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de l'UE comme l'art de mettre les travailleurs en concurrence

 

ou le pillage libre et non faussé

des finances publiques

de l'UE comme l'art de mettre les travailleurs en concurrence

in extenso, l'article de Ouest France du 14 mars 2018 :

Le navire océanographique de l'Ifremer s'apprête à lever l'ancre direction Santander. Exit Brest le temps des réparations, son port d'attache, pourtant équipé pour assurer ce type de travaux de maintenance.

e Pourquoi pas ?, fleuron de la flotte océanographique française, qui sert aux campagnes scientifiques de l'Ifremer et de la Marine nationale, effectuera son prochain arrêt technique en Espagne. Dimanche, il quittera Brest, son port d'attache, direction le chantier Astender, à Santander. Durée des travaux de maintenance ? Environ trois semaines.

« Coup de tonnerre », « situation ubuesque »... Sans surprise, cette décision, prise par Genavir, filiale d'Ifremer, ne fait pas l'unanimité. Surtout pour un navire en partie financé par le contribuable français (55 % par Ifremer et 45 % par la Marine nationale).

Pour le syndicat CGT des marins du grand Ouest, ce choix est tout bonnement « mauvais, si ce n'est indigne ! ». Mauvais pour l'industrie navale bretonne et française qui rencontre déjà des difficultés, sans parler de l'ensemble des sous-traitants locaux, eux aussi perdants dans cette histoire. « Des milliers d'heures de travail vont être exportées en Espagne et au nom de quoi ?, s'emporte Jean-Paul Hellequin, porte-parole du syndicat. Au nom d'un prix moins élevé et d'un moins disant social. »

"Dans les règles"

Une colère sourde qui fait écho à celle de 2015, lorsque le navire avait effectué son arrêt technique à Gdansk, en Pologne. Trois ans plus tard, c'est un total de cinq chantiers ou groupements d'industriels qui ont répondu à l'appel d'offres, dont deux Brestois : Damen et Navtis. Ce dernier avait effectué les deux premiers arrêts techniques après le lancement du bateau, en 2005.

Du côté de Genavir, pas question de faire machine arrière. On assume. « Nous avons suivi les règles en lançant un appel d'offres européen, indique son directeur, Eric Derrien. Et la proposition la plus avantageuse en termes de délai et économiquement parlant a été celle faite par le chantier espagnol d'Astender. »

Va pour le côté économique. Reste le politique. Et de ce côté-là aussi la pilule passe mal dans une ville qui s'apprête à accueillir en grande pompe le siège d'Ifremer...

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