ne s’agit pas ici d’une fuite ou d’un refus, mais d’un acte délibéré qui s’est poursuivi dans la dénonciation du comportement inadmissible de ceux qui se disant "de gauche" ont laissé un électorat dont ils revendiquent être propriétaire libre de voter fasciste voir en sous-mains les ont incité à le faire. Combattre Daladier-Reynaud en votant Pétain Laval, quel insupportable effondrement des valeurs républicaines. Là est la véritable obscénité.

Il faut pour se sortir de cette situation revenir sur ce qu’est l’élection présidentielle par nature antidémocratique puisque source de pouvoir personnel. C’est un piège permanent pour le pays. Avec le quinquennat et la complicité de ceux qui l’ont cautionné ou ont refusé de le combattre, maintenant, tous les 5 ans, sans disposer du moindre point de levier pour tordre la politique en cours, les électeurs sont appelés à se précipiter dans une nasse remise à neuf pour l’occasion et de se mettre aux chevilles et aux poignets des entraves dont ils ne seront libérés que pour aller choisir un modèle plus robuste permettant de contenir la colère sociale.

Ainsi s’organise ce cheminement politique vers plus d’autoritarisme et plus d’atteintes à tout l’espace social culturel associatif pour servir la rente des oligarques à base française qui tiennent les rênes du pays.

Faut-il accepter de s’asseoir tous les cinq ans autour de la table de ces tricheurs-menteurs-truands ?

Et comme si la leçon ne suffisait pas, à peine la nasse se refermant, celui qui prétend à lui seul mener le combat contre la présidentialisation du régime appelle à se rallier à son panache blanc, proposant ainsi une 3e couche avec durcisseur à un fonctionnement délégataire qui est la source de toutes les solutions que le capital sait entretenir pour maintenir sa domination.

Cela montre la nature des orientations qu’il propose. Crier "constituante constituante ! " en profitant du désert politique anticapitaliste ambiant et en usant des ressorts idéologiques de la constitution en place (quelle drôle de façon que de combattre l’église en disant vouloir s’installer dans le haut du clocher qu’on dit vouloir abattre), en ne faisant JAMAIS référence au préambule de notre constitution actuelle gravée en 1946 permettant en s’appuyant sur le peuple de s’affranchir du clocher et de descendre place de la République pour s’en prendre aux Bastilles au rythme et sous la forme que le peuple à droit de choisir pour se libérer de la domination du capital. Le Général Boulanger de la Canebière ne veut l’envisager, ses condottieres du Hainaut et de l’Île de France faisant chœur autour de lui pour couvrir de leur voix la colère qui chercherait par d’autres voies à s’exprimer.

À l’évidence, le débat politique ainsi biaisé n’offre pas d’issue immédiate. Au mieux des recompositions internes à la marge où le risque de voir les émules de Pinochet, disciples de Franco Mussolini Orban, grâce aux financements de Poutine marquer notre pays encore plus de leur empreinte.

Seul un mouvement populaire lucide, déterminé, affirmant sa volonté de s’extraire du confinement politico idéologique ambiant, pourra construire une issue pérenne à ce piège.

La responsabilité du syndicalisme de classe, du mouvement d’éducation populaire, de la culture, de toutes les associations de masses pour se rassembler et construire cette exigence est engagée. Si des forces politiques, sans volonté hégémonique ni tentative de canalisation à leur profit de l’indispensable dynamique, veulent s’y joindre, elles pourront y trouver une place utile dès lors qu’elles s’inscrivent dans le respect de tous. Mais d’expérience nous mesurons qu’elles ne peuvent apporter et porter d’alternative tant qu’elles resteront enkystées dans les replis du système qui permet au vieux monde de survivre.

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