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La Grèce vue de France

appréciation de la CGT

et enluminures de Canaille le Rouge

La Grèce vue de France

D'abord, le communiqué de la confédé et ensuite l'avis de Canaille le Rouge sur ce communiqué viendra ultérieurement un avis sur la déclaration de la CES et ses signataires. 

Grèce

Après le référendum en Grèce
mardi 7 juillet 2015

Le peuple grec s’est exprimé avec clarté et fermeté : à plus de 61 % des voix, les électeurs ont rejeté les demandes de la Troïka. 
Ceci est d’abord un refus de l’austérité imposée au peuple grec depuis plus de cinq ans. Ce sont les travailleurs, les plus pauvres et les plus faibles qui font les frais de politiques inspirées par l’idéologie néo-libérale.

Mais, il ne faut pas prendre ce vote pour ce qu’il n’est pas : le référendum ne portait ni sur l’appartenance à la zone euro, ni sur l’Union Européenne. Cette question n’était pas posée aux électeurs.

Les Grecs se sont exprimés en faveur d’une Europe plus solidaire, plus sociale, plus humaine, et surtout, plus démocratique. Ils ne conçoivent pas que leur destin soit dicté par des administrations qui composent la Troïka : la BCE, le FMI et la Commission Européenne, sans légitimité démocratique, et qui imposent même au parlement national des décisions. 
Surtout, ils ne conçoivent pas que ce soient les travailleurs, retraités, et le peuple tout entier qui paient pour les folies d’un système financier déréglé et toujours plus avide. Quel triomphe pour la souveraineté d’un peuple après une campagne mensongère et méprisante dont les médias se sont fait largement l’écho !

Le programme que la Troïka tentait d’imposer à la Grèce contenait une nouvelle réforme des retraites, insistait sur une réforme du marché du travail, maintenait la casse du système de négociation collective, pesait sur l’emploi dans les services publics et augmentait la TVA pour tous, sans pour autant peser de la même manière sur l’impôt sur les sociétés.

Pourtant, plus personne n’ignore que la dette grecque n’est plus soutenable et que le pays ne sera jamais en mesure de la rembourser.

La proposition du gouvernement grec refusée par la Troïka, visait par contre à une plus juste répartition des richesses dans le but d’œuvrer à une véritable justice sociale, à l’égalité des droits, à la transparence politique et fiscale, bref : à la démocratie.

L’augmentation du salaire minimum, le rétablissement du treizième mois de pension de retraites, le renforcement des services publics, le développement de politiques en termes de logement et d’éducation font parties des mesures urgentes dont a besoin le peuple grec.

Ce vote des Grecs donne de l’espoir aux citoyens d’Europe qui sont sous le joug des programmes d’austérité et qui veulent s’en sortir. Les travailleurs de l’Europe toute entière peuvent désormais affirmer : oui, il y a une alternative !

Pour la CGT, la réponse à ce référendum doit être la concrétisation de cette alternative : une Union Européenne sociale, juste, solidaire et qui protège les plus faibles et prend en charge les plus pauvres. Une Union Européenne qui promeut les droits des travailleurs, l’emploi et un travail de qualité. 
L’amélioration de la situation économique passera forcément par l’amélioration de la situation des populations et le rétablissement de leur pouvoir d’achat.

Il s’agit maintenant de rester vigilant pour que l’expression démocratique du peuple grec soit respectée et mise en œuvre. Ceci concerne tous les Européens désormais.

Montreuil, le 7 juillet 2015

Notons d'abord que malgré le vote la Troïka n'a pas renoncé le laisser croire affaibli la vigilence qui doit croitre devant l'agression de la Finance.

Manque dans ce texte la référence à 2005 la direction de la CGT à mandat à faire respecté ce pour quoi elle s'est battue, meilleurs faèçon d'ête solidaire du NON de Grèce que d'exiger le respect du notre.

Si en gros sur le constat des méfaits de l'UE il n'y a pas de poblèmes majeurs avec ceux qui sont pointés, il y a des manques, et pas mineurs : l'alignement structurel par le bas en terme de droit du travail, le non rappel de l'accompagnement obligé du traité de Lisbonne exigé par l'UE, les abandons de souveraineté et les privatisations à outrance, TAFTA et autre TIPA, que des broutilles en sommes.

S'en remettre à l'espoir d'une union européenne sociale dans ce contexte relève pour le moins d'une cécité qui ne peut être involontaire.

L'amélioration du pouvoir d'achat revendiquée à juste titre par le communiqueé peut-elle se réaliser sans s'en prendre frontalement aux marchers financiers au capital bancaire et industriels qui les pilote. 

C'est aussi cela l'enseignement de la "crise grecque".

La Canaille aurait aimé que le seuil de 60 € au distributeur de monnaie à Athènes servent d'objectif revendicatif pour le SMIC à Paris : cela mettrait le SMIC net à 1800€  ce qui répondrait à une de nos revendications qui pour le coup semble légitime devant les DAB du Péloponèse mais irréaliste pouir ceux de Picardie.

 

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