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2019, luttes de classe en France et le Titanic institutionnel.

 

Une crise majeure, installée dans la durée

à partir d'un mouvement social 

arrivé de là où personne

ne l'avait vu venir

 

2019, luttes de classe en France                                                        et le Titanic institutionnel.

Le Titanic et le capitalisme

grâce à leur cloisons étanches

sont insubmersibles.

Canaille le Rouge va faire de la Pub.

Il s'agit de l'article publié dans le Monde Diplomatique de Février à absolument se procurer. Il est signé  par  Serge Halimi & Pierre Rimbert. 

Des points à la marge peuvent être débattus mais globalement cela semble certainement être une des approches des plus fines permettant d'approfondir la réflexion au bout de deux mois et demi d'un moment inédit de la 5e République, moment qui marque une rupture majeure de tout un pays avec ses institutions. Un moment marqué par la grande peur de tout ce que l'ordre établi compte de relais, de ceux qui se voient recours mais ne sont qu'héritiers.

Un moment qui porte aussi l'expression de ce jusqu'où la bourgeoisie est capable d'aller pour se maintenir,  ses groupes factieux tentant d'infiltrer le mouvement, jusqu'à l'image de ce Ferry académicien (recalé) potentiel appelant à tirer sur une foule déjà soumis aux tirs de grenades et à l'éborgnage massif encouragés par le Jules Moch d'un apprenti Thiers de 2018.

Juste une citation de Jules Guesde à l'époque où il n'avait pas encore rejoint ceux qu'en 1900 il stigmatisait ainsi , citation faites par les auteurs de l'article du diplo :

Guesde énonce par quel stratagème la "classe capitaliste" (sic) parvient à se maintenir au pouvoir.

"on s'est divisé en bourgeoisie progressiste et en bourgeoisie républicaine, en bourgeoisie cléricale et bourgeoisie libre-penseuse de façon qu'une fraction vaincue pût toujours être remplacée au pouvoir par une autre fraction de la même classe également ennemie. C'est le navire à cloisons étanches qui peut faire eau d'un côté et qui n'en demeure pas moins insubmersible.

Guesde alors n'avait pas idée du Titanic qui démontrera 7 ans plus tard la fragilité des cloisons étanches. Bienvenue à bord du Titanic, reste à savoir si, quand et comment les cloisons céderont ? 

Recomposition politique et sociale

Lutte de classes en France

Au mouvement des « gilets jaunes » le chef de l’État français a répondu en lançant un « grand débat national ». Ce genre d’exercice postule que les conflits sociaux s’expliquent par des problèmes de communication entre le pouvoir et ses opposants, plutôt que par des antagonismes fondamentaux. Une hypothèse hasardeuse…

  La peur. Pas celle de perdre un scrutin, d’échouer à « réformer » ou de voir fondre ses actifs en Bourse. Plutôt celle de l’insurrection, de la révolte, de la destitution. Depuis un demi-siècle, les élites françaises n’avaient plus éprouvé pareil sentiment. Samedi 1er décembre 2018, il a soudain glacé certaines consciences. « L’urgent, c’est que les gens rentrent chez eux », s’affole la journaliste-vedette de BFM TV Ruth Elkrief. Sur les écrans de sa chaîne défilent les images de « gilets jaunes » bien déterminés à arracher une vie meilleure.

Quelques jours plus tard, la journaliste d’un quotidien proche du patronat, L’Opinion, révèle sur un plateau de télévision à quel point la bourrasque a soufflé fort : « Tous les grands groupes vont distribuer des primes, parce qu’ils ont vraiment eu peur à un moment d’avoir leurs têtes sur des piques. Ah oui, les grandes entreprises, quand il y avait le samedi terrible, là, avec toutes les dégradations, ils avaient appelé le patron du Medef [Mouvement des entreprises de France], Geoffroy Roux de Bézieux, en lui disant : “Tu lâches tout ! Tu lâches tout, parce que sinon…” Ils se sentaient menacés, physiquement. »

Assis à côté de la journaliste, le directeur d’un institut de sondage évoque à son tour « des grands patrons effectivement très inquiets »,une atmosphère « qui ressemble à ce que j’ai lu sur 1936 ou 1968. Il y a un moment où on se dit : “Il faut savoir lâcher des grosses sommes, plutôt que de perdre l’essentiel”  ». Lors du Front populaire, le dirigeant de la Confédération générale du travail (CGT) Benoît Frachon rappelait en effet qu’au cours des négociations de Matignon, consécutives à une flambée de grèves imprévues avec occupation d’usines, les patrons avaient même « cédé sur tous les points ».

Ce genre de décomposition de la classe possédante est rare, mais il a pour corollaire une leçon qui a traversé l’histoire : ceux qui ont eu peur ne pardonnent ni à ceux qui leur ont fait peur ni à ceux qui ont été témoins (...)

Dans ce même numéro, un examen entomologique de la caste au pouvoir, ses pesos ses lingots dont elle à le cul cousu, qui sont-ils,  et ce que cela révèle des liens directs entre politique menée et composition de la caste par Monique Pinçon Charlot et Michel Pinçon.

Ce même numéro comporte quelques papier à lire  sur répression policière et judiciaire une approche inintéressante sur les enjeux politique du RIC.

Bref une caisse à outil ou puiser, choisir ce qu'on y prend pour aider dans les débats

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