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Etat d'urgence (ne pas baisser la garde)

Etat d'urgence (ne pas baisser la garde)

En ne touchant pas une virgule de ce qui a été mis en ligne ici le 13 novembre à 23 h 45, des précisions qui s'imposent :

D'abord noter la dimension planétaire de solidarité au peuple français (entendu et confirmé ici adressée à toutes celles et tous ceux qui en font sa richesse et sa diversité).

Ensuite, et c'est une inquiétude, un usage ambigüe du terme "d'union nationale" qui peut être le plus large vecteur de rassemblement mais aussi un cache sexe à des arrières pensées qui n'auront pas accès aux p@ges de La Canaille.

Voici la reprise de la réaction de Canaille le Rouge, lequel ne cache pas une petite fiertée de ne pas avaoir à y toucher même si la syntaxe aurait mérité un petit lifting. 

 

Paris 13 novembre 23h40.
Émotion, inquiétude, qui parmi les victimes ? 
Où en sommes nous ? Où sont nos proches ? 
C'est la première réaction, normale, celle qui caractérise l'humanité. 
A la fenêtre autre rives de la seine, un bruit permanent de sirènes.
Trouver les auteurs, ne rien leur céder . Etre implacable, les trouver et les juger. 
Viendra le temps de chercher des explications et recherches d'issues politiques. Ce n'est pas l'heure.
Mais ne pas laisser s'installer des dérives qui sont le fond de commerce de la politique intérieure.
Et puis besoin d'un immense sang froid pour éviter tous les dérapages ambiants.
Ne pas laisser s'installer des réactions pro ou anti-communautaristes.
Et encore immense solidarité et soutiens aux familles des victimes, aux blessés, à tous les personnels des services publics qui  de la police aux hôpitaux
vont passer une nuit des plus pénibles de l'histoire contemporaine.

Blummollet vient de parler. Derrière une émotion palpable, un sentiment de ne pas savoir vers où aller, sauf une mesure phare : l'état d'urgence.

"Deux décisions seront prises:l'état d'urgence sera décrété, ce qui veut dire que plusieurs lieux seront fermés, la circulation sera interdite dans certains endroits. L'état d'urgence sera décidé sur l'ensemble du territoire." (F. Hollande 23h45 le 13 novembre 2015)

un risque : une sorte de stratégie du chaos qui au nom de la traque des coupables attente aux libertés de tous sauf des coupables et leurs commanditaires

Rappel :

"L'état d'urgence « confère aux autorités civiles, dans l'aire géographique à laquelle il s'applique, des pouvoirs de police exceptionnels portant sur la réglementation de la circulation et du séjour des personnes, sur la fermeture des lieux ouverts au public et sur la réquisition des armes ».

Ce régime exceptionnel organisé par la loi no 55-385 du 3 avril 1955 coexiste avec d'autres modalités de gestion de crise: l'état de siège inscrit à l'article 36 de la Constitution, les pouvoirs exceptionnels inscrits à l'article 163 et enfin la théorie des circonstances exceptionnelles.

Historiquement votée pour faire face aux événements liés à la guerre d'Algérie, la loi est toujours en vigueur et sa dernière application remonte aux émeutes de 2005 dans les banlieues françaises.

cela conduit à cette déclaration officielle : 

"Le président de la République François Hollande décrète l'État d'urgence sur l'ensemble du territoire français suite aux attaques terroristes perpétrées à Paris le vendredi 13 novembre 2015."

Si l'état d'urgence n'est pas l'état de siège il donne au gouvernement la possibilité d'interdire ou de circonscrire toute manifestation publique y compris sociale, culturelle ou sportive.

Hollande d'une voix tremblante annonce la fermeture des frontières (pour les hommes pas pour les capitaux) et restriction des libertés constitutionnelles :

Au moment où cette p@ge est écrite, pas question de faire de procès d'intention.

Que le gouvernement prenne des mesures de police pour interpeller les auteurs des attentats est normal. l'Etat d'urgence lui donne aussi les moyens d'intercepter et de rendre public la nature de TOUS les commanditaires.

Pour autant, dans un pays démocratique, le controle de la mise en place de cet état d'urgence demande des droits pour la représentation nationale et les instances reconnues constitutionellement comme co respponsable de la vie démocratique du pays pour  apporter expérience et interdire toute dérive. Dans cette situation dramatique, c'est une exigence élémentaire à satisfaire.

Cela n'interdit pas de regarder comment le ministre de l'intérieur utilisera ou pas le cadre de l'etat d'urgence pour traquer les auteurs de la tuerie de ce soir sans porter atteinte aux libertés démocratiques.

 

 

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J
Comment de telles horreurs (en premier lieu pour les victimes et leur famille , et pour une très grande majorité de citoyens ) comment de telles horreurs ne peuvent-elles pas nous inciter à penser qu'elles arrivent juste à temps pour d'aucuns et qu'au final , elles sont UN BIENFAIT ... UTILE pour une minorité agissante en situation de fort déséquilibre politique et à la veille d'une autre explosion , mais cette fois-ci ... SOCIALE ?
L'état d'urgence recèle des bons côtés pour certains , aux antipodes des souffrances des victimes et des familles de victimes .