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La réparation semble en route et bien engagée

Henri Dutilleux,

titulaire dès 1942

de la carte n°11

du Front national pour la libération et l'indépendance de la France

n'avait pas besoin d'être lavé

des ignominies proférées contre lui

tant il est incontestable.

Saluons pour autant

la décision de le réinstaller dans sa place incontestée

de créateur, résistant, antifasciste.

La carte est signée de Louis Durey un des membres du groupe des six. Un autre de ces artistes compositeurs résistant, un communiste (dès 1930)  syndicaliste aussi que peu de gens semble avoir en mémoire.

La carte est signée de Louis Durey un des membres du groupe des six. Un autre de ces artistes compositeurs résistant, un communiste (dès 1930) syndicaliste aussi que peu de gens semble avoir en mémoire.

Canaille le Rouge qui a la dent suffisament dure pour dire ses colères serait malhonnête de ne pas reconnaitre quand une facheuse erreur se répare.

La Ville de Paris ses élus* viennent de réparer une bourde qui n'aurait pas eu lieu d'être si l'archiviste professionnelle du mémorial de la rue Geoffroy l'Asnier consacré à la déportation des juifs avait fait sans oeillères son travail. Etre élu(e) ne donne pas le droit de dire n'importe quoi pour faire du clientelisme électoral. Et ceux qui autour d'elle aboient, cautionnent et accompagnent sans regarder sont de bien piètres édiles.

Certes, une plaque sur sa maison est une bonne idée, mais peut-être pourrait-on demander à l'élue du quatrième qui a lancé cette boule puante de se mettre au travail pour donner au Conseil de Paris de quoi traquer les relents d'antisémitisme et et de racisme dont la ville depuis un demi siècle porte la trace.A coup sûr les archives du Mémorial doivent lui permettre d'en dresser un rapide et très exaustif inventaire.

Il fallu se battre pour faire débaptiser la rue Alexis carrel, 

Reste encore à débaptiser le quai Panhard Levassor qui eux n'ont pas eu d'état d'âme pour appliquer les lois raciales d'octobre 40 pour se "débarrasser" des militants syndicaux (le plus souvent communistes) dans leurs usines du 13ème : Acher Semhaya jeune délégué CGT, responsable syndical, militant de la JC en sera chassé au titre des lois antijuives. Il sera membre des Bataillons de la Jeunesse, arrêté, torturé, il sera condamné à mort lors du procès dit du Palais Bourbon et fusillé au Mont Valérien.Au même moment, Henri Dutilleux montait des chaines de solidarité pour cacher et aider ses amis et collègues et appelait à contester l'orde nazi et ses collaborateurs.  

Que dire de ces noms de rues, places ou autres donnés à quelques artistes certes talentueux mais qui ont su utiliser les quais de la gare de l'Est pour visiter Berlin entre 40 et fin 43 quand Dutilleux menait l'action clandestine et cachait avec son épouse des artistes juifs ?

Ne reste plus à ce qu'enfin le nom d'Henri Dutilleux soit donné à un lieu majeur de culture musicale parisienne, pourquoi pas le grand auditorium de la porte de la porte de la Villette ou le nouveau de la maison de la radio. Cela lavera l'affront fait à la capitale d'avoir toujours à ce jour un conservatoire de musique de Paris au nom d'Alfred Cortot, aussi brillant pianiste qu'il fut un antisémite et collabo notoire, membre du cabinet d'Abel Bonnard, ministre de "l'éducation" de Laval Petain, ce qui fut Cortot à l'origine d'un questionnaire qui porte son nom, aussi vil que nauséabond, et que Dutilleux lui avait retourné avec un grandiose mépris.

Une grave erreur vient d'être réparée.C'est bien mais peut-être révèle-t-il le besoin d'un bon nettoyage. 

Est-il possible d'être Charlie en Janvier, juste et efficace début avril et de laisser banaliser ensuite ? 

La réparation semble en route et bien engagée

le texte du message de l'Hotel de ville :

Service de presse de la Ville de Paris
Communiqué de presse - Jeudi 2 avril

Paris confirme sa volonté d’apposer une 
plaque en hommage à Henri Dutilleux

Devant l’émoi suscité par l’avis du Comité d’Histoire de la Ville de Paris concernant l’apposition d’une plaque commémorative en hommage à Henri Dutilleux, Catherine Vieu-Charier, adjointe à la Maire en charge de la mémoire, a demandé mi-mars une expertise complémentaire qui permette d’approfondir les recherches sur l’action de ce grand musicien pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Il ressort de cette nouvelle expertise historique que, loin d’avoir collaboré, Henri Dutilleux a fait partie de ces nombreux Français qui ont lutté de toutes leurs forces contre le régime nazi et celui de Vichy. « Au sein du Front national des Musiciens, lui et ses camarades éditaient des tracts et journaux clandestins, diffusaient sous le manteau les éditions de Minuit, apportaient leur soutien aux gens de la profession pourchassés ou persécutés. Ensemble, ils ont participé à la Libération de Paris et à la renaissance culturelle du pays », salue Catherine Vieu-Charier.

Au regard de cette nouvelle expertise, la Ville de Paris prend acte du fait que le Comité d’Histoire délivre un avis clairement favorable à l’apposition dans le 4e arrondissement d’une plaque en hommage à Henri Dutilleux, demandée par Christophe Girard, Maire du 4e arrondissement. Il corrige ainsi le caractère disproportionné et inadéquat de son avis initial, qui mentionnait de supposés « faits de collaboration ».

« Je me réjouis de ce nouvel avis, rectifiant de premières indications hâtives ayant jeté le trouble de manière injustifiée. Un projet de délibération sera par conséquent préparé et soumis au vote du Conseil de Paris lors de sa séance du mois de mai, afin de rendre l’hommage que la Ville a toujours souhaité rendre à l’un de ses plus grands compositeurs », annonce l’adjointe à la Maire.

Service de presse de la Ville de Paris
presse@paris.fr - 01.42.76.49.61
5, rue Lobau 75004 Paris

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