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Pepynocchio le chimiste

 

Quand le marabout de la concurrence ferroviaire 

fait ses incantations sur les ondes 

Pepynocchio le chimiste

 

Après les déclarations médiatiques du prédicateur d'un Armageddon ferroviaire où il concentrerait le commandement logistique des forces du mal, le saigneur du réseau recadré par les opposants majeur à sa stratégie de la terre brûlée : 

«LE TRAIN, ÇA DOIT ÊTRE POUR TOUS !»

Interview G.PEPY le 26.02.2019

 | Fédération
 

Une nouvelle fois, le président de la SNCF s’est adonné, avec délectation, à son exercice favori : l’interview – mensonge.
Le show « Pépycchio » n’engage toutefois que ceux qui y croient !

Le 26 février au matin, le Président de la SNCF donnait une énième interview sur BFM TV dans l’émission « Bourdin Direct ».

Son intervention télévisée est à l’image de la principale raison qui a conduit au vote de la réforme ferroviaire en 2018 : le mensonge.

Aménagement du territoire :

• Entre 20 et 25 lignes de proximité ont été fermées depuis 2010 ;
• 9 137 kms du réseau sont qualifiés de « petites lignes ».
Alors que les annonces de fermetures se succèdent, le Président Pépy assure, la main sur le coeur, qu’il n’y a pas de plan global de fermetures !
La réalité semble donc toute autre et ce n’est pas l’ouverture à la concurrence, qui est pourtant présentée comme un remède à tout, qui viendra contredire les faits.
Cette concurrence que G.Pépy qualifie de « menace » mais aussi de « chance » !

Fret SNCF

C’est le même discours qui a été tenu lors de l’ouverture à la concurrence dans le Fret ferroviaire.

Le résultat, c’est la baisse de plus de 50 % des effectifs et des marchandises transportées depuis 2006.

Nous apprécions donc à sa juste valeur le passage de l’émission où le Président Pépy affirme être « attaché au transport de marchandises », « ouvrir des lignes pour faire du Fret » et «croire aux camions sur les trains» !

Il n’y avait qu’un pas à franchir pour vanter les mérites de la réforme de 2018, notamment sur le Fret puisque le président affirme que celle-ci prévoit : « de l’argent pour les triages et les voies de service » !

Sans être exhaustif, le reste de l’interview est du même acabit.

Fermeture des guichets

Alors qu’un véritable plan de dynamitage des guichets est en cours, le président affirme qu’il désire « maintenir la vente en gare » « des cheminots dans les gares » !

Dans le même temps, celui-ci nous vend ses guichets mobiles à l’image des « petits commerçants » d’antan qui faisaient le tour des campagnes, la délivrance des billets dans les postes, les mairies, les maisons de services publics, voire dans les bureaux de tabac : « on vend de moins en moins de cigarettes ».

L’ouverture des gares

L’apothéose est atteinte s’agissant de l’ouverture des gares qu’il souhaite confier aux postiers et aux postières, parce que « à 05h30/07h00, il n’y a pas de cheminots » (rappelons au passage que 28,5 % des cheminots travaillent en service décalé).

« Qui est réveillé à 05h30 ? Le postier ou la postière ! ».

Celui qui a à son actif la suppression de 25 000 cheminots, la fermeture des guichets, des gares, des lignes, le recours à la sous traitance massive, toute en se nourrissant du service public ferroviaire tout au long de sa carrière est aussi celui qui affirme : « je crois au train, je défends le train ! ».

Cet exercice de communication cousu du fil du mensonge, encourage la Fédération CGT des Cheminots à poursuivre la bataille contre la réforme inacceptable votée en 2018, et à mettre tout en oeuvre pour que cheminots et usagers qui réclament à juste titre, plus et mieux de service public ferroviaire, obtiennent satisfaction.
Quelles que soient les oppositions, la dureté et l’âpreté des débats et les combats, la Fédération CGT rappelle que toutes ses propositions contenues dans son rapport « Ensemble pour le Fer » sont toujours d’actualité et qu’elles s’inscrivent dans le champ des possibles !

Le service public ferroviaire exploité par une SNCF publique et unique, avec des cheminots formés, correctement rémunérés, dans le cadre d’un Statut équilibré entre devoirs et droits a de l’avenir.

Sans trembler, le président Pépy dit : « nous sommes cheminots ».

Oui, nous le sommes, résolument.
PAS VOUS !

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