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Argentine , l'enfant numéro 114

les "Mères Courages" de Buenos Aires.

les "Mères Courages" de Buenos Aires.


Juste un rapprochement à partir de deux faits :

Les fonds vautours avec l'aide de la justice des USA veulent faire plier un pays pour une " dette " contracter essentiellement par ses dirigeants quand le pays était sous la coupe des majors de la finance US via principalement le pouvoir des dictatures militaires.

Les " folles de la place de Mai " qui osaient défier la dictature ; elles deviendront les mères de la place de mai, seront un symbole et des déclencheurs majeurs de la chute de Videla et ses complices, une défaite pour les USA et un revers majeur pour le système financiers nord-américain.

Elles exigent de savoir où sont les enfants des mères assassinées par la dictature, torturées et violées dans les locaux qui servent entre autres à héberger les grands sportifs du Paris Dakar (qui comme chacun le sait part de Buenos Aires). hier c'est celui portant le numéro 114 qui a été identifié et a retrouvé son véritable état civil.

Plus de 400 sont encore en errance.

Qu'un de ces enfants ait été retrouvé hier quand l'appareil du capitalisme US se mobilise pour mettre à genoux l'Argentine, un des pays qui refusent de céder aux pressions de l'impérialisme, est un de ces moments qui montrent que ce sont toujours les peuples qui font l'histoire dans des conditions qu'ils ne décident ni ne maîtrisent pas forcément, mais que ce sont eux qui tirent les sociétés, engluées dans les fils poisseux de la rentabilité financière à tout prix et de l'exploitation sous toutes ses formes, vers les lumières de l'Humanité.

NB : Pour rappel, il n'est pas inutile d'avoir en tête dans la période des repères sur l'origine de la crise argentine tant pour voir ledéferlement contre le Venezuela que concernant les partique de l'UE :

Traumatisé par la chute de la dictature, le capital argentin, aidé (encadré) par les multinationales, se lance dans une intense guerre économique contre le pays. Inflation et colère populaire conduiront au retour des conservateurs à la tête du pays.

Ils font appel à des économistes de l’École de Chicago connus pour leur monétarisme pur et dur.

L'Argentine s'engage à appliquer à la lettre les recettes du Fonds monétaire international (FMI).

Toutes ces mesures sont formalisées dans ce qui ser appaelé le « consensus de Washington ».

Il n'est pas inutile de regarder les similitudes avec les pratiques de l'UE et les questions de souveraineté?

Le cœur du dispositif est de mettre fin à la création monétaire contrôlée par les politiques considéré par les banques et le capital comme« laxiste ». Ils imposent de redresser les comptes publics et d'éviter les déficits structuraux. Ils prônent la privatisation de nombreux secteurs économiques, d'Aerolineas Argentinas à l'eau, l'électricité ou les retraites. 

Carlos Saúl Menem (Parti justicialiste), président de 1989 à 1999, pourra déclarer: « l'État fédéral ne devra plus s'occuper que de la justice, de l'éducation, de la santé, de la sécurité et des relations internationales. »

Les fonds Vautours s'installent pour se servir au passage dans le réglement d'une dette qui comme pour la"notre" n'est pascelle du pays mais celle de ses banquiers et du capital qu'ils servent.

A voir ses sources d'inspiration et sa pratique, Valls devrait apprécier.

 

 

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L
Ob en panne toute la "sainte journée". Cela remarche à cet heure. Merci "saigneur" de la concurrence libre et non faussée. Je reposte donc enfin ton article.
C
Pas une panne mais, pour une fois annoncé à l'avance, une maintenance de 7h00 à 13h00
P
SNCM : la résistance sociale aux appétits privés et aux low cost est d’intérêt général.<br /> <br /> Lorsqu’un gouvernement fait preuve de désinvolture dans un contexte social difficile où sa politique ne cesse d’enfoncer le pays dans les difficultés c’est grave. Lorsqu’il ment à des milliers de travailleurs auxquels, de par son attitude, il ouvre la porte du chômage, il montre un cynisme abject.<br /> <br /> C’est le cas avec la SNCM.<br /> <br /> Le non respect des engagements pris le 10 janvier traduit ainsi un médiocre calcul politicien tendant à laisser passer l’épisode électoral. Au lendemain d’un Conseil de surveillance révélateur de ce comportement honteux, la dérobade de Cuvillier, repoussant de 3 jours son rendez-vous avec les Organisation syndicales, confine au mépris des grévistes et des usagers.<br /> <br /> Pire encore le gouvernement par des fuites maitrisées explique que la seule façon d’en sortir c’est la liquidation de la SNCM en s’abritant lamentablement derrière la Commission européenne et ses amendes « anti service public ».<br /> <br /> Ce n’est pas un hasard non plus, si la veille du premier jour de grève Paul Giacobbi devant l’Assemblée Nationale défendait une position contraire aux votes de l’Assemblée de Corse mais conforme à la feuille de route masquée du gouvernement, de Transdev et de Veolia tout autant qu’aux attentes des dirigeants de Corsica Ferries.<br /> <br /> La larme à l’œil ces messieurs s’apprêtent à liquider plusieurs milliers d’emplois en Corse et sur le continent alors que les chiffres du chômage ont dépassé ce mois encore la côte d’alerte. En réalité, ils s’obstinent, en bon libéraux qu’ils sont, à faire un pont d’or à la concurrence déloyale au dumping social et fiscal.<br /> <br /> Si la SNCM est en difficulté c’est pour cette raison non à cause des travailleurs. Antithèse du modèle économique low cost fondé sur la surexploitation, tous les moyens sont bons pour faire disparaître cette compagnie du paysage maritime libéral où elle fait « tache ».<br /> <br /> L’ouverture de la desserte publique à Corsica Ferries en 2002, grassement subventionnée ensuite pour enlever des recettes à la CMN et à la SNCM, ne peut être un exemple de bonne gestion de l’argent public de la continuité territoriale et encore moins celui d’un exercice parfait de cette compétence pleinement dévolue à la CTC.<br /> <br /> La privatisation scandaleuse de 2005, bénéfique aux seuls amis du gouvernement Villepin Sarkozy, participe de la même approche, du même raisonnement, des mêmes choix politiques qui consistent depuis des années à abandonner aux opérateurs privés des pans entiers du service public, les plus lucratifs.<br /> <br /> Le fonds spéculatif Buttler a empoché 60 millions d’euros en trois ans et le vol de la taxe de transport a privé la CTC de 5 millions d’euros de recettes fiscales. Pourtant ces authentiques pilleurs de la continuité territoriale n’ont jamais été inquiétés.<br /> <br /> Il est plus facile de stigmatiser la CGT et le syndicalisme, de vilipender les grévistes de la SNCM et, dans la tradition poujadiste antidémocratique, de leur faire porter le chapeau d’une mauvaise saison touristique plutôt que de s’en prendre aux véritables racines de la crise. Elles seules font qu’en Corse le chômage a progressé en une année de 12 % et que la fréquentation touristique de tout temps aléatoire est cette année rongée par la politique d’austérité.<br /> <br /> Alors que la nouvelle DSP est censée garantir la SNCM d’une compensation financière de 600 M€, le scénario de liquidation judicaire, plus encore dans ces conditions, serait un troisième scandale public le second pour l’Etat en moins de 10 ans. Voila pourquoi le combat des marins, des sédentaires et des officiers de la SNCM, leur résistance sociale aux appétits privés et aux low cost, est d’intérêt général et qu’il faut être à leurs côtés.<br /> <br /> Michel STEFANI