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Lits de médecine lourde, de réa et d'urgence et privatisation de la santé

Lits de médecine lourde, de réa et d'urgence et privatisation de la santé
La courbe garde son orientation inexorable  avec plus de 4000 lits supprimés depuis 2017

La courbe garde son orientation inexorable avec plus de 4000 lits supprimés depuis 2017

Malgré toutes les circonlocutions et contorsions pour éviter de parler de l'évidence de la part du pouvoir, à partir d'une étude officielle qui confirme la fermeture massive de lits dans les hôpitaux et cliniques, le liens avec le choix délivbré de priver la France de ses outils de lutte sanitaire s'affiche sans contestation possible.

Il s'agit la encore des choix qui s'inscrivent dans l'espace de concurrence libre et non faussée.

En voilà les preuves.

Sur les 3036 établissements de soins recensés, 17 500 lits permettant aux patients de dormir à l'hôpital ont été fermés en six ans. Une tendance qui ne faiblit pas, au contraire : entre 2017 et 2018, 4 172 lits ont encore disparu.

À lui seul l'hôpital public, qui en a perdu 13 631, représente 78 % de l'ensemble des suppressions de lits, alors qu'il représente 61,5 % de la capacité totale. Les établissements privés à but non lucratifs (associations…) et lucratifs se partagent le reste. Ces fermetures représentent 5,3 % des capacités de l'hôpital, tombées à 395 693 lits. On est loin des 3,4 % dans le secteur privé non lucratif et des 2 % du secteur privé lucratif.

Un argument est mis en avant : l'hospitalisation de jour. 

Canaille le Rouge n'a ni compétence ni autorité à juger de son importance. De ce que lui en disent des gens bien plus compétent que lui, celle-ci est un plus dans la palette d'organisation et d'humanisation des soins et de prise en charge. Mais il a été utilisé comme outil de la casse structurelle de la santé publique et de la politique sanitaire. Cela montre son inhumanité et ses conséquences.

Les chiffres sont implacables, derrière le clinquant de la salle d'esposition, toujours aller voir magasins et coursives et qui tient le comité d'organisation pour comprendre le pourquoi de l'expo.

Le virage "tout ambulatoire" a été l'outil et le paravent de la privatisation et du branchement du secteur lucratif sur la sécu pour pomper en pêrmanence dans le reservoir abondé par la part socialisée de nos salaires et pensions., 

Lits de médecine lourde, de réa et d'urgence et privatisation de la santé

Il s'est agi d'une véritable migration-privatisation de la médecine hospitalière autour du concept de l'hospitalisation de jour remède à tous nos maux. Cela abonde les comptes et coffres des cliniques à but lucratif lesquelles ont ainsi pu créer des lits de jour : 2953 en cinq ans. C'est trois fois plus que le service public (1004), alors que ce dernier compte 1356 établissements contre 999 pour les cliniques privées lucratives.

Financé au prix de journée par la sécu, charges et frais de personnel allégés, aides à l'installation et garanties bancaires, le secteur privé est le vraie bénéficiaire  du « virage ambulatoire » que les pouvoirs publics poussent de toute leurs forces depuis dix ans. Les capacités d'accueil de jours du secteur privé lucratif ont progressé de 17,1 % en cinq ans, contre seulement 2,4 % à l'hôpital public.

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