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Les théologiens de la résignation

Coup de gueule

de

Canaille le Rouge

Les cruautés de l'Histoire, les promesses reniées, et ceux qui persistent à leur filer le train

Les cruautés de l'Histoire, les promesses reniées, et ceux qui persistent à leur filer le train

Un curieux raisonnement agite la toile depuis deux jours : ne pas soutenir Tsipras en Grèce revient à se faire les alliés des nostalgiques des colonels d’Athènes voir des nazis d’Aube dorée.


Disons-le tout net. Outre que cet argument sent son terrorisme intellectuel à la façon d’un De Gaulle disant ou moi ou le chaos (et n’est pas De Gaulle qui veut et encore moins qui peut) ce type de tautologie prend des libertés avec l’histoire pour le moins confondantes.


Puisqu’il faut appeler un chat et faire référence à l’histoire, celle-ci le démontre depuis le début de la partie industrielle de la révolution capitaliste, ce sont toujours les promesses non tenues et les reniements qui ont conduit à des régimes autoritaires voire dictatoriaux dans tous les pays d’Europe.

 

Puisque la social-démocratie aux abois (et ceux qui s’y rallient) font la sourde oreille et ferment les yeux, rappelons : de l’union sacrée d’août 14 à nos jours, de la non-intervention livrant l’Espagne républicaine à Franco soutenu par Hitler et Mussolini, Munich, la répression de l’automne 38, les plein pouvoir à Pétain, G Mollet allant chercher De Gaulle etc. Ce sont toujours les mêmes qui ont fait le lit de l’autoritarisme et des attaques aux libertés.

 

Sans même parler d’Ebert en Allemagne qui appelera les corps francs litières à Adolph pour massacrer les spartakistes, de Benito emportant avec armes et bagages le PSI et réprimant les communistes, baillonnnant Gramsci, ou Serol et sa peine de mort pour les communistes, du guillotineur Mitterrand à Valls et son Sancho Macron traquant le droit du travail pour abonder les mangeoire du capital, la traçabilité de la variété rose de la gestion du capital, son goût pour le sang des autres est établie.


En Grèce, ce ne sont pas les communistes qui ont été s’intégrer dans l’UE ce ne sont pas eux qui rassemblent toute la droite compromise avec les colonels et la Papandréou connexion représentant l’internationale socialiste pour négocier les reculs sociaux contre le maintien au sein d’une monnaie faites pour faire payer les peuples.


Aujourd’hui, toutes ces tendances de la soumission aux marchés organisent l’exécution de la Grèce pour l’exemple, pour se débarrasser d’un canard qu’ils ont volontairement rendu boiteux pour exercer leur menace sur les autres peuples de l’UE s’il ne cèdent pas à leur tour au talon de fer.


Et en France d’aucuns qui en leur temps ont fait campagne (victorieuse) pour le “ Non ” au traité qui étrangle aujourd’hui la Grèce avant de s’en prendre à la France (pas Canaille le Rouge qui le dit , - même s’il partage - c’est l’ex ministre des finances de Grèce démis sur demande d’un aréopage non élus de cacique re)résentatifs de toutes les droite socialistes compris) reprochent à ceux qui veulent le respect de la démocratie de faire le lit du totalitarisme de ceux qui en sont les fossoyeurs, cela au nom de la menace d’un régime dictatorial à Athènes. Les mêmes qui soutiennent financent, arment et capitalisent le régime nazi de Kiev (et là, bizarrement nos critiques ont quelques retards à l’allumage et sont depuis quelques semaines d'une assourdisante discression).


Sauf a être un socialiste amnésique (pléonasme politique assurant survivance) en quoi l’exigence de respect de la démocratie ouvre-t-elle la voie au totalitarisme ? En quoi un coup porté à la démocratie assure sa pleine forme et son avenir et son développement ?


Or, en Grèce, le Peuple à 61 % a dit non et ceux qui n’ont pas voté ont refusé les termes d’un marché de dupes à l’intérieur de l’OTAN et de le l’UE.


Alors messieurs les agitateurs de poupées brunes pour laisser les pantins roses aux manettes, un peu de mesure, rouvrez vos livres d’histoire qui, La Canaille le sait, figure en bonne place dans vos bibliothèques, allez aussi sur Gallica, Gallica acces BNF à la presse quotidienne, c’est gratuit, pour relire les collections de l’Humanité de 1934 à 1939, de 1947 à 1958 et vous verrez vers qui tourner vos colères si toutefois vos repères n’ont pas pris leur envol au point d’accompagner les hors sols qui parlent en notre nom.

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