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Repression, à partir d'un bilan à mi 2019

Bilan provisoire

hors 4e trimestre

et "neutralisation" de l'été

Repression, à partir d'un bilan à mi 2019

Ce que nous apprend la presse :

"4 005 déclarations de tir et 19 071 munitions tirées

L'année passée, les policiers ont en revanche eu beaucoup plus souvent recours à des armes dites de « force intermédiaire ». L'utilisation du pistolet à impulsion électrique a bondi de 30 %, ce qui peut s'expliquer par un déploiement plus important dans les services. On constate surtout « une hausse inédite et importante » des usages du Lanceur de balles de défense avec 4 005 déclarations de tir (+ 61 %) et 19 071 munitions tirées (+ 200 %). Nette augmentation également pour les « grenades à main de désencerclement » (+ 296 % munitions tirées).

Sans surprise, la « police des polices » impute cet accroissement aux « opérations de maintien et de rétablissement de l'ordre menées dans le cadre des manifestations ou de violences urbaines liées aux mouvements des Gilets jaunes et des lycéens durant la période du 17 novembre au 31 décembre. »"

Repression, à partir d'un bilan à mi 2019

Dix neuf mille soixante et onze. vous lisez bien, 19 071.

Il ne s'agit pas de PV déposés sur des pare-brises ou d'injonction à circuler voire à respecter la loi,  non ! Il s'agit d'acte où un homme en uniforme, fonctionnaire de la République, a eu ordre de viser théoriquement "dans les jambes", pratiquement le thorax ou la tête. Tirer sur quelqu'un usant de son droit constitutionnel de manifester.

19 071 tirs délibérés en 6 mois.

Soit en moyenne 100 à 110 par jour, en moyenne, 22 autorisations données. Vu le nombre de munitions et de tirs, ce sont 22 droits d'ouvrir ce feu qui sont capables, comme à Marseille, de tuer. 

Les gueule cassées, les éborgnés, scalpés ne sont pas des accidents de chasse où le tireur prend le ramasseur de champignons pour un sanglier, un cycliste pour un chevreuil déjà en soit condamnables, mais l'ajustement en pleine ville avec des munitions condamnées par le droit international sur des cibles humaines.

Il semble bien que par indignation légitime dans l'urgence ou par volonté en face de masquer la volonté de mater dans la violence toute velléités de contestation, ces chiffres ne sont jamais présentés de cette façon. Sauf méconnaissance de la part de Canaille le Rouge  et aucune plainte n'est engagée sur cette dimension collective de la répression.

L'étude statistique des victimes montre une sur représentation parmi les journalistes et les photographe de presse, mais les caciques de la profession, chien de garde de l'ordre établi, semblent bien à l'abris dans leur niche... fiscale d'ou il ne sortent,  en meute, que pour aboyer et mordre les victimes. Le cousinage des dogues avec le berger Lallement.

Dans la vraie vie, l'uniforme fait mordre le facteur ici c'est le locataire qui subit les mâchoires des pitbull de l'idéologie dominante.

S'il fallait un point d'orgue à cette partition, il vient au soir du 16 novembre d'être posée :

Ceux qui autorisent ici les mutilations et actions létales policière viennent de reconnaître la junte qui fait de même en Bolivie.

Ils stigmatisent le Venezuela où la police et l'armée ne massacrent pas les opposants au pouvoir démocratiquement élu.

A chacun d'en tirer enseignement.

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