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Le capitalisme a vocation à tuer ; et il s'applique

 

La preuve par l'Aude

 

Le capitalisme a vocation à tuer ; et il s'applique

Jaurès disait que le capitalisme porte la guerre comme la nuée porte l'orage.

Un siècle plus tard il aurait pu ajouter, le capitalisme se "perfectionne", maintenant, il fabrique les nuées et les orages pour tuer même hors temps et zone de guerre. 

Il a fallu des heures pour que soit dégagé l'accès du nouvel hôpital de Carcassonne afin que les secours puissent y accéder.

Maintenant les ambulances peuvent passer mais il ne peut faire tous les actes chirurgicaux indispensables, produisant souffrance voire mise en danger graves de populations déjà meurtries  : les ascenseurs, les moyens logistiques et technologiques ont été inondés. 

Quand les "décideurs" (lire "hors-sol" et donc au sec), ceux qui permettent aux assureurs de drainer leur pactole vers des docks à accumulation, qui construisent l'hôpital, la caserne de pompiers, une crèche ou l'Hôtel de ville dans une zone inondable, mais laissent les zones historiquement sûres à disposition des promoteurs, ce n'est pas une défaillance ou de l'incompétence, mais un choix.

Quand les pompiers épuisés ne peuvent parvenir à faire ce que la société attend d'eux parce que le ministère, nouvellement tenu par un pilier de tripot et tapis vert ; pratique coutumière du joueur de poker, bluffant sur les moyens nécessaires justifiant ainsi ses coups de rabots, participe à liquider les budgets des collectivités territoriales pour surtout ne pas faire de la peine à la banque, ce n'est pas une faute mais un crime.

Quand les membres d'un gouvernements occupés en rencontrer patrons et banquiers ne partent pas toute affaire cessante se mettre à disposition des populations victimes d'un dérèglement climatique systémique issue des choix de leur philosophie "d'abord garantir le taux de profit et après pour les autres s'il en reste",  ce n'est pas de l'inconséquence mais des choix de classe qui confirme la dimension criminelle du système

L'urgence impose d'autres débats qu'ici des querelles d'ego, là la saveur des placebos ou encore les calculs alambiqués pour prendre la place des faillis de maintenant  qui, sans retournement total de la table, ce qu'aucun ne propose,  laisseront la place dégagée aux bottes brunes cloutées de haine.

Pour en finir avec les causes des morts, sinistres et dégâts, l'urgence politique est de rompre avec la logique d'un système paré du titre de libéralisme et qui se confirme tout azimut assassin et liberticide. 

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