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Démense culturelle

Isoler l’agresseur, rassembler

et combattre pour la paix.

Pièges et impasses, la route reste à tracer.

Démense culturelle
Un mois de guerre. Un mois que les troupes d’une Russie sous la coupe d’oligarques et menée par l’un d’entre eux ont engagé une agression contre un pays, qu’on l’accepte ou pas, devant le droit international est devenu souverain.

De même qu’au XIXesiècle et au XXe, les armées coloniabxles de la France d’alors n’étaient pas la France mais les armées d’un gouvernement impérialiste déployant ses forces dans la barbarie pour s’assurer du pillage des terres « conquises » et se construire un empire colonial, l’armée déployée par la Russie de 2022 n’est pas la Russie mais l’armée d’un gouvernement impérialiste déployant ses forces militaires pour s’assurer de la maîtrise des richesses de l’Ukraine et reconstruire l’empire Russe démantelé par la Révolution d’octobre 17 pour enrichir les oligarques qui ont remplacer la cour des Romanov.

Un peu comme le MEDEF appelle à mettre fin à l’épisode 1944-1950 en France, Poutine à une autre échelle travaille pour la plus grande joie des tenants de l’exploitation salariale et coloniale à refermer la « parenthèse » d’octobre 17. Avec en prime ce sinistre tour de force de réussir par son agression à faire passer pour des démocrates résistants la partie la plus ultra réactionnaire et ouvertement nazie assumée et revendiquée de la réaction ukrainienne.

Si les mesures de rétorsions politiques et économiques pour isoler les maîtres du kremlin, dont leur chef et leur butin planqués dans les paradis fiscaux, sont justes et peuvent s’inscrire dans les moyens à disposition de l’ONU pour faire battre en retraite l’impérialisme Russe – que ne sont-elles utilisée contre toutes les autres agressions impérialistes régulièrement et massivement dénoncées par l’assemblée générale des Nations-Unies – la censure imposée à la culture aux artistes en général, au sportifs (avec pourquoi pas un un traitement particulier pour artistes ou sportifs installés dans ou haut parleurs délibérés de l’état oligarchique) est d’une bêtise sans nom.

Ici et là se multiplient des actes de racisme culturel ou sportifs qu’on aurait pu croire impossible.

Mettre à l’index Tolstoï et Dostoïevski, Prokofiev et Borodine, retourner les toiles de Chagall ou Kandinsky quand le Louvre tient boutique chez l’autocrate émir d’ Abu Dhabi, pré-censurer les sportifs au nom du régime et de la politique de leur pays quand les émirats et la sanguinaire Arabie Saoudite bombardent depuis des mois la population du Yémen avec les armes que nous leur fournissons par ponts aériens, les mêmes qui accueillent sponsors et compétitions des organisations qui décrètent le boycott des sportifs (pour nombre d’entre eux opposés à l’agression), en quoi cela travaille-t-il pour la Paix ?

Alors que nous arrive depuis ce point culminant de l’humanité cette image de fraternité dans la station spatiale internationale, avec semble-t-il des Russes manifestant d’entrée une exigence de paix, retirer – comme cela a été fait – Gagarine de la liste des références spatiales internationales pour dénoncer Poutine pour protester contre l’invasion de l’Ukraine est aussi crétin qu’aurait été de retirer Verdi l’Opéra de Paris pour dénoncer Mussolini, ou de condamner Goya pour dire non à Franco.

La paix est un combat parce qu’il faut toujours un rapport de force pour l’imposer et qu’elle ne vient Jamais par la volonté des fauteurs et meneurs de guerre mais des conditions politiques qui les paralysent. L’universalité de la culture, le rayonnement des fraternités sportives sont d’importants points d’appuis et ceux qui les passent à la tronçonneuse de l’idéologie dominante alimentent les bellicistes.

Mais rien ne remplacera la construction à engager dès maintenant par les peuples se réappropriant le combat progressiste, puisant dans leur mémoire mais inventant dans les condition d’aujourd’hui les outils politiques dont ils ont besoin pour construire une paix durable sur terre. Jamais la phrase de Jaurès n’aura été aussi explicite :

« le capitalisme porte la guerre comme la nuée porte l’orage » l’internationale des oligarques et leurs dégâts tuant la planète et l’humanité en apporte le terrible témoignage.

A ceux qui s’activent à sortir de l’affiche la musique Russe pour dire non à Poutine, faut-il rappeler ce qui n’est pas qu’une anecdote mais en fait un grand moment de fraternité humaine. Celui qui m’araconté cela était présent ce 24 décembre au soir, à Auschwitz. Un jeune déporté FTP-MOI communiste et juif nommé Henri Krasucki a sifflé pour ses camarade de baraque . Ils étaient gardés par des SS du régime le plus honnie de l »histoire de la planète, un pouvoir d’une sauvagerie inouie installé en Allemagne par le capital Allemand. La musique sifflé par Henri, la 9e symphonie de Beethoven, était celle d’un Allemand nommé Ludwig van Beethoven. A méditer.

 
 
 
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