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Moments de décompositions politiques

 

avec qui

et comment

recomposer quoi ?

Moments de décompositions politiques

 

Au regard des problèmes urgents de l'immense majorité des habitants et acteurs premiers de l'économie du pays qui continuent de prendre des coups pendant qu'on les amuse avec ces perquisitions pour les champions, lesquelles alimentent  l'éloignement de l'engagement citoyen et conduisent à servir la soupe à ce " tous pourris " qui fait la bauge de la haine et du racisme.

Il y a ceux qui organisent ce cirque, ceux qui s'y soumettent, ceux qui en font tribune. 

Mais jamais n'est posée la question de la perversion de la démocratie et la professionnalisation de la politique qui y conduit : des gens qui ont décidé d'en faire métier vous demandent à date plus ou moins régulière de leur faire confiance sans jamais devoir vous rendre de compte avant le prochain rendez-vous électoral et durant l'intervalle ont tout mandat pour faire le contraire du pourquoi ils ont sollicité vos suffrages.

L'épisode "remaniement et transfuges, pimenté de perquisition(s)" permet de poser quelques questions auxquelles le plus grand nombre parmi les média et la quasi-totalité du " monde politique " s'empressent non seulement de ne pas répondre, mais déploient des efforts permanents et intensifs pour qu'elles ne soient pas posées.

Chacun aura certainement remarqué que cela entretient un débat qui ne touche que des personnages en lévitation politique, ces hors-sols et leur organisation qui ne cherchent qu'à rassembler derrière des chefs et non derrière des projets, ceux-ci, quand ils existent, étant soit grimés soit hochets tintinnabulants agités par les chefs et ont pour caractéristique de tous s'inscrire à l’intérieur du maintien de l'ordre existant.

Pire, c'est au nom de cette démocratie pourtant piétinée que jusqu'aux ennemis de la démocratie canal historique, celle-ci est convoquée pour éclairer toutes les facettes d'un jeu de rôle qui n'est là que pour assurer la pérennisation de l'état des choses existant alors que l'issue est son abolition. Les épisodes juridico-judiciaires en sont le dernier avatar.

Retourner la table, c'est aussi sortir de ce piège.

Ce qui précède conduit Canaille le Rouge à tenter de répondre à une question qui traverse la partie pourtant la moins perméable à ces tristes pantomimes : une reconfiguration de cet espace par l'arrivée de nouveaux entrant peut-il modifier le paysage de façon à s'affranchir du pire et de ceux qui lui tracent son boulevard ? 

Dit autrement et crûment, la trahison permanente et maintenant génétique de la social-démocratie, la faillite de ce qui fut le PCF pour avoir cherché à singer les précédents au plan national comme international laissent-elles une place pour l'apparition d'une version française et fréquentable des 5* italiens mâtinée de boulangisme même affublé d'un couvre-chef et foulard à la Bruant ? 

Non ! Puisque cela revient à entretenir le mythe des bateleurs d'estrades ou de matador à cape rose et rouge selon l'heure dans l'arène avec ses premiers rangs ou place à l'ombre pour les plus nantis, les autres regardant et devant se taire depuis le poulailler ou se cramant au soleil, les deux n'ayant de droit que celui de payer le ticket d'accès en passant par l'isoloir.

La répression qui s'abat sur les plus lucides et actifs du monde du travail montre que c'est d'abord de ce côté-là qu'il faut se tourner. D'une part au quotidien pour imposer des reculs, mais aussi en montrant que là est le vrai lieu politique qui permet de caractériser le sens ou va la société.

Pour parodier une phrase qui cette semaine tourne en boucle sur les réseaux sociaux, la France ce n'est pas lui, mais eux ; et pour qu'ils ne la touchent pas, la meilleure défense, c'est encore une fois l'attaque.

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