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Foot, produits dérivables, la piste aux étoiles.

Concurrence libre et non faussée.

ou les cocus de la concur.

Foot, produits dérivables, la piste aux étoiles.
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Les faits :

La petite entreprise "Breizh Club" se proclame " une jeune marque de prêt à porter,créée par une équipe 100 % bretonnes et fière de ses racines" . Canaille le Rouge se méfiant des appels aux racines, ne se fera pas le porteur d'eau de la dite enseigne.

Celle-ci se disant accusée de "concurrence déloyale", a annoncé sur les réseaux sociaux l'arrêt de la vente de son maillot de foot relooké à la sauce bretonne portant non pas le drapeau réac mais un fier goéland et deux étoiles,

Lequel faisait un tabac depuis la victoire des Bleus. 

Ce n'est pas le volatile qui fait problème mais ces deux étoiles qui pourraient éclipser la star Nike académie ; en fait grignoter ses profits.

Il faut dire que vendu 130€ pièce (cent trente) soit 925 minute de SMIC net métropolitain alors qu'il revient à 3* (oui, trois euros), soit 23 minutes de SMIC net métropolitain, la virgule mondialisée considérant  la planète comme son lieux d'aisance où s'étaler, voyait un marché de quelques milliers d'euros sur une recette de plus d'un milliard d'euros* risquer de lui échapper et surtout faire exemple pour la suite. Elle a battu alors le rappel de ses mouches à virgule.

Donc droit commercial garanti par les traités ou pas, c'est "concurrence déloyale".

Or, après le NON de 2005 (et leurs descendants ou adeptes réunis dans le fan Club de la libre entreprise à la sauce UE) quand la bande des forfaits qui vous ont imposé de force la concurrence libre et non faussée vous ont vendu en prime la privatisation et la marchandisation du sport, ceux-ci s'était bien gardé de vous préciser que cette concurrence était libre et non faussée entre Nike et Adidas , Puma ou Reebooks pouvant éventuellement tenter leur chance, mais pas pour une boite  qui de plus pas trop loin de l'atlantique viendrait narguer le géant de "Beaverton-Orégon US" qui quoique sur la côte ouest des USA n'est pas du tout pacifique dès qu'on touche à ses profits.

Mais surexploitation mondialisée oblige, la production locale à l'avantage des délais de livraison. Avec trois semaines de transport, les premiers arrivages en provenance de Pologne et de Turquie sont attendus dès début août et ne représentent que quelques dizaines de milliers de maillots.

Le gros de la production a été lancé dès le soir du titre mondial, par des sous-traitants de la firme américaine en Thaïlande. Quelques 37.000 ouvriers payés 180 euros par mois ont été attelés à produire 8 millions de maillots de l’équipe de France avec deux étoiles, révèle le Journal Du Dimanche.

Maillot qui sera vendu 130 euros pièce dans les boutiques officielles. Une jolie culbute pour Nike, qui, selon le JDD, ne débourse au final que trois euros pour produire le maillot à l’unité.

 

Foot, produits dérivables, la piste aux étoiles.

La FFF dont le très bretonnant président, lequel d'habitude sait avec les patrons ultra-réacs de la région nous la faire celto-chauvinisme grand teint, sur ce coup (ce coût ?) semble se mettre discrètement dans la roue de la major de la surexploitation de la main d'oeuvre des pays où cette exploitation à outrance et la répression des surexploités est la norme. C'est certainement liée auxqu'il y a des retombées d'attendues.

 

Premier enseignement, les étoiles du sport dès lors qu'on touche aux coffres-forts ne sont pas ajustables et encore moins opposables à celles des bannières du capital débridé.

Second enseignement : les dirigeants et animateurs des clubs qui permettent aux enfants de découvrir le bonheur du sport collectif, outre de se voir court-circuité dès que leur travaille révèle une pépite prometteuse pour le mercanto - marché aux esclaves de luxe , ont juste le droit de quémander aux équipementiers des aumônes  que le budget des sports ne pourra pas leur attribuer tant les JO et autres compétitions assurant audimat et rentes...aux équipementiers vont tout ou presque  pomper d'autant que la médaillée des JO faisant office de ministre voit son budget diminuer de 6 %.

Corollaire : le jour où au lieu de faire la manche, il les retrousseront pour rosser les patrons de l'esclavage de luxe et les draineurs d'audimat et budgets d'équipement, éjecteront les ZZzinvestisseurs dans les jeux du cirques qui privent les jeunes d'installations sportives, le jour où ils botteront le cul au VRP politiques des précédents (on apprend au même moment outre la vente des yearling du foot, les Girondins de bordeaux viennent d'être vendu à GACP, un fond d'investissement US) politico-RVP qui viennent dans les tribunes VIP mais jamais mettre les pieds à entrainement en janvier à 18h00 sur un terrain situé à 20 minutes à pied du centre-ville, alors le sport rejoindra cet espace de dignité et de plaisir où chacun pourra y trouver son épanouissement à la mesure de ses goûts et capacité.

* : Maintenant, prenez vos ardoises.

Problème.

Soit 8 000 000 de maillots à 3€ donnent 24 000 000 de coût de production.

Doublez la mise pour le transport 24+24=48, ajustons à 50 millions pour avoir un compte rond.

8 000 000 x 130 = 1 040 000 000 de recettes

Quel sera la masse de profits à répartir entre les détenteurs du capital et leurs auxiliaires commerciaux ?

Réponse :

Au bas mots une fois payés les coûts intermédiaires et autres pots-de-vin, il va rester sur cette opération au moins 900 000 000 (neuf cents millions) d'euros pour que le capital se gave de la sueur (un peu) des joueurs et beaucoup de celle qui coule à coups de trique des ouvrières et ouvriers de ces piliers de l'OTAN qui les encagent.

Ce qui pour Nike, sur la base des chiffres connus (profit d'environ 25% du prix de vente), conduit à  260 000 000 (deux cent soixante millions) d'unités monétaires libre et non faussées de profits escomptés, juste sur CE produit.

Vous le voyez, Nike a quelques raisons fondées à dénoncer la concurrence déloyale.

Ci dessous quelques données sur Nike et Adidas.

Celle-ci se disant accusée de "concurrence déloyale", a annoncé sur les réseaux sociaux l'arrêt de la vente de son maillot de foot reloocké à la sauce bretonne portant non pas le drapeau réac mais un fier goéland et deux étoiles,

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