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Quand rougit la caravane

les chiens hurlent plus fort 

Quand rougit la caravane

Canaille le Rouge surveille la canebière depuis sa Butte au Caille.
Comme sa longue-vue demande de la hauteur, il a entassé la presse officielle pour prendre de la hauteur.

Attention s'il est possible bien empilé d'y voir plus loin, la lubrification patronale rend le terrain glissant.

C'est un florilège. Il est réjouissant devant tant de conseil éclairés, de fausse nostalgie, d'indignation, compassions larmoyantes, invectives, prise à témoin de l'opinion publique, ton catastrophé.

Cela confirme quelque part ce que Canaille le Rouge avançait hier : "et-si-c-etait-une-bonne-nouvelle.html"

 

Le Monde daté du 22 avril :

"L’exigence d’un retrait du projet de « loi travail », qui cimente la centrale, a été au cœur de tous les débats, quel que soit le thème à l’ordre du jour. Une ambiance survoltée, virant souvent au chahut, une organisation défectueuse, d’anciens dirigeants confédéraux ne cachant pas leur consternation, des amendements peu débattus, des sujets occultés ou expédiés – le développement de la syndicalisation, la bataille pour garder sa première place syndicale en 2017, la démocratie syndicale –, la CGT offre le visage d’un syndicat qui s’isole et se fragmente."


Le Figaro, clinicien :  

"Appel à la grève générale reconductible, capitalisme désigné comme l'ennemi, diatribes contre la centrale concurrente... Les militants présents ont tenu des discours rouge vif à la tribune du congrès de Marseille."" Et de bonnes vieilles expressions sont revenues sur le devant de la scène, comme la dénonciation par un militant de «la casse du modèle social organisée par le patronat et du gouvernement», qui a ajouté que «l'ennemi des travailleurs reste le système capitaliste».
«L'appartenance de classe est une donnée objective»: c'est ainsi qu'un autre a commencé son intervention à la tribune. Tandis qu'une autre dénonçait les «violences policières», et un autre «l'attaque mondiale du capital». Bref, la lutte des classes est toujours d'actualité pour les militants CGT."


Le Monde :

(Ph Martinez)… va défendre la radicalité qu’il incarne depuis quatorze mois. Le document d’orientation – la feuille de route pour les trois années à venir – affiche une stratégie de « contestation des choix patronaux et de la politique gouvernementale ». L’ancien métallo de Renault ne voit plus de différence entre François Hollande et Nicolas Sarkozy. Pour la CGT, « l’affrontement de classe, le travail contre le capital » est « le marqueur de toutes les lois prises par le gouvernement, à l’écoute du Medef ».

Les Echos, en larmes et alarmé :

"Le secrétaire général de la CGT a confirmé le virage à 180 degrés de son organisation en enterrant définitivement le « syndicalisme rassemblé » lancé par Louis Viannet et Bernard Thibault, présents dans la salle, et qui reposait sur des relations privilégiées avec la CFDT sans ignorer les désaccords. Il a évoqué « l’erreur que nous avons fait ces dernières années en favorisant peut-être nos relations avec la CFDT au moment de l’accord puis de la loi sur la représentativité. [...] C’est ce que nous avons corrigé dans le conflit qui nous occupe depuis le mois de février. »"

L'Express s'inquiète de l'avenir de son ennemi social historique :


"Depuis lundi, aucun des débats de fond n'a été tranché. Éludée la menace qui pèse sur la place de la CGT comme premier syndicat du secteur privé. Dès 2017, la CFDT pourrait lui passer devant mais aucun plan destiné à la contrecarrer n'a été avancé. Évitée, également, la question des regroupements de fédérations pour mieux coller au monde du travail actuel. Philippe Martinez jugeait qu'il n'aurait pas de majorité pour faire passer cette réforme.
"L'isolement, c'est pas une stratégie"
Plus grave, la question du syndicalisme rassemblé, socle de la pensée cégétiste, portée mercredi avec force par Bernard Thibault, a été lue par le seul prisme du rejet de la CFDT. S'il peut s'expliquer temporairement par les positions divergentes des deux syndicats sur la loi El Khomri, ce choix pourrait affaiblir la CGT dans ses futures batailles."


L'Express poursuivant :

"Depuis lundi, aucun des débats de fond n'a été tranché. Éludée la menace qui pèse sur la place de la CGT comme premier syndicat du secteur privé. Dès 2017, la CFDT pourrait lui passer devant mais aucun plan destiné à la contrecarrer n'a été avancé. Évitée, également, la question des regroupements de fédérations pour mieux coller au monde du travail actuel. Philippe Martinez jugeait qu'il n'aurait pas de majorité pour faire passer cette réforme.
Plus grave, la question du syndicalisme rassemblé, socle de la pensée cégétiste, portée mercredi avec force par Bernard Thibault, a été lue par le seul prisme du rejet de la CFDT. S'il peut s'expliquer temporairement par les positions divergentes des deux syndicats sur la loi El Khomri, ce choix pourrait affaiblir la CGT dans ses futures batailles.""


Le journal de P. Drahi-C. Barbier a trouvé dans la salle une déléguée lui dire : "On craignait que les débats au congrès soient creux. C'est pire, c'est du rétropédalage, la destruction de ce qu'on a mis des années à construire, pour être dans la société, dans le syndicalisme français et européen. Je suis atterrée". Déléguée de la CES ? 
 

Confidence de Canaille le Rouge, si ce qui fait rugir les éditorialistes, mugir la presse patronale, blémir les eurocrates est ce qui ressort de ce congrès, vous comprendrez bien que La Canaille saura lui rougir de plaisir…mais rester vigilant.

A la lecture de ce qui précède, l'appel du congrès (ci dessous) doit donner des aigreurs et pas seulement que sur la passerelle du bateau de Quasimedef. 

Peut-on aller plus vite et plus loin ? La vie et l'action diront. Mais déjà être sortie d'une ornière à allure de tranchée, marcher sur un sol ferme à hauteuir de sol, là où le chemin n'est pas canalisé par d'autres, permet d'y voir plus clair.

Pendant nos travaux, les luttes continues :

APPEL DU 51e CONGRES

Les 1 000 délégués réunis en congrès à Marseille du 18 au 22 avril 2016 ont analysé la situation économique et sociale, le contexte des mobilisations désormais ancrées dans le pays depuis plus d’un mois et demi.

La CGT lance un appel fort et déterminé à l’ensemble des salariés du privé et du public, des jeunes, des privés d’emploi, des retraités et de ses syndicats, à poursuivre et amplifier partout le rapport de force jusqu’au retrait du projet de la loi dite « Travail » dynamitant notre modèle social.

Il s’agit d’organiser dans toutes les entreprises et les établissements des réunions d’information, des rencontres afin de s’opposer encore plus fort à tous les mauvais coups et à imposer de nouvelles conquêtes sociales. Un espoir immense s’ouvre pour le monde du travail grâce à la lutte unitaire menée par une CGT moderne, porteuse de propositions en phase avec l’ensemble des travailleurs-euses, à l’image du rejet massif du projet de loi El Khomri exprimé par 70% de l’opinion publique. Un mouvement qui fait face à un gouvernement désavoué, en rupture profonde avec la population et singulièrement toute la jeunesse. Un exécutif à l’écoute d’un patronat rétrograde et menaçant, privilégiant la finance à la réponse aux besoins sociaux et ambitionnant de détruire toutes les garanties collectives en fixant comme seul horizon la précarité généralisée, l’incertitude du lendemain.

Le désespoir est dans le renoncement, l’espoir est dans la lutte.

Dans ce cadre, la CGT appelle toutes les organisations à amplifier la riposte, dès le 28 avril, par la grève interprofessionnelle et les manifestations pour obtenir dans un premier temps le retrait du projet de loi de casse du code du travail.

D’ici le 28 avril, la poursuite de la construction de l’action implique la tenue d’assemblées générales dans les entreprises et les services publics pour que les salariés décident, sur la base de leurs revendications et dans l’unité, de la grève et de sa reconduction pour gagner retrait et ouverture de véritables négociations de progrès social.

Le 28 avril, comme le 1er mai, journée internationale de lutte des travailleurs-euses sont autant d’étapes vers la victoire.

Marseille, le 20 avril 2016

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