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Les os de Vichy dans le squelette assemblé à Matignon et porté par Pepy.

 

Quand Pepy se prend pour Le Besnerais.

Avec l'aval de Phillipe

et Pénicaud  inspiratrice du liquidateur ? 

La proximité entre l'ex-présidente du conseil de surveillance de la SNCF et DRH de chez Danone passée de socialo-technicienne des cabinets ministériels à ministre du travail touthenmacron-compatible donne la boussole, le seuil et le la d'une politique qui reprend les concepts de la charte du travail.

Oui, il y a les os de Vichy dans le squelette présenté par Pepy. 

"La direction du GPF démontre sa volonté de ne pas négocier sur un sujet aussi important que le quotidien des cheminots. Les conditions de travail, mais aussi les réclamations individuelles et collectives des cheminots, seront balayées de la proximité qui existe aujourd’hui, isolant les cheminots, qui ne disposeront plus de représentants du personnel dans leurs chantiers.

Elle affiche une position digne d’un autre temps sur des postures dogmatiques envers les fédérations syndicales." (extrait du communiqué de la CGT à consulter ci après) 

Pour juger, voici le préambule de la charte du travail de 1941 :

« Il est vain de penser que des ouvriers puissent être heureux au sein d'une industrie en détresse ; la prospérité des entreprises conditionne le bien-être de leurs membres. La pierre angulaire de la charte réside dans la création des comités mixtes sociaux, au sein desquels se trouveront réunis tous les membres d'une même profession. »

« Le comité social sera, pour la profession d'aujourd'hui - pour la corporation de demain -, le véritable animateur de la vie professionnelle. Lien de tous ceux qui concourent à une même production, il recevra, de surcroît, la mission d'assurer la gestion sociale de la profession (...) » .

« L'expérience a montré que partout où les hommes de bonne foi se réunissent pour une explication loyale et franche, les oppositions s'atténuent, les malentendus se dissipent, l'accord s'établit, dans l'estime d'abord, dans l'amitié ensuite. »

« C'est en utilisant les bases de l'organisation professionnelle existante que sera réalisée, dans un esprit nouveau, la jonction de tous ceux que la vie sociale appelle à collaborer. Les syndicats ont donc leur place dans cet ordre nouveau. Ils auront la double mission de discipliner les libres réactions de leurs adhérents et de participer à la formation des comités sociaux. »

« Mais ces syndicats ne seront plus les syndicats de tendance du passé. S'ils demeurent voués dans chaque profession à la représentation d'une même catégorie sociale (patrons, ouvriers, cadres), ils seront désormais obligatoires pour être forts, uniques pour être francs. Leur activité sera désormais strictement limitée au domaine de leur profession. Ils vivront et fonctionneront sous l'autorité des comités sociaux et en s'inspirant de leurs doctrines qui ne sauraient être elles-mêmes que celles du Gouvernement. »

Loi du 4 octobre 1941 relative à l'organisation sociale des professions.

 

 

Les os de Vichy dans le squelette assemblé à Matignon et porté par Pepy.
MISE EN PLACE DES COMITÉS SOCIAUX ET ÉCONOMIQUES LA DIRECTION DÉRAILLE ET ISOLE LES CHEMINOTS !

Communiqué aux cheminots

 | Fédération
 

Lors de la Table Ronde du 02 février 2018, la direction confirme la suppression des élus DP, CE et des mandatés CHSCT et la mise en oeuvre des Comités Sociaux et Economiques (CSE).
A l’heure où l’entreprise est confrontée à des accidents ferroviaires dramatiques, liés en partie aux multiples restructurations, et à une augmentation des suicides, cette annonce est incompréhensible.

Les organisations syndicales représentatives CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT ont élaboré et remis à la direction de l’entreprise un projet d’accord unitaire permettant de maintenir des représentants du personnel en proximité.

Ce projet d’accord permet de couvrir toutes les attributions et prérogatives nécessaires pour la représentation du personnel (droit statutaire, réclamations individuelles et collectives, hygiène, santé et conditions de travail, marche sociale et économique, …).

Celui-ci garantirait les droits et la prise en charge de l’expression collective des cheminots, synonyme d’amélioration des relations sociales au sein de l’entreprise entre la direction et les représentants du personnel.

Les organisations syndicales privilégient une représentativité des cheminots sur les lieux de travail. La proximité doit rester la règle.

Le 30 janvier 2018, la direction de la SNCF a fait parvenir son projet de texte à l’ensemble des organisations syndicales représentatives. Ce texte ne reprend aucune des propositions émanant du projet d’accord CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT.

C’est une véritable provocation envers les cheminots. La direction du GPF démontre sa volonté de ne pas négocier sur un sujet aussi important que le quotidien des cheminots. Les conditions de travail, mais aussi les réclamations individuelles et collectives des cheminots, seront balayées de la proximité qui existe aujourd’hui, isolant les cheminots, qui ne disposeront plus de représentants du personnel dans leurs chantiers.

Elle affiche une position digne d’un autre temps sur des postures dogmatiques envers les fédérations syndicales.

Lors de la table ronde du 2 février 2018, les organisations syndicales ont suspendu les négociations et ont annoncé qu’elles n’y retourneraient que si la direction entamait des négociations sérieuses et responsables sur la base de leur projet unique.

Les Fédérations syndicales de cheminots CGT, UNSA, SUD-Rail et CDFT exigent :

  •  Une réelle négociation sur le découpage des CSE permettant la proximité ;
  •  Le maintien d’instances HSCT sur les périmètres UO et UP ;
  •  Une instance de représentation du droit statutaire.
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