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Le juge et l'uniforme. SUGE et Police

La relativité là aussi

est de mise.

Le juge et l'uniforme. SUGE et Police

Le 3 juillet, un homme après avoir menacé d'un couteau les voyageurs en gare d'Ermont (95) s'en prend à un groupe d'enfants.

Les cheminots de la surveillance générale de la SNCF (assermentés et armés) font usage de leurs armes et abattent l'homme.

La justice est saisie. Rien de plus normal.

Là ou il y a matière à reflexion c'est que dans une situation équivalente où des policiers abattent un forcené (la presse écrira "neutralise"), le témoin assisté en poste à Beauvau sort un communiqué de soutien et de félicitation voir promesses de récompense pour ceux de ses subordonnés concernés.

Là, les deux cheminots sont  mis en examen pour "meurtre ".

Cela doit être le variant police-justice de la loi de la relativité.

Entendons nous bien. Il ne s'agit pas ici de contester à la justice son devoir d'investigation dans de telles situations, mais juste de remarquer qu'à l'intérieur des dispositifs régaliens mis en place par la société pour se protéger, il  existe une curieuse hiérarchie concernant les qualifications possibles des faits.

Et pour ne rien dire des bavures meurtières commises de sang froid par certains fonctionnaires de police (des exemples célèbres émaillent le Val d'oise) qui quoique mis en examen ou reconnus coupables par la justice bénéficient après jugement de la protection statutaire voir ont des promotions.

Ci dessous, le communiqué de la fédération CGT des cheminots :

 

LA CGT SE TIENT AUX CÔTÉS DES CHEMINOTS DE LA SUGE

Ermont Eaubonne

 | Fédération
 

Le 30 juin dernier, les cheminots de la surveillance générale étaient sollicités pour intervenir en gare de Ermont Eaubonne suite à la présence d’un individu manifestement menaçant.

À la vue des agents, l’individu prenait la fuite. À l’approche d’un groupe d’enfants, il brandissait une arme blanche.

Les cheminots de la SUGE, dans le cadre de leurs prérogatives et des dispositions prévues par la loi, ont fait usage de leur arme à feu.

L’individu est décédé des suites de ses blessures.

Cette situation dramatique met à nouveau en exergue les conditions de travail souvent difficiles dans lesquelles évoluent les cheminots, et notamment ceux chargés d’assurer la protection des personnes et des biens et la continuité du service public ferroviaire.

Les enquêtes en cours devront faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame.

Dans l’attente de ces conclusions, la Fédération CGT invite la direction SNCF à les accompagner tant juridiquement que psychologiquement.

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