Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

menaces. Point de vue, image de leur monde

Tout commence (commence ?) par un titre accrocheur du "Point":

Air France : les menaces de la CGT

en cas de licenciements disciplinaires

 

menaces. Point de vue, image de leur monde

Donc, selon "le point", à Air France c'est la CGT qui menace.

L'actualité regorge voir va devoir dégorger devant tant d'encombrements de provocations politico-patronales, mais c'est la CGT qui menace.

Si les otages d'Air France sont exécutés (car dans la France gattazo-vallssienne tout comme celle Gattazo-pariso-sarkozienne, voir Lepeno-gattazienne, licencier revient à socialement tuer)  ce n'est pas la violence politique et patronale qui est en cause mais bien la CGT qui menace. 

Le premier ministre adossé aux valeurs du capital, tapinant dans les contres allées du champ de mars, annonce se donner deux ans pour faire de la France un eldorado du profit libre et non faussé, mais c'est la CGT qui menace.

Il y a des poings qui devraient se mettre en mouvement pour faire le point avec "le point" et ne pas en rester au concept de menace : on ne combat pas les fièvres et infections avec une menace de parachutage de médicament ; on les administre.

Valls insulte les travailleurs qui défendent leur emploi (et au passage le pavillon aéronautique français). Mais sous les applaudissements de la droite réunie du F-haine au PS et passant par les Repu du sarkoland et le Berger des promotteurs de la charte du travail 2015, ces média se comportent ici comme la fasciste hongroise qui fait chuter les gens qu'elle filme. Quand Manuel Thatcher (ou Maragareth Valls) n'hésite pas à traiter de voyou les travailleurs, si la CGT annonce défendre les salariés pour cette presse, c'est elle qui menace. Il se voyait Clemenceau ne sera que Belin. 

Le problème, c'est que pour les faire taire il va peut-être falloir (Canaille le Rouge pense que vraissemblablement le "peut-être" va naturellement être vite passé de mode), passer de la menace à l'accomplissement.

Quelle meilleure façon de mettre en pièces les dossiers que de détruire leurs chemises ? La presse servile, puisque «La plume est serve mais la parole est libre», étant inscrite dans le dossier.

Cette vieille maxime judiciaire dès qu'elle quitte les prétoires prend une dimension subliminale : les procureurs (ici les journalistes) peuvent s'exprimer hors rédaction selon leurs consciences  (qui semble une denrée de plus en plus perissable) mais à l'écrit, ils ont l'obligation de suivre les instructions -verbales- de l'actionnaire.

S'ils acceptent de se coucher, ils devront assumer leur place et part de responsabilité.

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article