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Carte postale estivale à Jacques Sapir.

 

 

" Certes, il peut y avoir des États souverains qui ne sont pas démocratiques ; mais on n'a jamais vus d'État démocratique qui ne soit pas souverain ".(J Sapir, lettre à JL Mélenchon août 2014)

Carte postale estivale à Jacques Sapir.
Carte postale estivale à Jacques Sapir.


Canaille le Rouge vient de lire la lettre " affectueuse " que JSapir adresse à J-L Mélenchon*.
Pour la première fois sur ses p@ges, La Canaille arme son clavier pour intervenir dans ce débat et demander à Jacques Sapir de préciser quelques points :


Cher Jacques Sapir,


Au delà d'un sens de l'écrit qui traduit une patte empreinte peut-être de " noirquoititude ", à partir d'un constat largement partagé avec la teneur du courrier que vous rendez publique, reste une interrogation à partir de la citation ci-dessus qui fait le point principal de partage entre ce que vous dites et les écrit sur ces p@ges signés par La Canaille.

Cette question de la souveraineté, de son cadre et de ses formes d'expression. Et là, Canaille le Rouge a du mal à suivre.

Si les formes d'organisation politiques et institutionnelles ont conduit à cette dépossession de la souveraineté dont le politique est un des piliers pourquoi s'adresser à ceux (dont J-L M) qui ne posent la question d'une évolution (et non de transformation) qu'au travers des modalités et formes de représentativité existantes ?

L'appel à une 6eme République, idée lancée en son temps par Georges Séguy autour des années 2000, si elle n'est pas immédiatement mise en chantier pour construire les outils de sa réalisation, renvoie aux calendes grecques et maintiennent l'état existant.

Il ne s'agit pas de la personnalité du ou des responsables politiques interpellées (encore que pour certains les conditions népotiques** de leur accession aux responsabilités participent au balisage et l'engagement dans l'impasse), mais de la façon dont nous devons considèrer les conditions de la construction de l'issue ; conditions qui exigent que cette question de la souveraineté soit moyenobjectif et principe de la construction.

Le cadre politique sous la pression de la crise et des contraintes imposées à notre peuple pour en supporter le poids a craqué. Il a gauchi les parties non-vermoulues, ce n'est même plus le vernis qui craque, mais la structure qui se ruine.

Si tout le monde parmi ceux qui se veulent porteurs de valeurs dites de gauche est d'accord sur la nature vermoulue du montant PS du cadre, pourquoi à tout prix s'adresser à ceux qui représentent les autres montant alors que c'est le cadre, taille, utilité, nature de ce qu'on veut y faire tenir qui est à réinventer et à construire ?

Dès lors, l'importation des recettes et le recyclage part des matières premières antérieures ne permettront pas la construction nécessaire puisque la question de fond qui doit sous-tendre ce cadre y compris et surtout pour sortir des rets des extrémismes de droite et des ultra libéraux, pose la question de cette souveraineté comme moyen de repousser et éliminer ces précédents...tous les précédents.

Demander qu'à la rentrée, reposé et les joues fraîches, le penseur de retour de son Aventin nous propose l'issue doit être certainement une litote au regard de ce que vous savez avec ironie produire par ailleurs. Mais à voir comment les groupies du Bruant de 2012 se tortillent à l'idée de l'arrivée de nouvelles Tables de la Loi, n'est-il pas indispensable de très sérieusement poser la question du contenu et des formes de la réappropriation politique en tant que moment fondateur de la souveraineté.

Comment être souverain si le principe fondateur est délégué ?

Cela renvoie à cette belle citation qui fait l'entrée en matière de cette interpellation.

En cela ce serait non pas renouer mais ne pas rompre avec la sociale démocratie dont la responsabilité dans la disparition de la souveraineté populaire et nationale n'est plus ici à démontrer.

Dit autrement Canaille le Rouge ne souhaite pas plus de mal à J-L. Mélenchon qu'à P . Laurent, Cl . Autain et autres météores politiques tentant avec peu de panache d'éclairer un paysage de désolation qu'à d'autres, mais recherche plutôt, même si la solution n'est pas facile à mettre en œuvre comment faire pour que notre peuple se réapproprie la politique à partir de valeur républicaine, faire que la politique ne soit plus un métier permettant de se chauffer l'hiver et d'accéder aux petits fours de monsieur le préfet, mais un engagement autour de la souveraineté du citoyen dans un pays souverain pour combattre cette délégation de pouvoir qui est le pivot de l'abandon de l'exigence de souveraineté.

Faire que les élus viennent écouter leurs mandants et leur rendent comptes et non l'inverse.

La Canaille sait que vous êtes très sollicité et que les ridelles n'existent pas sur les pendules, mais de vous voir traiter de cette question et de connaître votre approche autrement que d'attendre le retour du monsieur Dumollet à l'écharpe garance serait une contribution inintéressante à un débat qu'il faut faire grandir si nous voulons construire une issue réelle à la crise.


Dans l'attente de vos mots et propos,
Canaille le Rouge vous salue bien.

 

 

*http://www.marianne.net/russe-europe/Lettre-ouverte-a-J-L-Melenchon_a786.html

** Le népotisme est la tendance de certains papes, et par extension de certains dirigeants, à favoriser l'ascension de leur famille ou de leur entourage dans la hiérarchie qu'ils dirigent, au détriment du mérite et de l'intérêt général.

 

Carte postale estivale à Jacques Sapir.
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