Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Un patron d'une entreprise de transport fait abattre

les platanes

pour faire passer

son convoi exceptionnel.

Heureusement, il n'a pas croisé de crèche ou de maison de retraite

 

 

 

Le convoi routier, d'une largeur de 10 mètres et long de 33 mètres, en provenance de Fontenay-le-Comte aux Sables d'Olonne, s'est trouvé immobilisé mercredi matin à l'entrée de Luçon, sur la route départementale D746, empêchant «toute circulation» selon le conseil départementale de Vendée.

Pour son président (droite mais est(ce un critèreen 2015), Yves Auvinet, c'est l' urgence de la situation face au blocage du trafic qui a forcé l'autorisation d'abattage de cinq arbres. «Cinq arbres gênaient; donc, effectivement, quelqu'un du département a donné l'autorisation d'abattre cinq arbres, pas trente-deux». «C'est un petit peu lamentable», a-t-il déclaré. Estimant avoir été «mis devant le fait accompli par le transporteur», le département a informé dans un communiqué qu'il allait demander à la société «de prendre en charge les frais de replantation».

(curieux que le département à ce jour n'ait pas porté plainte)

Peut-être que le sous-préfet (ou son chef hiérarchique ) pense que l'activité de construction navale (qui est à défendre) justifie pour un patron d'une boite privée de faire n'importe quoi avec les emprises publiques comme son collègue des Alpes maritimes justifie la violation de la loi sur les emprises publiques au nom des intérêts des marchands de canons.

Derrière le scandale que représente la décision de ce patron délinquant cela appelle deux rapides commentaires qui vont jouer aux poupées russes :

1ere Poupée) Pourquoi un tel convoi n'était pas accompagné par la gendarmerie qui aurait interdit l'engagement avant d'avoir la certitude du passage ?

Rappelons-nous l'accident du PN de Nangis : pas de force de l'ordre pour encadrer un convoi exceptionnel (c'en est bien fini des motards de la gendarmerie pour encadrer et faire respecter l'itinéraire et les impératifs légaux, pour preuve il y a une « entreprise -privée- d'escorte qui est sensée (sensée?) garantir la sécurité pour les humains, les biens, les lieux durant le transport).

Pour permettre des économies en personnels et matériels l'organisation des convois exceptionnels a été privatisée puisque ce sont maintenant les transporteurs qui gèrent et non plus la puissance publique.Cela a été codifié dans une loi votée sous Sarkozy (mai 2006) un texte obscur à tiroir pour permettre le désengagement de la puissance publique et raboter dans les effectifs des services de l'Etat :

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006053685

2ème poupée ) A installer dans la poupée russe d'avant :
Dans la Blommolletnarchie héritière de la Sarkonarchie, il est possible de détacher pendant un mois une compagnie de CRS pour garder un raccourcisseur de têtes, mais il est impossible de trouver 4 motards pour maîtriser un raccourcisseur de platanes.

Ces trois évènements, mis en perspective, donnent une image assez fidèle de l'état d'organisation et des choix de l’État et poussent à poser la question : est-ce de cela que nous avons besoin : liberté des patrons, accueil des activistes de la peine de mort, disparition des outils de contrôle et de maitrise publique au bénéfice de boites privées incompétentes. Finalement une belle approche du système qui régit la société.

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article