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L'UD CGT de Paris et l'état d'urgence

La CGT ne renoncera pas

au droit de lutter,

de se rassembler

et de manifester !

L'UD CGT de Paris et l'état d'urgence

 

 

Union des syndicats CGT de Paris

85 rue Charlot 75140 PARIS cedex 03

Téléphone : 01.44.78.53.31
Télécopie : 01 48 87 89 97
Courriel :
cgt.paris@wanadoo.fr

www.cgtparis.fr

CCP 27 46 74 P Paris

 

 

La CGT ne renoncera pas au droit de lutter, de se rassembler et de manifester !

Prolonger pour au moins 3 mois l’état d’urgence, modifier la Constitution, instaurer la déchéance de nationalité pour les terroristes nés en France, création d'une garde nationale : telles sont les mesures phares annoncées par le Président de la République à la suite des attentats qui ont frappé la France le 13 novembre.

L’Union départementale CGT de Paris est pleinement consciente des dangers et des risques que font courir ces criminels. Elle s’inscrit dans une pratique syndicale responsable, particulièrement dans cette période, de la sécurité des salariés et des populations.

L’Union départementale CGT de Paris tient, cependant, à mettre en garde contre le peu d’efficacité de l’état d’urgence et des dangers graves qu’ils comportent contre les libertés publiques, notamment la liberté syndicale, dans un contexte déjà marqué par une forte répression anti-syndicale.

Il y a, en effet, peu de chances qu’un terroriste kamikaze prêt à se transformer en bombe humaine puisse être dissuadé de commettre son crime par la perspective de perdre la nationalité française.

Et réformer, dans l’urgence, la Constitution, qui est la loi « des temps longs », nous paraît un contresens dangereux, qui réduit le temps de débat démocratique et la nécessaire sérénité qui doivent présider à ce type de réforme.

Alors que de nombreux spécialistes appellent à une judiciarisation plus rapide des enquêtes contre le terrorisme, l’état d’urgence dispense les forces de police de recourir à des mandats avant de perquisitionner, mandats qui, de toute manière, ne leur aurait sûrement pas été refusé, au vu des circonstances.

Les mesures d'urgences devraient plutôt permettre de répondre à la question du financement du terrorisme, notamment l’achat du pétrole et la vente d’armes.

Il est illusoire de penser que nous pourrons-nous battre, ensemble, pour la défense de nos idéaux démocratiques, si nous commençons par renoncer à ces idéaux.

Peu utile, donc sur le plan de la justice, l’état d’urgence apparaît comme dangereux pour les libertés et les nombreuses luttes sociales en cours.

Pour la CGT Paris, il ne peut être question d’accepter qu’un des fondements de notre démocratie, la liberté syndicale, puisse être affaibli au nom… de la démocratie ! Il ne peut, également, être question de brider la contestation des politiques antisociales, que le gouvernement continuerait de mener comme si de rien n’était, au nom de la lutte contre le terrorisme ; ce d’autant plus que la précarité et l’exclusion sociale en sont le terreau.

Nous refusons de renoncer au droit de défendre les intérêts des salariés. Nous savons apprécier par nous-mêmes les circonstances dans lesquelles nous pouvons appeler ou non à manifester ou se rassembler et nous entendons continuer à procéder de la sorte.


 

Paris, le 17 novembre 2015

 

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