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Elus et (leur) environement

La canicule comme révélateur 

Elus et (leur) environement

Un élu de la République tirant sa légitimité d'une région où la canicule n'est pas la carctéristique principale de la météorologie locale vient de déposer en catastrophe un projet de loi pour codifier la façon dont doivent se comporter les employeurs quand la dite canicule, telle les hordes romaines sur la vallée du Rhône, déferle sur son Nord Pas de Calais.

Sauf que son texte est en retrait total par rapport aux dispositions non encore assassinées par les lois Valls-Macron. 

Notre thermopoliticien propose de se retier à 35° Sauf que le code du travai et les convention collective voire certains réglements intérieurs QUAND ILS PREVOIENT UN PLAFOND THERMIQUE (ce qui n'est pas le cas le plus fréquent) le situe blus bas de 30° à à 33° ce qui est déjà beaucoup trop. Dans le case général c'est le ressenti du salariés qui en décide.

Avec cette clause, ce sont les patrons qui vont se réjouir. s'il existe dans le BTP des clauses d'intempérie (qui ne sont pas que le gel même si c'est la plus fréquement utilisée) l'idée d'un plafond thermique va réjouir la Bouygues' connexion and C°.

La proposition va avoir un effet boomerang à se la prendre en pleine figure : cela conduit à codifier un droit de retrait dont le législateur avait (à l'époque) considéré que le (la) salarié(e) concerné(e) ayant la maitrise de son poste de travail disposait de la latitude pour décider d'en user ce droit étant opposable à l'arbitraire patronal.

Le projet de loi de notre hors-sol  (comme tomate de St Pol de Léon, rouges et brillantes mais nourrie par le haut ) revient donc à déposéder les salariés de l'usage de leur droit, de le normer au plus grand plaisir du Medef. 

Ce qui traduit deux choses : 

1) Même avec des bons sentiments, même quand on fut cadre A de la fonction publique territoriale (ce qui ne conduit pas spontanément à travailler dans les glacières les fournaises ou sous le cagnard), quand on n'est pas (plus) en prise avec le monde du travail on est (devient)un hors-sol comme les autres et les actes traduisent immédiatement cette déconnection.

2) Si l'honorable parlementaire a pu sortir un projet pareil, c'est que dans son staff les claviéripracteurs qui lui préparent ses textes n'ont jamais connu de près ou de loin l'usage du code du travail (dont ses CHSCT), qu'au mieux quand ils lui permettent de défendre le dit code à la chambre c'est sur la base de louable principes moraux et non pour son contenu et l'usage pratique.

Recruter ses conseillers à Science-Po ou HEC plutôt que parmi les distributeurs de tracts de la ZAC ou les militants d'une UL (voir - pourquoi pas- s'entourer de controleurs ou inspecteurs du travail dans le groupe à l'assemblée pour aider à y voir clair) conduit à ces dérives 

Ce bon vieux Marx appelait cela le point de vue de la pratique. Mais pour être élu du P"c"F est-il encore utile d'avoir des rudiements d'économie et des repères de classe, de se souvenir quand on sort de sa permanence par où aller pour trouver l'usine ou le chantier du coin ?

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