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Pendant les bombardements, les hausses continuent. Pas vu- pas Prix

Travail salarié,

capital,

salaire,

prix,

profits.

le point de vue de la pratique

 

pour cadrer le débat

pour cadrer le débat

Ci dessous, ce sont des prix relevés en Belgique mais la courbe est homogénéisée avec les évolutions relevable en France.

Une internaute* a retrouvé un prospectus du datant de l'an 2000.

Elle s'est amusée à comparer les prix de l'époque à ceux d'aujourd'hui.

Et le verdict est implacable: l'inflation se porte bien.

"Avec l'euro, les prix ont flambé": combien de fois n'a-t-on pas entendu cette phrase depuis le lancement de la monnaie unique? Jusqu'ici, il n'était pas toujours facile de comparer l'augmentation des prix mais en retrouvant un vieux dépliant chez elle, Christine a pu tenter l'exercice. 

Après avoir découvert le prospectus, sur lequel était inscrit le prix en francs belges et en euros pour chaque produit, elle s'est rendue dans le même supermarché de son quartier, qui a changé de nom depuis. 



La facture a doublé


Le verdict? Les prix ont tout simplement doublé! Le ravier de fraises est passé de 1,21€ à 3,99€, le jus d'orange de 0,94€ à 1,59€, la mayonnaise de 1,36€ à 2,69€, etc.  L'addition totale est deux fois plus salée. Pour les mêmes produits, Christine doit payer 82,12€ au lieu de 46,57€ en 2000. 

 

Comparaison des prix 
PRODUITS    PRIX EN 2000  PRIX EN 2014 
Ravier fraises 500g    1,21  3,99 
Yaourts Vitalinea (12 pots)    2,35  3,80 (pour 8 pots) 
Glace vanille Fermette    2,11  4,05 
Panés de poisson 2pc    2,11  5,11 
Rôti porc jambon au kg    5,43  10,20 
Hachis pur porc    3,69  8,20 
1L de lait entier Joyvalle    0,69  1,08 
Crème liégeoise Danette 4 pots    1,36  2,59 
Tanches au lait x 5    1,12  1,57 
Boîte Ravioli 400g GB    0,62  0,99 
Vin Cellier des Dauphins rouge    4,09  6,04 
1L de bière Piedboeuf    0,50  1,19 
Café Douwe Egbert    1,83  2,99 
1 boîte 418g saumon rose GB    2,21  3,45 
2 x 125g filets saumon surgelés    3,59  6,79 
1L jus d    0,94  1,59 
1 mayonnaise Calvé    1,36  2,69 
Chocolat Côte d or    2,21  3,35 
Lessive Dash 56 tablettes    9,15  12,45 (44 tabs) 
       
  TOTAL  46,57 euros  82,12 euros 

Et les salaires dans tout ça?

 

évolution du SMIC en France

indice

2000

2014

SMIC horaire 

6.41

9,53

Soit une augmentation de 76% des prix pour une augmentation de 48% du smic soit une perte de pouvoir d'achat de 28%, une amputatuion de plus du quart du PA des plus bas salaires, Plus de 3 millions de salariés en France en 2014.

L'Euro, l'UE, cest la guerre, la misère, la précarité et les profits pour le capital industriel et financier entrelacés

 

 

*Christine (nous disent les journalistes) a ainsi comparé les prix de divers produits du quotidien et dont la quantité et l’emballage n’ont quasiment pas changé en quatorze ans. Des fraises, du poisson, de la glace, de la poudre à lessiver, des raviolis, du jus d’orange, de la mayonnaise, du chocolat, etc. Elle a repris les prix en euros en 2000 et en 2014 et les a comparés. Et les résultats peuvent surprendre.

Le panier datant de 19 produits de 2000 coûtait à l’époque 46,57 €. Le même panier, aujourd’hui, coûterait… 82,12 €. Les prix ont donc quasiment doublé en quatorze ans !

Christine se demande ainsi si « notre salaire ou nos allocations diverses ont augmenté dans la même proportion ». Et selon la dernière ENQUÊTE du SPF Economie, cela ne semble pas le cas.

Le salaire moyen mensuel brut en Belgique, en 2000 était de 2293 € contre 3258 € en 2012, révèle RTL Info. Ce qui fait une hausse de près de 42 %. Or, les prix évoqués CI-DESSOUS ont progressé de 76 % par rapport à 2000. On voit donc bien une inflation plus forte par rapport à la hausse des salaires…

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RBOBA 16/08/2014 23:40

Quand à apprendre à compter et à lutter, pour beaucoup, c'est "de naissance" et ils n'ont pas attendu l'augmentation des denrées. Compter a toujours fait partie de leur réflexe avant d'engager des dépenses, tant ils n'ont jamais vécu dans l'aisance pas plus que leur famille d'origine et en conséquence, la lutte en découle. Petit détail, vous avez évoqué des mangues en promotion "Made in Israël", Les avez-vous achetées ? Votre propos n'est pas très clair, car vous parlez de "personnes alentours" Il y en avait à Aligre (des mangues en promotion) au plus fort des bombardements sur Gaza et sa population, pas fou le marchand, il n'avait pas inscrit la provenance sur l'ardoise. Je lui ai posé la question, il a fait semblant de ne pas l'entendre, je la lui ai reposée, et il m'a répondu "elles viennent par avion", j'ai donc insisté et là il m'a répondu gêné," elles viennent d'Israël" je lui ai donc signifié que je les boycottais. Et lui ai expliqué pourquoi, que je ne finançais pas le massacre des Palestiniens et une cliente, m'a dit que "il ne fallait pas tout mélanger, qu'il ne fallait pas mettre de la politique partout". je lui ai alors fait un rapide cours de géopolitique. Le commerçant ragaillardi par la réaction en sa faveur de cette "brave ménagère" m'a alors déclaré que "ce n'était pas les Israëliens qui massacraient." Et depuis, je boycotte ce commerçant.

RBOBA 16/08/2014 23:26

Quand je parlais du prix du pain (baguette, pain(s)) je n'évoquais pas la boulangerie industrielle mais bien les boulangers traditionnels et dans un même arrondissement, la baguette, par exemple peut passer de 0,80 centimes d'euros à 95 centimes d'euros.
Et je parle de baguette de farine blanche (bien que mon boulanger utilise une farine bis) et non la 'rustique" "festival" et autre. Cela dépend donc bien du boulanger himself et de sa capacité à négocier auprès des Moulins.
Pour ce qui est des fruits et légumes, non, ils sont moins chers au marché et à Paris,contrairement à bon nombre de banlieues y compris populaires, nous avons la chance d'avoir des marchés intéressants : Aligre par exemple où l'on trouve le meilleur rapport qualité-prix (je n'y ai aucune action) et surtout le dimanche, où les marchand bradent car il n'y a pas de marché le lundi. Et on y trouve et j'y ai consommé cette année des cerises délicieuses ainsi que des abricots et melons. Il faut avoir le courage de faire le tour complet du marché et ne pas forcément acheter chez un seul et même commerçant.
La sauce tomate maison, oui, on peut aussi la faire et cela ne prend pas des heures et n'a donc pas une si grosse incidence sur la facture de gaz et d'électricité. Le prix des tomates baissent en ce moment, sinon, il existe les tomates pelées en boîte. Encore une fois, je ne pense pas que ce soit de ce côté-ci qu'il faille voir la paupérisation de bon nombre d'entre nous, mais bien dans le choix (comme s'il y en avait à ce stade là précisément) de se soigner ou de retarder un/des soins, de pouvoir partir en vacances bien méritées (mais il faut croire que certains -ceux qui peuvent partir- soient les seuls méritants).

Aline 16/08/2014 17:50

Je garde mes tickets de caisse et je peux aller dans ce sens, le passage à l'euro c'était pour la finance, les grandes sociétés de distribution, les grandes chaines de production une manne d'or les autres dont moi sommes quotidiennement plumés.
Le pain, celà varie classique, tradition, poids (pas toujours 250 G), et surtout du lieu d'achat (artisan- pain boulanger sur place, pain vendu en dépôt,- semi-industriel, baguette mise en forme réfrigérée puis cuite en fournil sur place,- industriel, baguette totalement faite en usine puis vendue en boutiques, dépôts, grandes surfaces.....) on peut très bien acheter un pain artisanal et un pain industriel en particulier les pains spéciaux (graines, seigle....)et c'est encore pire pour la croissanterie, la pâtisserie (les promotions en grande surface, décongelées!) c'est la jungle des prix.
Moins facile de s'y retrouver en fruits-légumes.... entre grandes surfaces, détaillants, marchés, cueillettes et producteurs en direct et le cours surtout que la plupart sont peu explicites sur l'origine et la variété. Ce matin à A......, des mangues en promo made in Israël personnes alentours je les achète toujours sur le marché (Afrique) . On nous dit en surproduction de fruits, ici celà ne se sent pas, nous en mangeons de moins en moins (les abricots sont insipides et les cerises hors de prix, des années que ces fruits de mon enfance ne font plus partie des repas de saison - s'il n'y avait pas de fraises espagnoles ce serait pareil) voilà ce que c'est d'être au minimum financier. La sauce tomate maison, bonnes tomates, aromates frais et de l'énergie (gaz, électricité) pour cuisiner et conserver, rentable pour qui à un jardin, pour les autres c'est à voir.....Un avantage, on apprend à compter et à lutter Aline

RBOBA 15/08/2014 16:41

OUI, les prix ont augmenté mais je n'aurais pas pris comme points de comparaison les prix de produits manufacturés et dont certains, pour ma part, ne font pas partie de mon quoditien. Je pense aux raviolis, à la mayonnaise, à la glace etc.... Non, là où l'on voit bien que les prix ont fortement augmentés, c'est dans le prix du pain (tout un symbole !), baguette, pain, pain complet etc... La simple baguette (non rustique, non machin-truc), la simple baguette à la farine blanche peut passer de 80 centimes d'euros à 95 centimes d'euros,selon le boulanger et non l'arrondissement, idem pour la salade, qui peut passer de 60 centimes d'euros lorsqu'il y a promotion que ce soit au marché ou au super-marché, à 1,20 ou 1,50 centimes d'euros. Pour les pommes de terre, même chose, la Bintje (celle qui est la plus courante) peut passer de 0,80/0,90 centimes d'euros à 1,20 centimes. Pour moi ces aliments emblématiques s'il en est sont plus parlant que des barquettes de fraise achetées au super-marché, de la mayonnaise ou des boîtes de ravioli. On peut faire soi-même sa sauce tomate et acheter un paquet de pâtes "dégriffé" c'est-à-dire, hors marques Bui.... ou Panz.....