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SNCF, TGV. les contes de Migaud

ne font pas le compte.

Quand les ducs du CAC a rente

et les barons des régions

applaudissent,

Les outils du pays

s'appauvrissent

SNCF, TGV. les contes de Migaud

Quand le PS fait prendre son panard au Figaro

 

 

La brigade légère du démantèlement des services publics ayant du mal à convaincre les usagers des bienfaits de sa politique, elle vient de donner aux média un nouvel os à ronger : le tout TGV n'est pas rentable.

Avant d'aller jeter un œil sur ce qui mijote dans leur marmite, rappelons ce que disaient dès 1981 les cheminots à ce propos avec leur fédération CGT :
Dès le lancement du TGV (imposé dans sa forme actuelle –électrifiée – par les cheminots contre la version initiale à turbine branchée sur les coffres des pétroliers gaziers) la CGT a salué un outil de service public qui venait en plus des offres de transport de service ferroviaire en service tant pour les voyageurs que pour les messageries (poste, presse, colis urgent etc.).

Dès l'annonce des premières extensions et constructions de lignes nouvelles, la CGT a exigé du gouvernement des dotations financières et garanties pour réaliser les opérations, ce que les gouvernements ont refusé tout en enjoignant la SNCF de réaliser ces investissements en allant emprunter à des taux prohibitifs sur les marchés financiers.

Cette situation à conduit à ce qu'en 1994, un cheminot sur trois travaillait pour les banques à rebourser que les interets d'emprunts.

Le niveau d'investissement, ces intérêts d'emprunts cumulés avec la dette née de la part des obligataires de 1938 non totalement apurée, le tout cumulé amenant à une dette de l'état envers la SNCF d'environ 200 milliards de francs d'alors (environ 30 milliards d'€ de 2014).

Curieuse mécanique financière qui a plongé les cheminots dans la consternation, cette somme est celle qui a été retenue pour évaluer le patrimoine industriel en voies, ponts, tunnels, ateliers triages matériels et outillages lors du changement de statut créant RFF dont la part Voies et infrastructure à été donné à RFF en guise de dot, ce qui permettait à l'Etat de continuer de peser sur les comptes et de faire gonfler sa dette sans débourser un centime de la monnaie de votre choix.

Arrive maintenant, allié aux Dalton du pouvoir un vieux rose Lucky Luke-Migaud plus proche de Lucky Luciano du racket des entreprises publiques et de leur privatisation qui annonce tout de go " le tout TGV n'est pas rentable ".

Demande-t-on à l'armée, ses généraux payés plein pot at vitam éternam, ses rafales et porte avion d'être rentable ? Non, on leur demande de servir ? Mais contrairement un Rafale ou un porte-avion ou une culotte de peau de la légion, la duré de vie d'une ligne de chemin de fer est indéfinie pour peu que les moyens d’entretien lui soit affectés.

Dès lors, que veut dire un taux de rentabilité insuffisant quand on parle de service public ? Et même, dans cette logique, si le taux en question est de 2 % comme ils le pleurent, outre le fait que selon leurs critères il dégage des marges pour lesquelles il n'avait pas été conçu, il rembourse sur 50 ans la totalité d'un investissement qui va durer au minimum un siècle et demi à comparer au PPP où l'argent public est investi pour permettre au bout de trente ans de pouvoir racheter aux vampires l'infrastructure quasiment à son prix initial compte tenu des dérives monétaires et un outil qui n'aura d'entretien que si le partenaire public arrose le partenaire privé en sus de l'arrosage contractuel initial.

Mais où cela devient grandiose, ce sont les solutions que le Dt Jeckill-Migaud de la Cour des comptes pousse mister Hyde-Migaud à proposer comme thérapie.

" Comme cette pôv SNCF ne peux plus faire face, accélérons l'accès des autres compagnies (privées) sur le réseau " (que la SNCF a payé et que l'état rackette ainsi) elles paieront (peu) des redevances qui diminueront la charge de ces lignes.

Pour faire que plus de trains circulent pour augmenter ces mêmes recettes, diminuons le nombre de gares desservies et renvoyons à d'autres types de circulations (à charge non pas de la SNCF, mais d'entités gérées de façon privée appelées TER tel que les rêves les petits potentats nommés présidents des conseils régionaux et leur porte sacoche fuchsia). Autre types de circulations mais aussi autres modes : la clim le confort, l’accueil en gare les lignes nouvelles et le bar pour Neuilly sur Seine et les cars, la Francilienne, Beaune ou Fleury en Bière pour Clichy sous bois.

Et tout à coup, tout s'éclaire : quand Macron propose de "libérer " le transport par car pour les pauvres il dit à quoi doit servir le TGV un outil au service de la mobilité-flexibilité économique (y compris pour les cadres dont le capital à besoin, Capital qui annexe les rames TGV en open-space gratuits la semaine et à tarif certes ultra-fort mais façon pullman pour sa caste le reste du temps).

Le chemin de fer est un système industriel de production liée à rendement croissant : plus il est utilisé plus il est efficace au plan économique à condition de mutualiser les moyens pour dégager des économies d'échelle d'où la mixité voyageurs et marchandises des moyens de traction, l'usage le plus possible des mêmes infrastructures et la non-parcellisation des tâches encadrées par un dictionnaire des métiers permettant cette mise en œuvre.

D'ailleurs, à ce sujet si la SNCF a su mettre en place des comptabilités dédiées par produit pour justifier ses choix de trafics et ses appels aux fonds des collectivités territoriales pour assurer entre autres le transport de la force de travail vers ses lieux d'exploitation (d'où la sacro-sainte priorité de régularité à la pointe du matin J+1, quitte à sacrifier les conditions de retour de la dite force de travail le soir du jour J en cas de perturbation) elle a moins d'états d'âme pour mobiliser ses recettes pour d'une part payer une dîme à l'état (ce que Pepy nomme de façon aussi illégitime qu'illégale " dividende  à l'actionnaire ” l'état étant propriétaire en notre nom et non actionnaire) et d'autre part affecter au financement et remboursement d'emprunts sur ce poste emprunts pour TGV les recettes issues des autres activités.

Bref, étant en échec idéologique chez les cheminots et dans la population pour briser la SNCF, nos sarkocialistes avec Manureth Vallstcher en liquidateur du rail et Tony Macron servant de palefrenier de luxe, Pepy comme exécuteur des basses œuvres font appel au représentant de la City à la Cour des Comptes pour donner un habillage faisant illusion de " raisonabilité " pour avancer leur projet.

C'est ce qui permet à Blummollet, entre deux coups de menton guerrier pour soutenir Erdogan le kurdicide, de remettre quelques colifichets, croix et rubans, de nommer Laurence Parisot et le petit métallo retraité de PSA Varin au conseil d'administration d'EDF.

D'ici qu'ils nomment Proglio et Bouygues à celui de la SNCF il n'y a pas loin. Mais sait-on jamais, c'est même peut-être en discussion ?


 

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