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Quand le Figaro s'inquiète des actes de ceux qui le servent pourtant avec zèle .

C'est dire la solitude

de ce gouvernement.

Quand le Figaro s'inquiète des actes de ceux qui le servent pourtant avec zèle .

Ce qui suit a été publié dans le Figaro quatre heure après la rencontre entre le secrétaire général de la CGT et la fondée de pouvoir du Medef chargée de mettre au pas les ressources humaines.

Il ne s'agit pas ici de faire du Figaro le porte-parole de l'intelligence sociale mais de mesurer le gouffre dans lequel la politique de ce gouvernement entraine le pays et son économie.

Même l'organe central du parti capitaliste en France tire le signal d'alarme.

Que celui-ci publie en bonne place le texte qui suit montre combien la partie la moins obtue du patronat même si elle ne cédera jamais sur ses interets de classe mesure la nature de l'impasse et fait part ouvertement de ses craintes.

Déjà le titre imprimé dans le figaro est aussi surprenant que savoureux :

"El Khomri-Martinez : l'incompréhensible match nul"

Le développement est a bien mesurer  et démontre que le retrait de la loi du dumping social est possible.

Myriam El Khomri est sortie bredouille de son entrevue avec Philippe Martinez! Non, ce n'est pas possible! on n'y croit pas! La ministre du Travail de la sixième économie mondiale est incapable de nouer un dialogue et de négocier avec le premier syndicat français, principal animateur d'une contestation qui s'est nouée depuis plusieurs mois contre une loi qui modifie les règles du jeu concernant la négociation collective et le contrat de travail… On se frotte les yeux, on se pince, on se tape la tête contre les murs.

Il s'agirait d'un sujet secondaire, ou d'un syndicat secondaire… mais s'offrir le luxe de passer ce qui a été présenté comme l'une des réformes phares du quinquennat en roulant, jusqu'au bout, sur la jante, est tout simplement ahurissant. On n'imaginait pas qu'une démocratie contemporaine pouvait accepter de tels dysfonctionnements, et avec une telle légèreté. Se cogner la première organisation syndicale du pays sur un sujet pareil, quand on appartient à un gouvernement de gauche, est un non-sens absolu.

Ce que signifie l'échec de la réunion de ce matin

Pour toutes les entreprises, la situation est cataclysmique. On n'en peut plus de voir l'image de ce pays écornée en plein milieu de l'Euro, mondialement ridiculisée pour son incapacité à se réformer. Si le préjudice se limitait à celui de l'image, au fond, on s'en moquerait. Mais les grèves sévissent, les mouvements sporadiques de blocage créent une insécurité économique néfaste pour le pays. Pour le fonctionnement normal du pays, la situation est malsaine et dangereusement bancale.

On va donc continuer comme ça pendant plusieurs semaines, à guetter chaque semaine quelle nouvelle catastrophe va survenir, quel blocage nouveau se déclare! Jusqu'au mois de juillet, le gouvernement assume de dysfonctionner, de passer en force, de subir cette espèce de guérilla sociale sans offrir la moindre perspective autre que sa victoire à l'usure, au rapport de force, qui lui permettra sans doute de passer sa loi mais qui constituera une immense défaite politique collective.

L'image est terrible: elle est celle d'un pouvoir usé, sans vision, qui impose sans possibilité de nouer un compromis intelligent. La perspective d'un conflit frontal jusqu'à la promulgation de la loi est tout simplement terrifiante. Elle veut dire: c'est comme ça, et pas autrement, et je n'ai rien d'autre à vous dire.

Et si le gouvernement pratiquait le dialogue social?

Récapitulons l'état des forces: le gouvernement n'obtiendra pas du patronat un accord sur la convention d'assurance-chômage. Il n'obtiendra pas des syndicats contestataires un compromis sur la loi Travail. Il n'offre aucune alternative crédible.

Une entreprise procéderait de cette façon, elle serait sommée par le gouvernement ou par l'un de ses représentants de trouver un compromis. Sa direction serait huée, conspuée, accusée de tous les vices. Les actionnaires finiraient par intervenir et par demander aux dirigeants de partir.

Le drame dans cette affaire tient à la nature même de la loi. Celle-ci prône le dialogue social d'entreprise. Pour la «faire passer», il est indispensable de rassurer les Français, inquiets à l'idée que le rapport de force entre les employeurs et les syndicats de salariés au niveau des entreprises, ne mette en péril des acquis fondamentaux du droit du travail.

Au lieu de rassurer, le gouvernement inquiète. Il voudrait donner le sentiment que cette loi est le début d'une longue reprise en main des rapports sociaux, d'une longue phase d'autorité bête, sans relief, sans ambition, pour les salariés, qu'il ne s'y prendrait pas autrement… Cette stratégie de pourrissement est délétère.

Quelles réactions syndicales?

En écoutant Myriam El-Khomri répéter qu'elle avait des désaccords avec la CGT qui empêchaient toute évolution à court terme, les chefs d'entreprise ont forcément eu le sentiment halluciné et déplorable que la ministre n'avait pas compris son job: celui de négocier et de sortir le pays de cette redoutable confrontation, épuisante et stérile. J'imagine que beaucoup de syndicalistes ont ou auront la même réaction. Les désaccords sont possibles, mais l'entêtement pose problème.

Face à un Etat qui impose brutalement, sans concertation, sans esprit de dialogue, une règle à des organisations syndicales majoritaires, la riposte pourrait être terrible. Certains qui soutenaient la loi peineront à justifier la méthode et risquent bien de basculer dans l'autre cas. C'est déjà le cas de la CGC. Pour soutenir le gouvernement, on ne trouve plus que la CFTC et la CFDT. Autant dire, compte tenu du poids réel de la CFTC, que la CFDT est désormais la seule force supplétive du gouvernement.

En son sein, la CFDT n'est pas monolithique. Certains syndicats, voire certaines fédérations, contestent plus ou moins discrètement la ligne Berger. La rigidité de la ministre, son sous-équipement politique manifeste pour faire face à la situation, risquent de nourrir les divergences internes.

L'échec de la rencontre entre Martinez et El-Khomri risque bien de rallumer les braises du conflit, et de pousser certaines fédérations à reprendre un combat qui les épuise. La ministre avait la possibilité de sortir par le haut du conflit. En campant sur ses positions sans «enrober» l'échec (pourquoi ne pas créer un groupe de travail?), la lutte est désormais à mort et sans prisonnier.

Nous le paierons cher.

Éric Verhaeghe est fondateur de Tripalio, une start-up sur la vie syndicale. Cet ancien élève de l'ENA a occupé des fonctions dans le monde patronal et assumé divers mandats paritaires. Il fut notamment administrateur de la sécurité sociale

Que le Figaro craigne que le patronat ait à payer cher l'intransigeance de ceux qui pourtant si bien le servent est un SOS encourageant lancé par ceux qui pourtant sont les bénéficiaire de l'acharnement du pouvoir.

A ne pas sous-estimer 

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J
Mon intervention n'a rien à voir avec ton article ci-dessus La Canaille ; simplement le souhait d'avoir quelques conseils de ta part (ou d'autres) sur l'instabilité croissante de ton blog qui joue de plus en plus au yoyo . Au point qu'il me faut plus de temps pour lire ton blog ... que pour l'ensemble des autres site que je visite .
Ce problème ne vise-t-il que moi ou existe-t-il chez d'autres lecteurs de ton blog ?
Je suis très loin d'être un expert en informatique et encore plus loin de m'y intéresser , principalement à cause d'un emploi du temps hyper chargé .
Merci de ta réponse