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Article 3 retoqué ?

Oui mais,

c'est comme au passage à niveau :

une atteinte peut en cacher une autre

Article 3 retoqué ?

Le vendredi 15 février, des restrictions graves du droit de manifester exercées par l'État français et un usage abusif de la force ont été dénoncé sous couvert du Haut-commissariat aux droits de l’homme de l'ONU

Loi anticasseurs : l’article le plus critiqué censuré par le Conseil constitutionnel

L’article 3 aurait permis aux préfets d’interdire à des individus représentant « une menace d’une particulière gravité » de manifester pendant un mois.

En n'oubliant pas le cadre générique de ce débat est lié à la volonté de Touthenmacronaparte de casser ceux qui sont rouges dans leur tête, les chercheurs de cap qui sont jaunes sur les épaules, son ministre de l'insécurité publique préférant laisser vaquer à leurs actes illégaux les tuniqués de bruns. Ce cadre législatif fait de dispositions, elles non invalidées par les momies du conseil constitutionnel, liberticides et toutes faites pour servir de rempart pour protéger l'ordre établi.

La polémique s'enfle dans le pays.

Après que des experts indépendants du Haut-commissariat aux droits de l’homme de l'ONU ont dénoncé, vendredi 15 février, des restrictions graves du droit de manifester exercées par l'État français et un usage abusif de la force lors des manifestations de "gilets jaunes" dans le pays. Arié Alimi, avocat membre de la Ligue des droits de l'homme (LDH),estime que la critique des experts est "bien évidemment une remise en cause ferme" de la gestion sécuritaire du gouvernement français de la crise des "gilets jaunes".

Pour l'avocat, "la 'loi anti-casseurs' est un mécanisme autoritaire" et "à un moment la surdité d'un gouvernement aboutit probablement à sa perte", "une chute plus précoce que prévu".

Les experts "ont constaté que ce gouvernement avait usé excessivement de la force en utilisant des armes qui sont dites intermédiaires, mais qui sont des armes potentiellement létales", a-t-il estimé. "On a rarement vu des rapporteurs spéciaux monter aussi lourdement au créneau contre la France. Cela veut dire quelque chose. Ce qui m'étonne, c'est qu'il n'y ait pas eu la moindre réaction de nos autorités. Ni du président de la République, du Premier ministre et encore moins du Quai d'Orsay", a-t-il critiqué.

Les autorités françaises sont "sourdes au rappel uni de l'intégralité des États étrangers qui nous disent, vous êtes allés trop loin", dit-il. "Quand on a des autorités politiques qui ne comprennent plus et qui ne veulent plus entendre les Nations unies, le Parlement européen, il y a une surdité qui peut être dramatique pour l'image de la France à l'étranger et qui peut interroger sur notre démocratie et notre État de droit", affirme Arié Alimi

Sans rien retirer de ce qui précède, manque dans l'appréciation ce qui relève d'une réflexion politique à partir d'une analyse de classe, éléments que Canaille le Rouge avance ici régulièrement mais qui ne semblent pas trouver de résonance du côté des forces politiques qui pourtant se parfument d'être détentrices de la connaissance historique.

Pourquoi cette surdité du côté de l'Elysée et de Matignon ? Pourquoi cet encouragement à la répression qui pousse à ce que la place Beauvau soit considérée comme une succursale des services d'Erdogan ?

La volonté du capital de museler à tous prix et par tous moyens toute opposition à ses exigences, montre la nature de classe de toutes les fascisations de tous les régimes qui pousse à cela.

Ne pas mettre la barre à ce niveau de compréhension ne permet pas de combattre efficacement les responsables de ces pratiques et leur laisse le champ libre. On ne combat pas une foret en feu avec des petites cuillères.

Raison de plus de participer aux manifestations et rassemblements du 13 avril.

Ci après la déclaration de la CGT : 

Liberté de manifester : appel à la mobilisation nationale le 13 avril
PUBLIÉ LE 5 AVR. 2019
 
TEMPS DE LECTURE : 1 MIN.
C'est un véritable camouflet infligé au gouvernement Philippe par le Conseil constitutionnel qui a censuré l'article 3 de la loi dite "anticasseurs".

Jeudi 4 avril, le conseil constitutionnel a censuré l'article 3 de la loi "anticasseurs" du gouvernement. Cette disposition permettait  d’interdire à une personne de manifester sur la base de simples suspicions; un outil dangereux à disposition des préfets  portant atteinte à la liberté fondamentale de manifester de l'ensemble des citoyens. 

Le Conseil constitutionnel a donc estimé que les garanties encadrant cette atteinte au droit constitutionnel de manifester ne sont pas suffisantes et trop floues L'occasion de rappeler au Gouvernement que nous sommes encore dans un Etat de droit et qu'au lieu d'empêcher le peuple de manifester il serait temps de les écouter !

La CGT se félicite donc de cette censure partielle qui marque un coup d'arrêt aux dérives autoritaires d'un gouvernement resté sourd à l'urgence sociale et climatique.

Face à la multiplication de la répression, de la criminalisation des mouvements sociaux, il est indispensable de rester largement mobilisés pour la défense des libertés publiques.

La CGT appelle à participer massivement aux manifestations du 13 avril aux côtés des forces progressistes.

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