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A l'aube de grandes luttes ?

Les cheminots de Romilly (Aube)

ouvrent le bal 

A l'aube de grandes luttes ?
A l'aube de grandes luttes ?

Lundi 27 avril au soir, à Romilly sur Seine. C'est sur cette ligne 4 du réseau SNCF, la ligne Paris Bâle. Depuis 20 ans tous les gouvernements avant chaque élection promettent de moderniser et électrifier pour dès les isoloirs démontés jouer au p'tit Gayssot illustré. La défense de cette ligne a été un des déclencheurs du mouvement des cheminots de décembre 95. 

Ce lundi, de nombreux cheminots étaient rassemblés dans la grande salle des fêtes de Romilly. Plus de cinq cents personnes, debouts. Ils étaient là pour une réunion publique animée par l’intersyndicale.

Éric Vuillemin (le maire caméléon tendance réac- mais bon qui connait des caméléon politique qui ne le soit pas ?) aux abonnés absents. Comme ses adjoints, pas de conseillers départementaux non plus, ni de député. Des voix dans la salle se sont élevées pour demander les raisons de cette absence...

Quelque jour avant, Guillaume III, président de la SNCF, était venu annoncer à Troyes (pas fou, pas sur place, courageux mais pas téméraire) la fermeture du site historique des ateliers SNCF, et la transformation en pôle d’excellence du maintenant nommé Technicentre de Romilly  (appelation de l'ancien atelier directeur du matériel qui entretenait les voitures "corail" en fin de vie que la SNCF refuse de remplacer, cause de la baisse de charge de travail parallèlement à la baisse des moyens du service public).

En fait de pôle, les cheminots romillons ne sont pas naïfs, c'est plus pôle emploi que l'excellence qui leur est proposé. 

Une baffe que l'exécuteur des basse oeuvre des pouvoirs en matière ferroviaire pensait faire passer comme lettre à la poste. 

Raté.

Bravo camarades, l’heure est maintenant à la mobilisation et à la reconquête sociale !

Voila quelques jours que cela chauffait et que la colère (plus que légitime) gagnait.

Guillaume III l'impérial avait annoncé qu'entre 200 et 280 cheminots travailleront dans ce pôle dit d’excellence, alors que le Technicentre emploie aujourd’hui 530 salariés. Le maire en prédit 700 pour tenter de court circuiter le projet de la CGT.

Ce mercredi matin au Technicentre de Romilly-sur-Seine les gars de l'atelier ont appris la venue de Xavier Ouin, directeur général du matériel SNCF.

La tension est vite montée.

La CGT travaille avec les cheminots depuis l'annonce  de la direction sur un « projet alternatif économiquement viable et industriel » que la direction refuse d'entendre . Pour le syndicat, cette contre-proposition « doit être avant tout le projet de l’ensemble des cheminots. Nous allons le porter au niveau de l’entreprise et sur le terrain politique. Il faut qu’il soit concrétisé au plus tard avant les vacances. »

C'est dans ce cadre et pour tenter d'éteindre les braises que le directeur général du matériel est venu ce 29 avril au matin pour tenir une assemblée du personnel.

Selon les syndicalistes, son arrivée s’est faite « en catimini ».

À 11 h 45, beaucoup de salariés avaient quitté l’assemblée générale, toujours dans l’incertitude, en se disant « dégoûtés ».

16 h 45 : Xavier Ouin, (c'est le dirlo), polytechnicien X mine, l'avait mauvaise : il est retenu par des cheminots dans l'entreprise,à Romilly, depuis 12 h 15, selon la CGT.

Le grand patron de la SNCF aurait été averti. Les salariés attendent de nouvelles propositions et des éclaircissements sur leur avenir et celui de l'outil industriel de service public.  Deux cent cinquante cheminots déterminés sont sur place.

17h30 : Selon la presse du coin (le très inféodé à Baroin "Est éclair")  Xavier Ouin a été libéré. Les cheminots et le directeur général du matériel aurait finalement signé un accord. Xavier Ouin se serait est engagé à étudier dans les meilleurs délais le projet alternatif de la CGT.

"Il a ensuite pu quitter, à pied, le Technicentre pour prendre un train en gare de Romilly et ralier la capitale nous dit radio" Baroin

Bon, à ce stade personne n'a encore sorti le goudron et les plumes mais a entendre ce qui monte de Brest à Romilly, de Cerbère à Boulogne, de Nancy à St Nazaire, le brai commence à fondre. 

Laissons les camarades mener leur lutte mais ne les laissons pas seuls.

Quand sous la cendre les braises rougissent, il faut souffler, souffler et mettre du combustible.

Oh ! camarades de chez Doux, vous n'auriez pas des plumes ?  

 

 

 

 

 

 

 

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