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Disparition

 

Une grande figure

de la pensée progressiste

et révolutionnaire

vient de disparaître

 

Disparition

Une si mauvaise nouvelle.

Canaille le rouge ne fait pas que diffuser mais tient à exprimer sa peine.

Rare sont les philosophes contemporains qui osent s'affronter sans faux-fuyant aux poncifs de l'idéologie dominante.

Encore plus rare encore ceux qui refusent de céder aux modes portant résignation voir demande de pardon. 

Dominique Losurdo était de ces irréductibles là.

Sans faiblesse ni pas de deux. Pour lui, les fautes et erreurs du socialisme en construction puis en déliquescence ne permettent pas de mettre un signe égal avec le fascisme dont le premier est au sens marxien du terme est l'antithèse du second, de façon irréductible.

Cela lui vaudra l'accumulation des haines de la réaction et celles de ceux qui aurait voulu passer pour être l'ennemis de celle-ci, D Losurdo les éclairants comme complaisants.

Le communiqué du Collectif communiste Polex illustre parfaitement ce que Canaille le Rouge ressent.

Tristesse et détermination pour garder le cap que sans faiblesse Dominique Losurdo a tracé.

De son vivant il était référence. Mort, son oeuvre entre dans la bibliothèque des références pour regarder le monde,  pour le comprendre  et agir pour le transformer.

Le philosophe communiste italien Domenico Losurdo vient de s’éteindre, et notre Rassemblement Communiste, déjà endeuillée comme l’ensemble du mouvement communiste par la perte récente du camarade Jean Salem, tient à rendre hommage à cet autre grande figure intellectuelle de la reconstruction communiste dans la période suivant l’effondrement de l’Union Soviétique.

Docteur en philosophie de l’Université d’Urbino en Italie depuis 1967, Domenico Losurdo s’est employé inlassablement à combattre l’idéologie dominante des dernières décennies et le théorie du « totalitarisme » visant à identifier le communisme au fascisme.

Tout au contraire, il avance une analyse politique dialectique du vingtième siécle autour de l’opposition entre camp socialiste et camp impérialiste et colonialiste (fascisme ou démocratie bourgeoise), déconstruit le dogme « antistaliniste » (Staline, histoire et critique d’une légende noire, Ed. Aden, 2008) et s’attaque l’infiltration de l’idéologie bourgeoise dans le mouvement ouvrier dans cette période de reflux révolutionnaire sous la forme de ce qu’il appelle « l’autophobie communiste » (Fuir l’histoire ? La révolution russe et la révolution chinoise aujourd’hui, Ed. Delga, 2005).

Domenico Losurdo s’est également employé à souligner à quel point les victoires du mouvement communiste ont dépassé les seules frontières du camp socialiste, à travers les luttes de libération nationale qui y ont trouvé un appui, et les luttes antiracistes, et féministes, notamment aux USA, qui ont conquis des concessions du capital effrayé par la « contagion » bolchevik tout au long du vingtième siècle.

Domenico était lecteur de notre journal Chantiers et nous avions eu le bonheur d’obtenir de lui un entretien filmé (sur la Chine et sur l’islamophobie) en 2012 : Il était un homme ouvert et rassembleur, clair et direct. Nous saluons les proches et camarades de ce grand intellectuel de notre temps, et invitons nos camarades et amis à la lecture de son œuvre, particulièrement utile dans la période.

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