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militaires factieux

Ne ni surestimer,

ni surtout sous-estimer

l'évènement.

Mesurer ce que ce moment révèle

de l'état d'esprit d'une part

des cadres de la défense.

C'est le débat républicain ,

celui de la démocratie 

militaires factieux

Devant l'appel à la rejoindre lancé par la Führerin du F-Haine en direction de la guirlande de quelques galonnées aux rêves de miradors et de sang, les droites se présentant comme respectables s'insurgent devant l'appel de cette autre droite qui, osant plus clairement s'afficher, le serait  moins. Mais n'exigent pas, là, le respect de ce qu'ils nomment "l'état de droit"

Certes en appeler et soutenir des mlilitaires astreint à un constitutionnel devoir de réserve -lui formel et écrit dans la loi- est d'une total illégalité. La patronne de l'officine fasciste est hors la loi. Cela doit la conduire à rendre des comptes devant la justice au même titre que ceux à qui elle s'adresse. Mais n'en rester que là ne poserait pas les vrais questions, celle auxquelles le gouvernement s'empresse de ne pas répondre : Quel lien républicain entre le Pays, la nation et son armée ? 

Souvenons nous de Luc Ferry appelant à ce que l'armée tire sur les G.J.,  Ségolène Royale en 2002 demandant à ce que face à la colère de la jeunesse, l'armée soit appelé à être présente dans les lycées. c'est un reflexe récurent de la réaction française. 1948, 1871, 1907, les massacres dans les villes ouvrières l'armée déployée par les gouvernements pour briser des grèves.

Quand les crises grippes le fonctionnement de la société, crises due aux choix de ceux qui ont la main sur la composition et le commandement de l'armée, chez les nostalgiques du maréchal ou du bon temps de colonies, les vieux reflexes remontent souvent en surface.

Cela pose la question du lien "République-armée-Nation"

Dès lors que le besoin d'arvoir une force militaire pour défendre le pays de toute agression extérieure reste posé, les formes de cette armée est enjeu d'affrontemment dans le champ des idées et donc par nature un enjeu de classe.  Armée de métier ? Armée de conscription ? Armée populaire ? Cela repose le débat de son statut de celui de ses cadres.

Il est évident que pour les héritiers des grades à particules aristocratiques dont les patronymes scandent les promotions, l'idée même d'armée populaire, née de la révolution qui chassera leurs ancêtres avant que le 1er Empire les réinstale, leur donne un prurit insoutenable.

Le choix d'abandonner l'armée de conscription tant les professionnels en place, ulcérés par l'échec du putsh d'alger, échec construit entre autre par la mobilisation républicaine du contingent, ont travaillé sans discontinuer, au nom de la technicité de l'armement et  de l'harmonisation au sein de l'OTAN  à déconsidérer le conscrit comme un sous soldats corvéables à merci, dépouillé de sa citoyenneté. Ils ont fabriqué l'espace de l'abolition de la conscription au profit d'une armée de métier ne répondant plus aux impératifs de la constitution mais à ceux décidé par un PR désigné comme chef des armées.

Un Président s'arrogeant le droit de lire et interpreter à sa guise la constitution. Coupant ainsi le lien armée-nation dans le moment ou bardés de son passé coolonialiste et répressif des mouvements sociaux, parmi les membres des états-majors, de nombreux cadres liés aux lobbyies militaro-industriels prennent un ascendant sur l'institution militaire au point d'avoir réussi à la privatisation quasi totale des industries de défense.

Cette mandature présidentielle marquant le fait que la ministre en charge de la défense a été reléguée au rôle de VRP de luxe chargée d'engager la signature de l'Etat pour garantir les contrats passés avec tous les pouvoirs dictatoriaux de la planète, le chef de l'Etat se réservant le droit de piloter le déploiement des forces armées dans des opérations extérieures"OPEX" qui derrière le paravent de la lutte contre le terrorisme intégristes rekligieux servent à garantir les intérets économiques de l'impérialisme français en Afrique et sur les océans.

Pendant ce temps les culottes de peau, cornichons héréditaires formant caste des ultra-réacs fascisant parmis les  St Cyriens et aparentés, sont laissés libres d'y aller Franco dans leur purulent brain-storming pour joyeusement tenter de pinocheter l'espace politique du pays.

Que cette brochette cacochyme s'offre le droit de s'affranchir de ses obligations, dans un milieu ou l'obéissance et le respect des lois sont présumés être vertus inviolables parce que sacrées,  montre à la fois la peur de classe mais aussi le niveau de déliquescence des instances républicaines où l'ont conduit la pratique du pouvoir durant ces 20 premières années du 3e millénaire.

La meilleurs façon d'interdire à l'armée de sortir de ses caserne c'est d'une part de s'appuyer sur la part Républicaine de ses cadres et personnels de rang pour isoler les factieux , les mettre hors d'état de nuire en usant pour cela des outils contenus dans la loi, ils sont précis et circonstanciés.

Hors des casernes, une fois encore ce n'est pas en scandant "Union union" sans définir par un débat profond, engagé bien au dela du simple cercles des outils régaliens (justice police armées ), mais bien en posant la question comme débat politique, enjeu  de l'avenir démocratique, qu'une issue sera trouvé. Sinon...Sinon ? 

Toutes les hypothèses, même les pires resteraient possibles.

face à cette forfaiture bien organisée et la molesse des réaction du pouvoir, la CGT a rendu publique la déclaration suivante : 

Menaces publiques de coup d’État militaire : la CGT appelle à la vigilance et exige une enquête approfondie

Le 21 avril dernier, date anniversaire de la tentative de putsch des généraux pendant la guerre d’Algérie et de la première qualification de l’extrême droite au second tour de la présidentielle, le site du journal d’extrême droite Valeurs actuelles a publié un texte, signé par 20 anciens généraux, concluant sur une menace de coup d’État militaire.

Enjoignant le gouvernement à faire preuve de plus de fermeté à l’égard d’ « un certain antiracisme », « de l’islamisme et des hordes de banlieue », cet appel décrit un pays qui serait au bord de la guerre civile et se termine sur une menace d’intervention des forces armées « dans une mission périlleuse de protection de nos valeurs civilisationnelles et de sauvegarde de nos compatriotes sur le territoire national ».

Ce texte est cosigné par plus d’un millier d’autres personnes dont les noms ont été publiés avec leurs grades militaires.

Vendredi 23 avril, la présidente du Rassemblement national (RN) a salué le « courage » des auteurs de cette lettre ouverte et les a appelés à la rejoindre, dans le cadre de sa campagne présidentielle.

Ce n’est que le dimanche 25 avril, dans la soirée, que la ministre de la Défense a réagi, qualifiant ce texte séditieux d’ « irresponsable » et en minimisant sa portée, au motif que cette initiative serait limitée à des militaires retraités.

Pour la CGT, cette menace publique de putsch revêt un caractère d’une exceptionnelle gravité.

La neutralité de l’armée et sa subordination au pouvoir civil sont des principes républicains avec lesquels il ne peut être question de transiger. Les forces armées ont un rôle de défense et de maintien de la paix et ne doivent, en aucun cas, intervenir dans la vie politique.

La réaction de la présidente du RN confirme d’ailleurs combien son idéologie est antinomique des fondements de notre République. Le développement des thèses d’extrême droite au sein des forces armées appelle une réaction forte.

Cette affaire confirme la nécessité de renforcer le contrôle citoyen des domaines touchant à la défense. La CGT souligne, à ce propos, que le Conseil supérieur de la réserve militaire, au sein duquel elle siège, n’est plus réuni à la fréquence prévue par les textes. Il s’agit pourtant d’un lieu essentiel d’intervention citoyenne et de l’indispensable lien Armée-Nation. C’est à ce même titre que la CGT se prononce pour que le droit à la
syndicalisation dans un cadre confédéré soit reconnu pour les militaires.

Les autorités exécutives et judiciaires doivent d’urgence diligenter les enquêtes et procédures qui s’imposent concernant ce réseau subversif d’extrême droite, ses possibles ramifications au sein des forces armées et ses liens avec des forces politiques, au premier rang desquelles le Rassemblement national.

Fidèle à son combat pour la démocratie, indissociable de la lutte pour la défense des intérêts des travailleuses et travailleurs, la CGT appelle à la vigilance et à poursuivre les mobilisations contre le racisme et les idées d’extrême droite.

Montreuil, le 26 avril 2021

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