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1991-2018 Du Prix Nobel de la Paix au Génocide

 

Pour certaine,

il n'y a qu'un pas à faire.

Elle l'a fait

1991-2018 Du Prix Nobel de la Paix au Génocide

"Un an après la dernière offensive de l'armée birmane contre les Rohingyas, l'ONU livre ses conclusions. « Génocide », le mot est lâché par les Nations unies. Les enquêteurs de l'organisation accusent l'état-major birman d'avoir voulu anéantir les Rohingyas et demandent une enquête internationale".

Canaille le Rouge n'a jamais été de ceux qui ont battu les estrades pour soutenir Aung San Suu Kyi. Etre victime de la répression militaire fasciste ne fait pas spontanément de la victime une progressiste par principe et combattre sans faille les premiers ne conduit pas à encenser la seconde.

La suite va hélas encore une fois montrer combien la prudence en la matière est primordiale, et ceux qui dans toutes les capitales du monde, la nôtre compris, pavoisait les édifices en son honneur et se bousculaient pour l'accueillir doivent, ou du moins devraient, s'en mordre les doigts.

Bizarre comme ils savent tous détecter un hypothétique Pol Pot derrière la cravate rouge de leur voisin mais ne voient pas la réelle Aung San Suu Kyi posant sur la photo à leur côté.

 

RFI nous apprend que 

"L'ONU dresse une liste terrifiante des atrocités commises contre les Royingyas. Les civils exécutés, les femmes violées, les villages incendiés, les disparitions forcées, la torture, l'esclavage. Toute la panoplie de l'horreur, tout ce qu'il y a d'interdit par le droit international, les soldats birmans s'en sont - selon les Nations unies - servi pour exterminer la minorité musulmane. Et ce ne sont pas des actes isolés. C'est un plan imaginé au plus haut niveau et mis en oeuvre étape par étape. Voilà pourquoi l'ONU désigne le chef de l'armée et cinq haut-gradés de l'appareil militaire birman."

L'ONU s'est interroée sur la responsabilité éventuelle du gouvernement birman. Sa réponse est sans appel

Peut-on parler de complicité du gouvernement civil ? Oui : l'ONU estime qu'Aung San Suu Kyi, la dirigeante birmane, prix Nobel de la Paix, n'a rien fait, malgré ses pouvoirs de chef du gouvernement, malgré son autorité morale, pour contrer ou empêcher les tueries.

Le gouvernement français déjà englué dans ses compromissions avec l'Arabie saoudite et les magnifiques démocraties que sont les pétro-états du moyen orient a su une fois de plus se ridiculiser :

En novembre 2017, le toujours bien inspiré Le Drian, ministre des étranges affaires de la Macronie a, nous dit le Figaro, "apporté lundi un soutien appuyé à la dirigeante birmane Aung San Suu Kyi, sous le feu des critiques pour sa gestion de la crise des Rohingyas, à l'issue d'une rencontre avec la prix Nobel de la paix en marge d'une réunion ministérielle Europe-Asie (ASEM) à Naypyidaw, la capitale administrative birmane."

 

Quelques temps avant, elle avait pu planter au côté de Fabius un arbre de la liberté dans les jardins du quai d'Orsay.

La ville de Paris qui en 2012 l'avait faite citoyenne d'honneur va-t-elle prendre ses distances avec la chef d'un gouvernement dénoncé comme génocidaire par l'ONU ? 

Rappelons que Salah Hamouri avocat franco palestinien interné administratif (comme le furent ceux de Châteaubriant) n'est pas citoyen d'honneur de la capitale, qu'il n'a pas comme l'a eu en son temps la génocidaire birmane  son portrait donnant depuis l'Hôtel de Ville de Paris sur l'esplanade de la Libération.

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