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Paysage après un Pearl Harbour de notre temps

Les enseignements de Metternich:

pour les Estafettes  

de la Reaction    

 l'EU a besoin de Kapo          

pour Erradiquer 

les Libertés     

 

 

 

 

Massacre de Scio E Delacroix

Massacre de Scio E Delacroix

“Même si vous prenez Tsipras pour une andouille incompétente, même si vous souhaitez ardemment écarter Syriza, son parti, du pouvoir, et même si vous êtes favorable à la perspective d'éjecter ces Grecs agaçants hors de la zone euro, même dans ce cas-là la liste des demandes de l'Eurogroupe est de la pure folie”,s'indigne Paul Krugman dans le New York Times.

Le Nobel d'économie ne cache pas son accord avec nombres d'internautes pour dénoncer un coup d'Etat de l'Allemagne contre la Grèce. Les efforts demandés à Athènes “dépassent la sévérité, ils recèlent un esprit de vengeance, la destruction totale de la souveraineté nationale et effacent tout espoir de soulagement”.

On assiste à “une grotesque trahison de tout ce que prétend être le projet européen.” Pour Krugman, “l'argumentation économique est devenue presque secondaire. Durant les deux dernières semaines, nous avons tout simplement constaté qu'être membre de la zone euro signifie que votre économie peut être détruite si vous sortez des rangs.”

Et d'asséner : “Le projet européen vient de subir un coup terrible voire fatal. Et quoique vous pensiez de Syriza ou de la Grèce, ce ne sont pas les Grecs qui ont porté ce coup.”

Rappelons une donnée, que peu de personnes relèvent sauf Charles Hoareau dans son papier du 13 juillet (« Le gouvernement grec a-t-il le choix ? Syriza l’impossible espoir ») : En janvier 2015 le peuple donne mandat à une majorité parlementaire pour être en rupture avec les pratiques insupportables des majorités antérieures qui ont conduit la Grèce à la ruine et son peuple (sauf ses nantis -les mêmes qu'ici ) à la misère.

Cette majorité cristallisée autour de Syriza a fait lever bien des espoirs et, pour ce qu’en juge Canaille le Rouge, bien des illusions au delà de la seule Grèce.

C’est d’ailleurs cette onde d’espoir qui a radicalisé les tenants du capital où dans les rôles de flic la brute était l’Allemagne, le rusé la France, et le truand... le truand Draghi, avec Ch Lagarde dans celui de Calamity Jane.

La Canaille sera d’accord avec ceux qui disent qu’une peur panique s’est emparée des gardiens du temple des marchés et qu’ils ont décidé d’écraser Athènes pour contenir Lisbonne, Madrid, Rome ou (et) Paris (entendons nous bien, pas les gouvernements mais les peuples).

Le 5 juillet, le référendum par 61% des votants rejette le mémorandum alors que ses partisans ont bénéficié d’une aide officielle et matérielle inouïe de tout ce que le capital européen et au-delà compte de soutien.

Dans ces conditions d’agression, redisons le encore, de type Versaillo-munichoise, si ceux qui étaient collés au mur avaient quelques excuses (si tant est qu’ils y étaient collés) ceux qui assistant au coup de force ont portés l’idée de négociation possible, félicité les négociateurs, ont entreten l'idée de la possibilité par ce moyen de faire reculer les marchés sont au mieux des irresponsable au moins des complices et à coup sûr des coresponsables conscients tellement leur soutien s’est développé à l’intérieur du cadre économico répressif imposé à la Grèce (et aux peuples à qui il est dit « voila ce que nous faisons de votre souveraineté »)

Sous Metternich nous avions les corps expéditionnaires pour mater les velléités d’indépendance des peuples (dont dès après l’effondrement de la « napoléoncratie », la France, l’Espagne, l’Italie, et … déjà la Grèce 1821) la sainte alliance des monarchies et empire de la grande Bretagne au Caucase, toujours à coup de fusillades, canonnades et autres internements, bagnes et déportations.

Nouveau concept nous avons maintenant la barbarie économique qui, puisant dans la mémoire des pratiques coloniales, pille les pays pour gonfler les coffres et la rente.

La présidente du parlement grecque le rappelle avec force :



Le peuple grec a confié à ce Gouvernement la grande cause de sa libération des chaînes du mémorandum, de l’étau de la mise sous tutelle et de la mise sous surveillance qui a été imposée à la société sous le prétexte de la dette, une dette illégale, illégitime, odieuse et insoutenable, dont la nature, comme l’ont démontré les conclusions préliminaires de la Commission pour la Vérité de la Dette Publique, était déjà connue par les créanciers depuis 2010.

Une dette qui n’a pas surgi comme un phénomène météorologique, mais qui a été créée par les gouvernements précédents avec des contrats entachés de corruption, avec des commissions, des pots-de-vin, des clauses léonines et des taux d’intérêt astronomiques dont ont tiré bénéfice des banques et des compagnies étrangères.

Une dette que la Troïka, en accord avec les précédents gouvernements, a transformé frauduleusement de dette privée en dette publique, sauvant ainsi les banques françaises et allemandes mais aussi les banques privées grecques, condamnant le peuple grec à vivre dans des conditions de crise humanitaire, et en mobilisant et rétribuant pour ce faire les organes de la corruption médiatique chargés de terroriser et tromper les citoyens.

Cette dette, que ni le peuple ni le gouvernement actuel n’ont ni créé et gonflé, est utilisée depuis cinq ans comme instrument d’asservissement du peuple par des forces qui agissent à l’intérieur de l’Europe dans le cadre d’un totalitarisme économique.

 


Canaille le Rouge partage tout à fait la conclusion de Ch Hoareau parlant des suites de cette crise et l’issue à rechercher à partir de l’expérience faites par les salariés ici en France :
« Comme s’il pouvait y avoir un quelconque donnant donnant avec le capital et dont le peuple pourrait sortir gagnant ! Ça me rappelle, dans un autre domaine, quand la CFDT avait sorti, pour négocier avec le MEDEF, ce concept de contreparties : moyennant quoi au rythme des signatures, les reculs sociaux n’ont fait que s’accentuer et les profits augmenter ! »



« … conséquence, c’est la progression de l’idée, et les dirigeants du FDG la confortent, que si le gouvernement a négocié le revolver sur la tempe, c’est qu’il n’avait pas le choix. Eh bien non ! Il avait le choix !
Comme le dit le héros de la Résistance anti-nazie, Manolis Glezos député de Syriza, Alexis Tsipras devait « obéir au mandat que le peuple grec lui avait donné en disant "non" aux créanciers. Pourquoi négocions-nous avec eux ? Voulons-nous nous coucher ? Pour quelle raison ? ».

 

Le groupe communiste à l’Assemblée Nationale a voté non. Nous attendons de voir, au delà des effets de manches et coups de menton ce que le président du PGE et celui du GUE à Bruxsbourg & Strasxelles » vont faire de concret pour retourner le pistolet et tirer sur ceux qui braquent le peuple Grec.

Ce sera un précieux instrument d’évaluation.

Les peuples de l’UE attendent avec curiosité.

 
 
 
 
 

 

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