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Quand le Boudu sauve des eaux

C'est ici !

Quand le Boudu sauve des eaux

Tel que, sans reprise ni retouche ou autre, c'est la reprise d’Ouest France.

Cela se passe au Phare ouest là où Canaille le Rouge a posé ses valises et a sorti sa caisse à aménager ses bibliothèques. En ce moment, c'est le festival du Bout du monde. "le Boudu"

Pas Deauville ni Dinard ni la Baule et collets montés

Pas Ploermel et ses papistes, pas les maisons de la vieille et rancie noblesse antirépublicaine,  ni les bases et usines à faire la bombe (hélas! c'est aussi là).

Non là ou la solidarité avec les réfugiés se fait en grand, et face au monde.

Pour éclairer l'horizon !

Ne reste plus à faire en sorte que Ferrand sorte. (à la connaissance de La canaille, il n'est pas venu)

Cette année, le festival du Bout du Monde à Crozon (3-4-5 août) fait une place à SOS Méditerranée. Le festivalier peut venir en aide à l’association en lui versant sa déconsigne de gobelets. Explications.

« Pour les festivaliers, c’est un tout petit geste. Et pour nous, ça peut être énorme », commente Bérangère Matta, porte-parole de l’association SOS Méditerranée en Bretagne. Elle est présente comme cinq autres personnes de l’association sur le stand de la déconsigne des gobelets, près de la scène Kermarrec.

Le principe est simple : quand le festivalier vient rendre son gobelet, il peut choisir soit de récupérer ses 1,25 € de déconsigne, soit prendre un ticket de la même somme à l’effigie de SOS Méditerranée, et le verser dans une urne destinée à l’association.

Objectif 8 800 gobelets

« Notre objectif est de parvenir à reverser les déconsigne de 8 800 gobelets (sur 14000). Cela représente 11 000 €, soit une journée de mer de notre bateau, l’Aquarius », explique Chloé Berthou-Lis, de l’organisation du festival.

Ce navire de 77 mètres, armé par 11 hommes et femmes d’équipage, embarquant aussi sauveteurs, journalistes, médecins, vient tout juste de reprendre la mer ce jeudi après un mois de maintenance à Marseille. Tout cela se déroule dans un contexte de plus en plus tendu, alors que de nombreux états européens ferment leurs ports à l’accueil…

« On a déjà fait un gros travail sur le tri, puisque nous avons été parmi les premiers à proposer des gobelets consignés, explique Jacques Guérin, directeur du festival. Et on a trouvé intéressant de mettre les festivaliers dans le coup pour aider SOS Méditerranée. » L’association a forcément besoin d’argent, « car aujourd’hui, on professionnalise le personnel de bord. Le sauvetage de masse, ça ne s’improvise pas », explique Bérangère Matta

Mobilisation citoyenne

Elle ajoute qu’« il est très important pour nous d’avoir une mobilisation citoyenne, pour le respect de la tradition maritime : porter secours à des gens en mer, quels qu’ils soient. Et il faut que les survivants soient débarqués dans des ports sûrs, pas en Libye par exemple ».

Solidarité des gens de mer

La Concarnoise Marie Zuber fait partie du staff de bénévoles qui sont présents. Elle est marin embarquée à bord des navires d’Orange qui entretiennent les câbles sous-marins de fibre optique en Méditerranée.

« En tant que marin, c’est juste insupportable de savoir que tu es en mer, et qu’il y a des gens qui se noient à côté. Ca devenait urgent de m’impliquer. » Elle fait aujourd’hui partie de l’antenne brestoise de l’association, ouverte depuis peu, et qui compte une quinzaine d’adhérents.

Au printemps, à Concarneau, elle a organisé un événement qui a connu un bel impact. « Nous avons reçu plus de 500 personnes, et collecté 8 500€ de dons. » Il faut dire que ce rassemblement était bien préparé : lectures de témoignages de rescapés par des comédiens, projections de films suivis de débats…

Une expo photos

La déconsigne de gobelets est la première action de ce type pour SOS Méditerranée sur un festival. L’association sera aussi présente au fort de Landaoudec, qui abrite organisation et communication.Dans le tunnel qui mène aux bureaux voûtés en pierre de taille, le festival expose une vingtaine de photos prises par Maud Veith, jeune photographe qui a embarqué trois semaines à bord de l’Aquarius. Elle sera visible à Rennes en octobre.

 

Les artistes ont reçu une invitation du festival pour prendre la parole sur scène et rappeler de l’opération de déconsigne.

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